Parc de la Tête d’Or

L’immense parc de la Tête d’Or est somptueux. 117 hectares en pleine ville pour lire ou dormir dans l’herbe, flâner, rêver, courir, canoter sur son lac, découvrir les girafes de la plaine africaine.

Parc de la Tête d'Or à l'automne
Parc de la Tête d’Or à l’automne

Cet immense parc créé en 1861 — la même année que Central Park — offre en plein cœur de Lyon toutes sortes de loisirs que vous soyez sportifs, parents, enfants, pique-niqueurs, amoureux : son exceptionnel jardin botanique, ses trois roseraies, son lac, ses prairies où il fait bon lire, pique-niquer, jouer au ballon, ses pistes pour le roller, le jogging, ses milliers d’arbres du monde entier, et même une « plaine africaine » nouveau nom de son zoo qui eut son heure de célébrité non voulue en 2012 avec une polémique autour de ses 2 éléphantes Baby et Népal menacées d’euthanasie.

C’est un bonheur profond de découvrir ce parc en toutes saisons, lieu exceptionnel de beauté et de paix. Découvrons-le.

5 circuits de découverte du parc de la tête d’or

Nous vous proposons une visite sous forme de 5 circuits.

  1. Circuit « Jardin botanique + nature »
  2. Circuit « Animalier et famille »
  3. Circuits « Sportif : footing, roller, gym douce »
  4. Circuit « Bulle, détente, pique-nique »
  5. Circuit « Statues remarquables »  et tour du parc 

Barque sur le lac du PArc de la Tête d'OrCréé la même année que Central Park, le Parc de la Tête d’Or s’est enrichi depuis 1861 d’un capital végétal exceptionnel. C’est un bonheur profond de découvrir ce trésor d’arbres majestueux et de plantes rares en toutes saisons et de fleurs de toutes natures, des roses aux pivoines en passant par les magnolias. Ce parc est un lieu de loisir et de divertissement avec ses animations et ses aménagements que vous soyez sportifs, parents, enfants, pique-niqueurs, amoureux…

Localisation : A 10 minutes du centre ville, voisin de la Cité internationale et de son Musée d’Art Contemporain.

Durée de la visite : de 2 heures à la journée !

Accès :

  • Vélo’v : Deux stations le long du Parc, la première à gauche des grilles de l’entrée principale, la deuxième devant le Musée d’Art Contemporain et encore une autre de l’autre côté de la Cité Internationale.
  • Métro : Ligne A, arrêt Masséna puis 5 minutes à pied par la rue de la Tête d’Or.
  • Bus : lignes C1, 41, 36, 58.


Circuit « Jardin Botanique du Parc de la Tête d’Or » et le circuit nature

Le jardin botanique de la Tête d’Or est l’héritier de l’ancien Jardin des Plantes implanté jusqu’au milieu du 19e siècle au-dessus de la place Sathonay. Le nom de Jardin des Plantes est d’ailleurs resté attaché à ce lieu bien qu’il n’y ait plus de plantes (voir notre visite des traboules des pentes de la Croix-Rousse). Le Parc de la Tête d’Or a hérité de ses collections en 1857, suite à deux tempêtes qui avaient mis le Jardin des Plantes bien mal en point.

Pour la petite histoire, un bâtiment a été « déconstruit » du jardin des Plantes et reconstruit au Parc, il s’agit de l’Orangerie, en bordure de la voie de chemin de fer, qui abrite orangers, citronniers, agaves, etc. durant l’hiver. C’était au moment où la ville de Lyon venait de prendre possession de ces terrains encore marécageux pour créer un parc à destination  des lyonnais pauvres qui n’avaient pas accès à la nature.

Les grandes serres et les petites serres

Grades serres du Parc de la Tête d'Or, Lyon
Grandes serres du Parc de la Tête d’Or, Lyon

Architecture métallique apparente et imposante tout en étant légère. Les grandes serres du Parc de la Tête d’Or sont typiques de leur époque. Elles ont remarquablement traversé le temps et s’intègrent bien au paysage. Leur visite est fascinante.

Nénuphars géants dans les serres
Nénuphars géants dans les serres

Les petites serres (serres chaudes, serres froides, serre hollandaise et serre aquarium) un peu plus loin sont tout aussi étonnantes, on a l’impression dans chacune d’elles d’entrer dans un autre monde.

Petites serres du jardin botanique du Parc de la Tête d'Or, Lyon
Petites serres du jardin botanique du Parc de la Tête d’Or, Lyon

Philodendrons, palmiers, fougères arborescentes, Cycadacées, plantes des sous-bois, tropicales, carnivores, camélias, Broméliacées, Aracées, Orchidées, géraniums géants, Fuschias, chrysanthèmes, nénuphars d’Amazonie, près de 6000 plantes dans cet ensemble de serres le plus vaste de France.

A visiter autant par curiosité, par dépaysement que pour l’atmosphère à part qui y règne.

Ouverture : de 9h00 à 16h30 du 1er octobre au 31 mars, jusqu’à 17h30 le reste de l’année sauf les dimanches jusqu’à 17h. La serre de Madagascar est fermée entre 11h30 et 13h30 toute l’année.

Les roseraies

Roseraie Parc de la Tête d'OrVous aimez les roses ? Le Parc vous offre TROIS roseraies !

Merci à Perrin des espaces verts de Lyon (commentaire ci-dessous) qui nous a signalé que nous en avions oublié une, l’erreur est désormais corrigée.

Une roseraie « internationale » (du côté de la Cité internationale) sur 5 hectares qui contient les variétés mondiales essentielles. Son originalité est d’être fondue dans les pelouses et les arbres. Double régal, parfums de  roses et bouquets d’arbres ombragés.

La roseraie historique dans le jardin botanique, refaite pour le 17ème Congrès Mondial des Sociétés de Roses accueilli à Lyon en 2015.

Une roseraie de concours près de la place de Guignol et du chalet des gardes qui accueille un concours international de roses nouvelles.

La grande prairie pour se ressourcer

Grands arbres du Parc de la Tête d'Or

« Altiers »… Oui, on a rarement l’occasion d’utiliser cet adjectif… surtout en pleine ville  ! Les arbres qui entourent la grande prairie le sont ! Magnifiques, majestueux. Des monuments végétaux. C’est un spectacle qui élève l’âme et permet en cas de blues de se ressourcer.


Circuit « animalier » pour parents et enfants

La plaine africaine au parc de la tête d'orLes biches au parc de la tête d'orLes lyonnais qui ont passé leur enfance dans la ville ont tous fréquenté le parc pour ses éléphants, ses girafes. Au fil des années, cette partie consacrée aux animaux s’est transformée pour faire moins « zoo » et davantage espace où ces animaux ont une vie moins cloîtrée : c’est la plaine africaine.

Autre haut-lieu animalier lyonnais, le parc aux biches.

Manège au parc de la tête d'or

A l’extrémité du lac, une ribambelle d’oies et de canards fournissent aussi l’occasion de voir des animaux. Mais les plus libres de tous restent les grands oiseaux que l’on voit parfois passer dans le ciel allant vers les Dombes voisines.

De la plaine africaine au parc aux biches en entrant dans le parc au bout du lac, voici une belle promenade du dimanche à faire en famille entre grands-parents, parents et petits-enfants.


Circuit « sportif »

Jogging

3,8 kilomètres : c’est la longueur exacte du tour du Parc de la Tête d’Or. Les habitués mesurent leurs performances au nombre de tours qu’ils effectuent. C’est le circuit de jogging le plus connu de la ville. L’un des plus beaux aussi entre les arbres qui changent avec les saisons (ah les magniolas au printemps !).

Qualités techniques de ce circuit : entièrement ombragé, terre battue. Un must !

Roller au Parc de la Tête d'Or

On le prend n’importe où puisqu’il fait le tour intérieur de l’enceinte du parc. 95% des coureurs le font dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pourquoi ? Est-ce la force de Coriolis ? Une lutte contre le temps qui passe ? Si vous avez la réponse, mettez-nous un commentaire à la fin de cette page !

Roller

Le Parc a de beaux spots pour les amateurs de rollers (beaucoup moins bien qu’au Parc de Parilly à Bron, toutefois). Le meilleur endroit est à la pointe nord-est du lac (punaise rose sur la carte).

Etirements, gymnastique douce, Taï chi, etc.

Le parc est aussi un endroit idéal pour pratiquer la gymnastique, le taï chi, des étirements, seul ou en groupes.


Circuit « bulle »

On vient pique-niquer ici à Vélo’v ou en bus dès les premiers beaux dimanches ou les soirs. Ou passer un doux moment entre amoureux. On tout simplement faire la sieste dans l’herbe. Les meilleurs endroits sont les alentours de la grande prairie si l’on aime le soleil ou l’autre côté du lac si l’on préfère l’ombre.

On peut aussi glisser sur l’eau tout doucement, au rythme lent de l’été, en barque ou pédalo, location à l’extrémité du lac, du côté de l’entrée principale.

 


Circuit « statues remarquables » et tour du parc

Le parc en comporte des dizaines, sans cohérence entre elles. Nous vous les présentons dans leur ordre de localisation dans le sens des aiguilles d’une montre à partir de l’entrée de la Porte des enfants du Rhône.

La Centauresse et le Faune (1849), Augustin Courtet

Entrée Porte des enfants du Rhône, à la pointe du lac, fort beau bronze d’Augustin Courtet, alors admiré par Théophile Gautier, représentation ardente d’une centauresse enlevant un faune.

Statue La Centauresse et le Faune (1849), Augustin Courtet, Parc de la Tête d'Or
StatueLa Centauresse et le Faune (1849), Augustin Courtet

Ensemble pour la Paix et la Justice (1996) de Xavier de Fraissinette

Statue néo coloniale où 7 WASP éclairés soulèvent un globe de pierre où ont été tracées les seules silhouettes des pays du G7 dont se tint un sommet à Lyon en 96 sous l’égide de son maire Raymond Barre.

Monument du Souvenir aux morts de 14-18, île du Souvenir

Architecte : Tony Garnier — Sculpteurs : Jean-Baptiste Larrivé et Auguste Larrivé (cénotaphe), Louis Bertola (bas-reliefs du Départ et de La Guerre),
Claude Grange (bas-reliefs)

Statue érigée sur cette île en souvenir des morts lyonnais de la guerre 1914-1918. Leurs 10600 noms sont gravés autour du socle de l’ensemble.

Emprunter le tunnel souterrain sur la rive est du lac pour accéder à l’île. Attention, fermeture à 17h.

Statue du souvenir de 1914-1918, sur l'île du Souvenir
Statue du souvenir de 1914-1918, sur l’île du Souvenir

 

Statue du souvenir de 1914-1918, sur l'île du Souvenir
Statue du souvenir de 1914-1918, sur l’île du Souvenir

 

10500 noms sont gravés sur la statue du souvenir de 1914-1918, sur l'île du Souvenir
10500 noms sont gravés sur la statue du souvenir de 1914-1918, sur l’île du Souvenir

La Déchirure (1986), œuvre de Nathalie Pesselon

Rive ouest du lac.

On ne sait si c’est une enfant ou une femme qui est couchée en chien de fusil, à terre, dans une position qui évoque la douleur.

La Déchirure (1986), œuvre de Nathalie Pesselon
La Déchirure (1986), œuvre de Nathalie Pesselon

Girafe et son girafon (2017), œuvre de Damien Colcombet

Au centre du zoo, face à la rotonde des singes.

Printemps et Été, œuvres de Joseph Fabisch

le sculpteur de la statue dorée de Marie à Fourvière, Automne et Hiver de François Félix Roubaud, à l’Orangeraie au fond du parc, sous la voie du TGV. Ces quatre statues étaient destinées à la fontaine des Jacobins.

Le Secret (1913) de René Beclu surnommé Les trois grâces

Une jeune fille écoute les confidences d’une amie, tout en repoussant une troisième jeune femme. Elles sont nues et en marbre blanc, à l’entrée
Bernard de Jussieu (1885), par Pierre Aubert, statue du botaniste lyonnais, face aux serres.

François Rozier, Au Columelle français, copie d’une œuvre de Chinard

Marbre de R. Benoist dont l’original qui a disparu réalisé par Chinard ornait le jardin des plantes originel, sur les pentes de la Croix-Rousse. Il est derrière la ferme Lambert. Rozier était un botaniste et agronome, prêtre franc-maçon. Auteur entre autres parmi ses nombreux travaux du Cours complet d’agriculture. Il a été directeur de l’École d’Agriculture.

François Rozier, Au Columelle français, copie d'une œuvre de Chinard
François Rozier, Au Columelle français, copie d’une œuvre de Chinard

Bonne visite du Parc de la Tête d’Or

 

Le Parc de la Tête d’Or et le confinement

Au moment du déconfinement, les visiteurs revenant au parc ont découvert qu’il avait bien changé, qu’il était devenu plus sauvage, plus proche de l’idée de nature.

L’herbe est haute au Parc de la Tête d’Or à sa réouverture, 30 mai 2020

L’herbe n’a pas été coupée au parc de la Tête d’Or, comme dans les autres espaces verts, durant le confinement. À quelque chose malheur est bon puisque la Ville de Lyon a décidé de moins la couper à l’avenir.

Tranquilles durant deux mois, des oiseaux ont même établis leurs nids dans le parc. Comme ce cygne, près de l’embarcadère aux pédalos.

Parc de la Tête d’Or après le confinement

Les 25 murs peints du Musée urbain Tony Garnier

25 fresques murales géantes dans tout un quartier autour de la « Cité Idéale » imaginée par l’architecte visionnaire Tony Garnier. Oui, la ville peut être plus belle ! Si vous aimez les fresques, l’urbanisme, les autres cultures vous allez trouver cette visite inhabituelle, originale, PASSIONNANTE. A pied ou en Vélo’V.

Murs peints musée Tony Garnier, Cité idéale du Mexique par Marisa Lara et Arturo Guerrero, mur n°21 - Lyon-visite.info
Cité idéale du Mexique par Marisa Lara et Arturo Guerrero, mur peint n°21

D’habitude, les tableaux sont à l’intérieur des musées. Dans le musée urbain Tony Garnier c’est le contraire, ils sont dehors :

  • 25 fresques murales de 230 m² peintes sur des pignons d’immeubles,
  • dont une dizaine reprenant les croquis du jeune architecte Tony Garnier esquissant sa vision de la future cité idéale,
  • et des murs peints des 5 continents réalisés par des artistes d’Egypte, de l’Inde, du Mexique, de la Côte d’Ivoire, de Russie et des USA.

Ce musée Tony Garnier « en plein air » et en pleine ville est une balade faisable à pied ou à Vélo’v en groupes ou en famille. Le quartier lui-même participe de la visite puisqu’il a été  la première approche de la  « cité idéale » rêvée, théorisée et détaillée par l’architecte urbaniste Tony Garnier (lauréat du prix de Rome, il a séjourné à la Villa Médicis entre 1899 et 1904).

C’est cette cité idéale  et ses autres vues mondiales que vous allez visiter à travers ces 25 oeuvres.

On y va.

Infos pratiques :

  • Accessible en tramway : Ligne T4 arrêt Etats-Unis Musée Tony Garnier.
  • Durée : environ 2 heures.


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Visite des murs peints Tony Garnier :

MUR PEINT 25

La visite commence bizarrement par « La 25e fresque ». Elle est magnifique !

Murs peints musée Tony Garnier, La cité idéale, Habitation, mur n°8

MURS PEINTS 1-2-3-4

  • Fresque murale n°1 : Annonce du Musée
  • Fresque murale n°2  : Tony Garnier Visionnaire
  • Fresque murale n°3 : Années 1900
  • Fresque murale n+4 : Une cité industrielle

MURS PEINTS 5 et 6

  • Fresque murale n°5 : Les services publics
  • Fresque murale n°6 : « The Station », a perspective

MURS PEINTS 7 et 8

  • Fresque murale n°7 : « Habitations en communs », vue d’ensemble
  • Fresque murale n°8 : « Habitations », vue rapprochée

MURS PEINTS 9 et 10

  • Fresque murale n°9 : « Habitations en communs », intérieur
  • Fresque murale n°10 : « Ecole »

Murs peints musée Tony Garnier, Cité idéale de Russie par Gregory Chestakov, mur n°23 - Lyon-visite.info

MURS PEINTS 11 et 12

  • Fresque murale n°11 : « La tour d’horloges », intérieur
  • Fresque murale n°12 : « Etablissements sanitaires »

MURS PEINTS 13 et 14

  • Mur peint n°13 : « Vue des usines »
  • Mur peint n°14 : « Les hauts fourneaux »

MURS PEINTS 15 A 18

  • Fresque murale n°15 – Le stade de Gerland (a été construit en 1913 pour l’Exposition Internationale Urbaine de 1914)
  • Fresque murale n°16 – Hôpital de Grange-Blanche (devenu l’Hôpital Edouard Herriot)
  • Fresque murale n°17 : Abattoirs de la Mouche (une cité de 250 hectares consacrée à la viade dont il reste aujourd’hui la grande halle.
  • Fresque murale n°18 : Le quartier des Etats-Unis (a été le premier quartier d’habitations bon marché de France, désormais à l’OPAC)
Murs peints musée Tony Garnier, Cité idéale d'Egypte par Abdel Salam Eïd, mur n°19 - Photo Lyon-visite.info
Cité idéale d’Egypte par Abdel Salam Eïd, mur n°19

MURS PEINTS 19 A 24

Le Musée Urbain Tony Garnier est consacré par l’UNESCO en 1991. Or, l’atelier Cité de la Création né à Lyon travaille depuis sa création en 1978 sur l’embellissement des villes dans le monde entier à travers des fresques murales (plus de 470 murs peints aujourd’hui !) narrant entre autres leurs identités. Six pays vont être choisis par les habitants du quartier avec pour chacun un peintre et une maquette. L’atelier Cité de la Création les réalise avec ces 6 peintres venus de ces 6 pays.

  • Fresque murale n°19 : Cité idéale d’Egypte
  • Fresque murale n°20 : Cité idéale de l’Inde (de façon totalement subjective, c’est celui que nous trouvons le plus beau)
  • Fresque murale n°21 : Cité idéale du Mexique
  • Fresque murale n°22 : Cité idéale de la Côte d’Ivoire
  • Fresque murale n°23 : Cité idéale de la Russie
  • Fresque murale n°24 : Cité idéale des USA

Autant vous le dire, ces 6 murs sont très beaux et à eux tous seuls jsutifient la visite.

Cité idéale de l'Inde (extrait) par Shantaram Tumbda
Notre mur préféré : Cité idéale de l’Inde (extrait) par Shantaram Tumbda

MURS PEINTS SUPPLEMENTAIRES de Shanghaï et de Babel

Depuis la création de ces 25 murs, 4 autres murs ont été ajoutés plus au nord.

Cité Idéale Chinoise

Cette fresque murale a été ajoutée en 2006 au croisement du boulevard des Etats-Unis et de la rue Villon. Sélectionnée elle aussi par les habitants du quartier parmi 16 propositions d’artistes chinois. C’est le peintre Shi Qiren de Shanghaï qui été retenu mais 5 autres que les habitants n’ont pu départager figurent également en trompe-l’oeil.

MURS PEINTS TOUR DE BABEL

Murs peints "Tour de Babel", Nicolas de Crécy, Bruegel, réalisation Cité de la Création
Murs peints « Tour de Babel », Nicolas de Crécy, Bruegel, réalisation Cité de la Création

On est ici à un carrefour de la ville et l’on voit au loin Fourvière.  A la jonction des lignes de Tramway T3 et T4 et du boulevard des Etats-Unis et de l’avenue Berthelot, ces murs revisitent le mythe de la Tour de Babel. Ces quatre murs en trompe l’oeil foisonnants utilisent chacun à leur façon art flamand classique (Bruegel), 3D (cabinet d’architecte),  BD (par Nicolas de Crécy) dans un univers très minéral. Impossible de rester indifférent devant une telle qualité de réalisation, devant des fresques murales si foisonnantes de détails et de symboles.

Une belle façon de conclure cette visite originale d’un quartier transformé par la peinture.

Merci Tony, merci la Cité de la Créa.

Pour en savoir plus sur le travail et la démarche de la Cité de la Création visitez son site web : www.cite-creation.com

Bonne visite des murs peints Tony Garnier.

Parcours Croix-Rousse et Pentes par les traboules de la soie

Traboules signifie « passer à travers ». Les pentes de Croix-Rousse sont tissées de ces passages. Leur réseau a été utilisé par les canuts durant les révoltes ouvrières du 19e siècle et par les résistants en 39-45. Ici il y avait aussi le sanctuaire romain où a été suppliciée Blandine. Ici aussi, on a les plus belles vues sur Saône et Rhône. Beaucoup de raisons de parcourir ces traboules…..

Croix-Rousse où les places sont de village,
où les ruelles galopent l’amble,
où les coffee-shops serpentent en pente,
Croix-Rousse kaléidoscope de vues sur les fleuves
et sur l’autre colline à genoux,
soie et révoltes ouvrières écrites dans sa pierre,

graffitis cabotins, écolos, niques aux algorithmes,
Croix-Rousse gargarisée, parisianisée, gentrifiée,
mais Croix-Rousse citronnée.

Vue sur le Rhône et Part-Dieu depuis Croix-Rousse
Vue sur le Rhône et Part-Dieu depuis Croix-Rousse

Nota : Après 11 années, ce parcours est enfin complet ! Merci à vous d’avoir attendu. Il intègre maintenant Gros caillou, place Bellevue, traboules des Voraces, Imbert Colomès, galeries rue Burdeau, passage Thiaffait, traboule des Capucins.

Parcours de visite de Croix-Rousse

Durée : 2 à 3 heures

Difficulté : importante (nombreux escaliers)

Départ : Place des Terreaux

Variante : faire uniquement la descente en partant de la station de métro Croix-Rousse

 

Place des Terreaux

C’est non loin d’ici qu’était le confluent du Rhône et de la Saône à l’époque romaine. Cet endroit s’appelait alors Condate, le confluent. La ville de Lyon était alors sur la colline de l’autre côté de la Saône. Puis, après les invasions barbares, en bas sur sa rive droite, c’est le Vieux Lyon d’aujourd’hui. Les fossés des fortifications du 13e siècle bouchés de terre plus tard ont donné leur nom au quartier.

Fontaine Bartholdi

Commandée par Bordeaux au sculpteur de la statue de la Liberté, elle a « atterri » à Lyon, à l’extrémité de la place des Terreaux, face à l’Hôtel de Ville. Elle a été déplacée au milieu de la place lors de son aménagement sous Michel Noir. Elle répond à la petite fontaine dans la cour du Musée des Beaux Arts.

Fontaine Bartholdi - Place des Terreaux
Fontaine Bartholdi – Place des Terreaux

Hôtel de Ville

L’Hôtel de Ville où… non non ne s’est pas marié Henri IV le 17 décembre 1600 avec Marie de Médicis (contrairement à notre première version, merci Lamborot de nous l’avoir signalé) puisqu’ils se sont mariés à la Cathédrale Saint Jean et que la construction de cet Hôtel de Ville a commencé 46 ans plus tard.

Cloître du Musée des Beaux-Arts

Le cloître du musée des Beaux-Arts recèle un merveilleux jardin émaillé de statues. On y accède par un portail au milieu de la place. On mettra à la terrasse de la cafeteria pour profiter de la paix de cette cour arborée en plein centre de Lyon.

Passage Sainte-Marie des Terreaux

Prendre la rue Sainte-Marie des Terreaux (à côté de la pharmacie). On longe des kebabs très nombreux dans ce quartier et on traverse la rue Sainte-Catherine, rue des bars de nuit. Monter les escaliers jusqu’à une petite place. Ce sont vos premiers escaliers au flanc des pentes, il y en aura d’autres jusqu’au plateau. Ces escaliers entre des immeubles sont typiques des traboules des pentes. Prendre à droite après le magasin de bières sans entrer sur la place.

Nota : hélas, le portail de cette traboule est de plus en plus souvent clos. Vous pouvez accéder dans l’autre sens, depuis le 6 rue des Capucins.

Traboule vers le 6 rue des Capucins

On entre par cette courte traboule dans une cour, une des rares sur les pentes qui ait fait l’objet d’un aménagement qui la fait ressembler à une cour italienne avec ses arbustes. A certaines heures, il y a une lumière d’une douceur magnifique dans cette cour. Sortir par la sortie opposée. On est 6 rue des Capucins. Prendre à gauche.

Aller tout droit jusqu’aux feux, traverser et continuer par la rue Sergent Blandan jusqu’à la place Sathonay.

Place Sathonay

Cette place est une des plus belles de Lyon. Vivante toute l’année, plus encore l’été, elle s’échappe vers le haut par un escalier qui mène au jardin des plantes et l’amphithéâtre des Trois Gaules. Au centre de la place, une statue du sergent Blandan, qui s’est fait tué en Algérie durant la conquête coloniale, mais bravement (voir sur son piédestal la phrase qu’il prononça à ses collègues).

La mairie du 1er arrondissement est au fond de la place. Sur sa façade, une œuvre street-art au pochoir de l’artiste lyonnais Don Matteo, hommage au chanteur du projet musical Slow Joe and the Ginger Accident.

Le chanteur Slow Joe par Don Mateo, mairie du 1er, place Sathonay, photographie du 27 août 2018
Le chanteur Slow Joe par Don Mateo, mairie du 1er, place Sathonay, photographie du 27 août 2018

La bâtiment de la mairie du 1er était le local où l’on chouchoutait les plants avant de les transplanter dans le jardin des plantes, avant que celui-ci ne fut déménagé au Parc de la Tête d’Or, après deux tempêtes successives qui l’avaient dévasté. 

Un des deux lions de la place Sathonay (les canards sont en plus)
Un des deux lions de la place Sathonay (les canards sont en plus)

De part et d’autre de l’escalier, admirer deux remarquables lions, fondus au Creusot, d’où jaillit un élégant filet d’eau. Avec un peu de chance en été, si vous vous installez à la terrasse du café à côté, vous verrez à un moment ou un autre une personne s’arrêter pour se rafraîchir à l’un de ses filets d’eau.

En parlant de rafraîchissement, il y a sur cette place un excellent glacier.

On vous déconseille par contre, sauf en cas d’urgence absolue, les WC publics situés dans la partie droite de l’escalier.

Fréquentes expositions photos dans la salle de la mairie au milieu de l’escalier, à gauche.

Montée de la Grande Côte

Traboule du 7 rue Termes à la montée de la Grande Côte

On quitte la place Sathonay par une manoeuvre délicate. Prendre la rue Poivre au-dessus du commissariat. Aller jusqu’aux escaliers au fond de la rue, monter jusqu’à la rue Terne. Là, traverser la rue en faisant hyper attention, ou au besoin en redescendant emprunter le passage clouté vers les feux. Aller jusqu’au 7 de la rue Terme. Appuyer sur le bouton portier, ça doit s’ouvrir, poussez, vous voilà dans votre première vraie traboule.

La montée de la Grande Côte

Cette montée très vivante qui a été entièrement refaite ces dernières années est devenue une merveille, surtout dès que le soleil anime les façades colorées dans des tas d’ocres différents. Nombre de petites boutiques d’arts, d’artisanat, librairies alternatives, bars cosys, se sont installés ici. Pas de doute, on est sur les pentes.

Un laboratoire de l’ESS

Redescendez de quelques mètres jusqu’au 95. Vous êtes en face de la première initiative de coopérative ouvrière de France. Basée sur les idées de Fourier, son but était de pallier aux conditions de vies extrêmement difficiles des familles d’ouvriers, notamment les canuts, en proposant des denrées à prix coûtants. Cette coopérative a eu une grande importance à l’époque. Une plaque en façade rappelle le nom de ses créateurs. Elle s’appelait « Le commerce véridique et social ».

C’est aussi l’occasion d’évoquer la vie du quartier au 19e siècle qui concentrait une grande partie des canuts de Lyon. Des milliers d’ouvriers travaillaient au domicile de maîtres canuts qui avaient installés à leur domicile quelques métiers à tisser, les bistanclaques (onomatopée du bruit qu’ils faisaient). Ces domiciles étaient très haut de plafond pour permettre d’y construire les métiers à tisser. Ils sont devenus des appartements que l’on appelle « canuts », souvent complétés d’une mezzanine, grâce à la hauteur de plafond. Les maisons plus riches se signalent par des fenêtres à meneaux.

Montez tout doucettement la montée de la Grande Côte en vous régalant des courbes féminines dessinées par les alignements de façades colorées. S’il fait soleil, c’est merveille.

Amphithéâtre des Trois-Gaules

A l’arrivée rue Burdeau, vous tournez à gauche pour redescendre quelques dizaines de mètres puis remonter jusqu’à l’amphithéâtre des Trois Gaules qui, à lui tout seul, mériterait de longues explications. Vous trouverez sur le web des explications sur l’amphithéâtre lui-même, le complexe politico-religieux auquel il appartenait, le sanctuaire des Trois-Gaules, et à l’histoire (sauvage) de Blandine qui fut massacrée ici pour ses croyances.

Ce site devrait dans les années qui viennent évoluer avec la démolition de l’ex École des Beaux-Arts (le bâtiment hideux au-dessus). Il y avait été prévu une trouée verte dans le prolongement du Jardin des Plantes (c’est ici qu’étaient au 19e les plantes qui sont maintenant dans les serres du Parc de la Tête d’Or, elles y furent déménagées suite à deux tempêtes qui avaient tout ravagé). Le projet a été abandonné au profit d’une résidence de luxe qui fait l’objet de recours pour le contrer.

Or donc, dans cet amphithéâtre se réunissaient chaque 1er août les représentants des 60 nations des Trois Gaules. Elles présentaient leurs doléances qui étaient transmises à Rome et Rome y manifestait son autorité, surtout à travers le culte religieux qui lui était rendu. Il y avait des fêtes, des joutes de poésie, des sacrifices. En particulier, en 177, celui de Blandine et de ses amis chrétiens. Le bourreau l’égorge, son corps et celui de ses compagnons sont brûlés et leurs cendres jetées dans le Rhône. 

Remontez maintenant l’escalier qui est sur le flanc droit de l’amphi. En dessous de vous, vous avez le tunnel routier qui monte à la Croix-Rousse, sur l’emplacement d’une des deux ficelles qui desservaient la colline. Vous longez une école maternelle et primaire. Quel plaisir d’apprendre ici !

Jardin et esplanade de la Grande-Côte

Vous débouchez rue des Tables Claudiennes et vous prenez à droite jusqu’à la montée de la Grande-côte dont vous reprenez l’ascension à travers le jardin de la Grande-Côte. Référence à l’histoire de la soie, il a été planté de muriers, lesquels servaient à élever les vers à soie.

La vue depuis l'esplanade de la Grande-Côte : cathédrale Saint-Jean, hôtel de région, Saône, Feyzin, passerelle du palais de Justice
La vue depuis l’esplanade de la Grande-Côte : cathédrale Saint-Jean, hôtel de région, Saône, Feyzin, passerelle du palais de Justice

Après un escalier ardu à travers le jardin des pentes, vous arrivez à l’un des plus beaux points de vue de Lyon. Cette esplanade à l’intersection de la rue des Pierres Plantées, de la rue Jean-Baptiste Say et de la rue du Bon Pasteur n’a pas de nom.

Les arbres qui ont beaucoup grandi cachent désormais une partie du panorama. Vous aurez une bien meilleure vue depuis le milieu de la rue des Pierres Plantées. En face de vous, la Saône, Fourvière, le Vieux Lyon.

La terrasse du café-restaurant du Montana est un pur bonheur pour un arrêt café ou tajines et couscous.

Plateau de Croix-Rousse, fruits de mer et murs peints

Variante de ce parcours : on peut commencer la visite ici, en montant à métro.

En haut de la rue des Pierres Plantées, on est face au centre névralgiques de la Croix-Rousse : la place, le boulevard, la station de métro… Tous trois portent le même nom.

Sur le boulevard, un gros marché chaque jour, avec des producteurs de l’ouest lyonnais, de la vallée du Rhône et de Bresse. Des institutions lyonnaises comme le café Jutard avec ses plateaux d’huîtres le dimanche matin, le Chantecler, le café de la Soierie, un Ninkasi, la Grande Droguerie Lyonnaise où l’on trouve de tout. Plus loin la mairie du 4e avec une plaque commémorant les révoltes ouvrières de 1831 et 1834.

Jacquard, métier à tisser et révoltes ouvrières de 1831 et 1834

La statue de Jacquard, inventeur du métier à tisser éponyme, est au milieu de la place de Croix-Rousse. Celui-ci utilisait des cartes perforées inventées par Vaucanson, comme l’orgue de Barbarie, qui seront utilisées plus tard comme mémoires de travail des premiers ordinateurs. Il y aura jusqu’à 30.000 de ces métiers dans Lyon et près de 100.000 dans les environs. Tout cela constituait la « Grande Fabrique ».

Un ouvrier (surnommé le « canut ») au lieu de plusieurs suffisait à manœuvrer ce métier, d’où les révoltes des Canuts et les premières manifestations de destruction de machines dans le pays, à l’image des ouvriers luddites en 1811 en Angleterre. Cette invention marque l’arrivée en France de la première révolution industrielle née de l’autre côté de la Manche.

Première révolte en 1831

Du 21 novembre au 3 décembre.

Côté armée : 30000 soldats, 100 morts et 263 blessés.

Côté canuts : ils sont 40000. 60 morts et 140 blessés. Ils prennent la ville le 23 novembre, sans suite.

Deuxième révolte en 1834

Du 9 au 15 avril.

Côté armée : 10000 soldats, 131 morts et 192 blessés

Côté canuts : 190 morts et 10 000 prisonniers (jugés l’année suivante à Paris dans un procès énorme)

Adolphe Thiers, alors ministre de l’intérieur, réprime la révolte dans le sang en faisant se retirer la troupe hors de la ville puis en la reprenant.

Place des Tapis

C’est le Vieux Port de Croix-Rousse, avec ses terrasses aux chaises pliantes, dont celle du très populaire Paddy’s Corner où la Guinness coule à flot en guise de Pastis. On peut y rencontrer Cyril, un génial créatif fou de photo à la chevelure de Persée, avec ses appareils photo origami et do it yourself, dont un sublissime Cabu, hommage au dessinateur.

Mur peint street-art

En face, le spectaculaire mur peint street-art sur 5 étages, renouvelé chaque année par l’association MUR69 qui en confie la réalisation à un artiste différent.

Statue le Chant des Canuts

À un coin, pieds dans l’eau, la deux fois émouvante statue œuvre des sculpteurs Georges Salendre, Da Fonseca et Hamelin. Une première, par la tendre posture de son couple enlacé, évoquant les couples d’ouvriers travaillant ensemble aux métiers à tisser. Une seconde pour son hommage au Chant des canuts, l’hymne de Croix-Rousse, composé en 1894 par Aristide Bruant.

Statue Le chant des Canuts, place des Tapis
Statue Le chant des Canuts, place des Tapis

Le printemps de Georges Salendre

À l’autre coin, une petite statue « Le Printemps » du même Georges Salendre, également auteur de « L’homme de pierre », place Bellecour.

Les cocons

Hommage à la soie et particulièrement à la sériculture, les gros objets de pierre en forme de cocons de ver à soie disséminés sur la place. Ils font le bonheur des enfants dont les parents sont attablés en face.

La crieuse de Croix-Rousse

Une fois par mois, dans sa tenue de gendarme, porte-voix à la main, la comédienne Valérie Niquet, montée sur une estrade, donne voix publiquement sur cette place au billets que « les gens », madame et monsieur tout le monde, lui déposent dans 7 8 boîtes aux lettres installées dans le quartier. 

Portrait de Valérie Niquet, crieuse publique

Mur peint des Canuts

Le plus connu et le plus spectaculaire mur peint de Lyon est à 300 mètres, au 36 Boulevard des Canuts. À ne pas rater.

Nous lui avons consacré toute une page du site : https://www.lyon-visite.info/mur-peint-canuts-croix-rousse/

San Antonio, alias Frédéric Dard

Adresses : 6 rue Calas et square Frédéric Dard

Revenant du mur peint des Canuts, on peut s’offrir un minuscule détour par le n°6 rue Calas, rendre salut à l’ami Frédéric Dard, qui crécha là de 44 à 49, on lui a même mis une plaque.

Plaque du square Frédéric Dard pendant la fête foraine de la Vogue des marrons
Plaque du square Frédéric Dard pendant la fête foraine de la Vogue des marrons

Puis rejoindre le Gros Caillou par le square qui porte son nom, en face de deux institutions du quartier, le Diable rouge, une cave à bières belges, et Le café de la crêche, un vrai café populo où, un lundi soir par mois, on chante le répertoire français avec l’attachante artiste Magali Berruet à l’accordéon.

Gros Caillou

Ce banal rocher est le Sacré Cœur de Croix-Rousse, son Notre-Dame de la Garde. Le quaternaire l’a oublié là, tel E.T. laissé seul sur Terre. À l’époque, les glaciers des Alpes arrivaient jusqu’ici. Il est en « quartzite triasique métamorphique », roche compacte et dure, et sert de piédestal aux gônes — les gamins dans le pâtois lyonnais — qui jouent dessus. Il a été découvert en 1862 lorsque l’on a construit le funiculaire de la Croix-Rousse.

Alexandre, guide conférencier Lyon Visite, devant le gros caillou de Croix-Rousse anime une visite

Place Bellevue

Deuxième point de vue remarquable de cette visite. Une vue plongeante sur le Rhône et ses eaux vert sombre, le Pont de Lattre au sortir du Tunnel de la Croix-Rousse qui est juste en-dessous, les berges aménagées où se pressent Vélo’v et rollers, les berges plus « sauvages » où l’on entend au printemps les grenouilles, tout le sixième arrondissement, plus loin Villeurbanne est ses  Gratte-Ciel bien visibles, à gauche le Parc de la Tête d’Or, son lac et son île.

On reste là un moment, étrangement saisi par cette vue surplombante peu courante.

Traboules des Voraces, Imbert-Colomès et Tables Claudiennes

Elles sont deux qui vont vous emmener de la place Colbert à la place Chardonnet. La traboule des Voraces et sa cour est un bi-jou-ab-so-lu, le point d’orgue de votre visite de Croix-Rousse.

Traboule et cour des Voraces

Accès : Cour des Voraces, 9 rue Diderot, en bas de la place Colbert — Ou 19 rue Imbert-Colomès

Escalier monumental de la Cour des Voraces
Escalier monumental de la Cour des Voraces

La cour date de 1840. Quand on arrive par la place Colbert, on prend en plein chou le formidable escalier de 6 étages et ses volées. La traboule plonge dans le ventre de l’immeuble, sinue à gauche, à droite, débouche 3 ou 4 niveaux plus bas au 19 rue Imbert-Colomès, ou bien au 14bis montée Saint-Sébastien. On a froid, on a chaud, ce sont des frissons de fraîcheur et d’émotion. Les êtres qui ont construit ça ne pouvaient pas être tout à fait mauvais.

Parlons d’eux, de ces Voraces. De ces ouvriers qui s’étaient donnés ce surnom, qui s’étaient regroupés secrètement, depuis 1791 la loi Le Chapelier leur interdisait. En 1848 et 1849, ils ont gagné leurs galons à jamais dans les révoltes républicaines. Leur organisation sera l’une des bases des futurs syndicats, coopératives, mutuelles.

On sort rue Imbert Colomès et, ni une ni deux, on s’engouffre dans la traboule en face, au n°20.

Traboule Imbert Colomès – Tables Claudiennes

Accès : 20 rue Imbert Colomès au 55 rue des Tables Claudiennes

On ressort au 55, rue des Tables Claudiennes. Cette succession de traboules depuis la place Colbert est, avec la Grande traboule du Vieux Lyon, des plus jolies qui soient, un passage dans le temps de la soie.

Les Tables Claudiennes

La rue des Tables Claudiennes ne tire pas son nom d’une chanson de Claude François, mais d’une table de bronze portant un discours de l’empereur romain Claude, né à Lugdunum, petit-fils d’Antoine et d’Octavie. Gribaud, un marchand de Lyon qui avait des vignes à cet endroit y découvrit cette table gravée en 1528. Dans ce discours furieusement important pour les locaux d’alors, les gallo-romains de Lugdunum, Claude leur donne le droit d’accéder aux fonctions publiques à Rome. Premier empereur né en dehors de Rome, donc en province, Claude était sensible au sort des provinciaux qu’étaient déjà — private joke pour les parisiens — les lyonnais.

Cafés-théâtres et cave de jazz

On se faufile le long de la fresque du théâtre Le nombril du monde, où Florence Foresti a débuté. Il voisine un autre bon lieu, Le théâtre des Clochards célestes. Place Chardonnet, on passe devant une cave de jazz envoûtante, La clef de voûte.

On descend l’escalier typique du quartier, à deux volées, à la façade très utilisée par les street-artistes.

Passage Thiaffait et escalier bleu

Galeries d’art rue Burdeau

Cette rue accueille une douzaine de galeries d’art contemporain, photo et peinture.

La galerie Le Réverbère (au 38) créée en 1981 par Jacques Damez et Catherine Dérioz est une des plus anciennes en France. Elle représente des photographes tels Bernard Plossu, Denis Roche, Alain Fleischer, William Klein, Xiao Zhang.

Au 19 rue Burdeau, un club de jazz historique, Bec de jazz, créé et animé par un autre personnage de Lyon, Tchangodei.

Au 17, un jardin contemporain fort réussi.

Passage Thiaffait

On emprunte l’un des deux escaliers, soit celui à l’aplomb de la rue Pouteau qu’une voiture a récemment embarqué, terminant sa course au fond, soit celui situé entre le 30 et le 32 de la rue Burdeau. Mieux, faites les deux si vous êtes amateur de street-art, ils sont en général très riches d’œuvres éphémères.

La quinzaine de boutiques-ateliers de ce passage constitue « Le village des créateurs ». Elles accueillent des créateurs de mode en phase de lancement de leurs produits. Un jeune stlyliste a ainsi repris les carnets de dessins de sa grand-mère, elle-même styliste, pour sa collection. La boutique au coin à la sortie vend l’ensemble des créations.

Prendre à gauche en sortant. Puis la rue Abbé Rozier.

Escalier bleu Passage Mermet

Accès : rue Leynaud, à droite de l’église Saint-Polycarpe

Ce passage Mermet était bien laid, jusqu’à ce qu’en mai 2019 les habitants du quartier peignent en bleu le nez des marches de cet escalier créé au 19ième siècle pour les besoins de la fabrique de la soie. Inévitable spot à selfies.

L'escalier bleu, passage Mermet
L’escalier bleu, passage Mermet

Street-art rue Abbé Rozier

L’angle avec la rue Donnée contient en permanence des œuvres de stret-art, notamment les vinyles découpés de Keza. Sur le mur en face, un « Droit dans le mur », il y en a quelques autres dans la ville.

Traboules des Capucins et de Thou

Traboule rue des Capucins

Accès : 22, rue des Capucins

Avant d’entrer dans la traboule, remarquer la chimère à tête de chien street-art au-dessus de la galerie d’art du 25. Une traboule très caractéristique en angle droit qui débouche au 5 rue Coustou par un escalier d’une quinzaine de marches.

On prend la rue Romarin à gauche et, au bout, la place Croix-Paquet, la rue qui descend à droite du jardin public, jusqu’à la rue de Thou.

Traboule de Thou et escalier carré

Traboule : 4 rue de Thou – 5 petite rue des Feuillants

Au 4, au centre de la traboule, un très bel escalier monumental et carré qui date du 17ième. Il est classé. Il appartenait au monastère des Feuillants.
Il arrive que la traboule ne soit pas accessible par le 4, faites le tour par la rue du Griffon ou la grande rue des Feuillants.

La traboule a 2 sorties, petite rue des Feuillants ou bien rue des Moirages, sortie que l’on vous recommande. Vous vous retrouvez dans une cour au pied d’un escalier qui vous mène place du Griffon, juste au-dessus de l’Opéra.

Visites guidées

Les guides conférenciers Lyon Visite vous guident toute l’année dans Croix-Rousse.

Visite guidée de Croix Rousse : Les traboules de la soie

Visite guidée street-art sur les pentes

Murs peints des quais de Saône et des pentes de Croix-Rousse – INFO : le mur des Lyonnais tagué

INFO : Le mur des Lyonnais tagué ! / UN CIRCUIT AVEC 4 MURS PEINTS, un escalier coloré, une fresque végétale. Dont le fameux Mur des Lyonnais à voir absolument. La balade mêle merveilleux quais de Saône et pentes de Croix-Rousse avec un sublime point de vue.

INFO SPÉCIALE : La Fresque des Lyonnais hélas bien ironiquement taguée

La célèbre fresque des Lyonnais — surnommée par les Lyonnaises et Lyonnais «la fresque des Lyonnais Célèbres» — a été taguée la nuit du 2 au 3 septembre 2023. Dans sa partie côté Saône, à l’endroit où Bertrand Tavernier est représenté avec sa caméra.

Ironie, elle l’a été avec un mot lyonnais lui-même très célèbre : le mot « Gone ».

Est-ce par l’un de ses propres gones ?

La mairie, la copropriété et CitéCréation, l’agence qui l’a réalisée, se penchent sur sa restauration. Sous 15 jours, est-il annoncé.

(photo d’avant le taguage)

Le circuit des murs peints des quais de Saône

Les murs peints de Lyon sont connus pour leur nombre, leur diversité et leur beauté. Créés en grande partie par la coopérative CitéCréation, ils font désormais partie du patrimoine de la ville. Quatre sont en bord de Saône, dont l’immense mur des Lyonnais. Un autre, végétal, et un escalier peint sur les pentes.

Mur peint des lyonnais célèbres, quai de Saône, Lyon 1er (croisement rue de la Martinière, quai Saint-Vincent)
Mur peint des lyonnais célèbres, quai de Saône, Lyon 1er (croisement rue de la Martinière, quai Saint-Vincent)

Nous vous proposons un circuit en deux parties :

  1. D’abord une boucle. Durée : une heure. Vous découvrirez quatre murs peints dont la fameux Mur des Lyonnais et l’immense Bibliothèque de la Cité.
  2. Puis une montée à travers un jardin vers la place Rouville avec un somptueux point de vue vers l’escalier coloré Prunelle et une fresque végétale.

On y va donc :


Mur peint des écrivains, quai de la Pêcherie

Mur peint des écrivains, Lyon
Mur peint des écrivains, Lyon, quai de la Pêcherie

On commence arbitrairement par le Mur des Écrivains, à l’angle rue de la Platière quai de la Pêcherie. Y figurent environ 300 écrivains lyonnais et des extraits de leurs textes.

Frédéric Dard, l’auteur de San Antonio, évidemment.

Louis Calaferte, l’auteur du sulfureux Septentrion, interdit sous Pompidou, de Requiem des innocents et La mécanique des femmes, et d’une œuvre de théâtre régulièrement jouée aujourd’hui, Miettes, Un riche, trois pauvres.

La poétesse de la renaissance Louise Labé :

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Antoine de Saint-Exupéry et Le Petit Prince :

Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

 

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose importante.

 

Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.

Saint-Ex est une star des fresques, on le retrouve aussi sur le mur des Lyonnais célèbres.

Jean Reverzy, auteur notamment de Le passage, résistant et déporté au camp de Mauthausen.

Hubert Mingarelli, un bel écrivain contemporain à la prose retenue, auteur de romans de pères et de fils, de marins, de soldats, Une rivière verte et silencieuse, Quatre soldats, Le Jour de la cavalerie.

Cette herbe poussait si vite que personne ne jugeait utile de couper une herbe qui aurait repoussé le lendemain. Elle commençait derrière les maisons et, me semblait-il, s’étendait aussi loin que la vue portait depuis le sommet du château d’eau. Mais je ne pouvais pas l’affirmer, car je n’étais jamais monté sur le château d’eau.

C’était une herbe mystérieuse.

Je pouvais marcher une heure sans rencontrer autre chose que ces herbes qui me dépassaient d’un demi mètre en hauteur, mais laissaient entrer la lumière du soleil, de sorte qu’il n’y avait rien d’effrayant à y marcher, même sur un kilomètre à l’intérieur.

Une rivière verte et silencieuse, Hubert Mingarelli, éd. du Seuil, 1999

Le pudique Charles Juliet révélé par son récit initiatique L’année de l’éveil porté au cinéma par Gérard Corbiau et dont le Journal (7 tomes à ce jour) chez POL est une des plus puissantes œuvres autobiographiques de la fin du 20ième siècle, Charles Juliet que l’on peut croiser se promenant dans Lyon.

« Les mots sont d’un emploi si facile que je les tiens en grande défiance. On peut en effet écrire les pires inepties sans qu’il y ait de sanction immédiate. »

Charles Juliet, Accueils, Journal IV, page 204

Remarquez au rez-de-chaussée de ce mur en trompe-l’œil trois boutiques et le facteur dans le porche. Juste à côté, une boîte aux lettres PTT, une vraie ! Et devant le mur, une chouette station Vélo’v.

Si vous avez envie de prendre un verre, vous avez l’embarras du choix avec des bars très sympas dans un rayon de 50 mètres et pas en trompe-l’oeil :

  • Ké de la Pêcherie, anciennement bar de la Pêcherie, magnifiquement placé face au mur peint, 1 Rue de la Platière
  • Le Broc’bar, avec une salle et une terrasse ombragée absolument formidables, un peu en retrait du quai, 20 Rue Lanterne

Les bouquinistes des quais de Saône

On traverse la rue pour aller sur le quai. Le week-end, on profite des bouquinistes installés là. Parmi le tout-venant quelques perles et aussi quelques personnages, nous vous conseillons celui qui est à l’extrémité sud, gouailleur et passionné de littérature contemporaine. Nous avons déniché chez ces bouquinistes des trésors : entre autres l’intégrale de Katerine Mansfield. Ça vaut le coup d’y passer un moment avant de descendre le quai vers le sud.

C’est à cet endroit entre la rue et le parking Saint-Antoine qu’il y a chaque mois de décembre le marché aux sapins. Odeurs d’épicéas et de Douglass garanties. Et également quelques scènes France profonde avec les fournisseurs de sapins ou certains acheteurs. Ca vaut le coup de se balader avec son appareil photo et son appareil olfactif.

On va jusqu’au pont Maréchal Juin pour traverser la Saône. Mais pourquoi donc tant de ponts lyonnais portent-ils des noms de militaires ? Nous pourrions en discuter lors d’une visite ensemble. Traversez avec prudence (les deux virages au bout du pont sont dangereux) et remontez au nord de l’autre côté, sous les platanes. C’est ici que chaque dimanche matin a lieu le marché de la création, essentiellement des artistes peintres qui exposent et vendent leurs tableaux. Les mauvais esprits raillent ces productions. N’empêche que le marché existe depuis des années et connaît un franc succès.

Mur peint de la cour des Loges

Le mur de la Cour des Loges
Le mur de la Cour des Loges

Nous voici vers la terrasse du bar le Rocambol. Vue sur la place et le palais du Change et, de l’autre côté de la Saône, l’église Saint-Nizier. Il manque aujourd’hui à cette perspective le pont du Change qui de 1020 à 1846 reliait les deux rives . Reconstruit après cette date, il a été détruit en 1976. Plus de pont aujourd’hui. On peut voir à quoi il ressemblait sur une reconstitution en ligne de l’ARIA un labo de recherche en architecture.

Depuis la terrasse, on a face à soi le mur peint de la cour des Loges. Ce mur est très habilement fait et si l’on n’est pas prévenu qu’il s’agit d’un trompe-l’oeil, on a toute chance de se … tromper et de croire qu’il s’agit d’un véritable échafaudage. S’y ajoute une mise en abîme qui piège le cerveau (le droit, le gauche ?) : cette bâche est-elle réelle ?

Au pied de ce mur, le glacier Nardone réputé à Lyon. L’été, c’est bondé. On vient là en famille s’offrir un plaisir partagé.

Deux bars que nous aimons :

  • Les Berthom, en contrebas de la petite place, un bar à vraies bières qu’on aime (les bières et le bar) avec une petite terrasse l’été et une salle gothique.
  • Le Rocambol avec sa belle terrasse.

Passerelle Saint-Vincent

On remonte ensuite le quai jusqu’à la passerelle Saint-Vincent, l’une des quatre passerelles sur la Saône. En traversant, on s’arrête au milieu pour profiter de la vue au nord sur un des plus beaux virages du fleuve et, côté Vieux Lyon, sur les belles façades du quai.

Si vous avez une petite faim, ne ratez pas la boulangerie en face de la passerelle. On s’y sent bien, comme dans un cocon, enveloppé dans des sensations et des parfums bien français. De l’autre côté des baguettes, flûtes et ficelles, vous arrivez au plus connu (avec le mur peint des Canuts à Croix-Rousse) des murs peints de Lyon  :

Mur des Lyonnais

(voir photo en haut de cette page)

Avec le mur peint des Canuts, c’est une des fresques à voir absolument à Lyon.

31 célébrités lyonnaises sont représentées là, sur 800 m² ! Oui, Madame, Monsieur, huit cent mètres carrés !

La liste des 31 lyonnais célèbres du mur
La liste des 31 lyonnais célèbres du mur

On vous les a mises ici pour que vous n’ayez pas à faire l’aller-retour entre la plaque qui les liste et le trottoir opposé où les contempler avec assez de recul. Parmi ces 31 :

  • Saint Blandine, la martyre ;
  • L’empereur Claude ;
  • Antoine-Marie Ampère, à qui l’électricité doit beaucoup,
  • Laurent Mourguet et surtout sa création : Guignol !
  • Antoine de Saint-Exupéry, mondialement connu pour Le Petit prince, auteur de Courrier Sud, Citadelle, Vol de nuit, Terre des hommes, pilote de l’Aéropostale vers l’Amérique du sud et disparu en mer pendant la deuxième guerre mondiale pendant un vol de reconnaissance ;
  • Les frères Lumière, industriels dont la contribution à la photographie puis le cinéma ont été déterminantes,
  • les populaires Bernard Pivot, abbé Pierre, Bernard Lacombe
  • Paul Bocuse, le grand chef lyonnais,
  • Frédéric Dard, le prolifique et gouailleur auteur de San Antonio, attablé au Pot Beaujolais, près de Bocuse
  • Bertrand Tavernier, à l’angle de la caméra, avec sa caméra, qui a notamment tourné à Lyon, L’horloger de Saint-Paul, et à qui ont doit de très nombreux films, Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, Capitaine Conan… Bertrand Tavernier toujours investi à Lyon et notamment président de l’Institut Lumière.
Trompe l'oeil en face du Mur des Lyonnais
Trompe l’oeil en face du mur des Lyonnais

Observez bien la fresque ! Vous remarquerez des effets saisissants de trompe l’œil. Par exemple les ombres des balcons. Ou un léger effet de cette brume qui monte aux matins d’automne de la Saône.

À l’opposé, angle rue Pareille et rue de la Martinière, on a un mur peint beaucoup plus discret. Il joue si bien du trompe-l’oeil qu’on ne le découvrirait pas si, à l’une de ses fenêtres, au premier étage, il n’y avait un personnage anachronique. Regardez tout en haut, au dernier étage, le chat à la fenêtre. Jouez à distinguer le vrai du faux.

Notre partenaire visitelyon.fr vous propose une magnifique GALERIE PHOTO de la fresque des lyonnais.

Mur peint Tony Tollet

La plupart des visiteurs du mur des lyonnais le rate ! Alors qu’il est juste en face, dans la rue Pareille.  C’est le plus récent des 4, inauguré en 2012, une création de plus de l’association Cité Création. Le making off est ici, nous vous le conseillons. Il est consacré à Tony Tollet, peintre lyonnais qui fut élève d’Ingres et prix de Rome en 1885.

Mur peint fresque hommage au peintre Tony Tollet
Mur peint fresque hommage au peintre Tony Tollet

Prolongation de la visite

On peut prolonger cette boucle par une charmante balade à flanc de colline de Croix-Rousse. Qui de plus offrira un point de vue inhabituel sur Lyon.

Continuez le quai Saint-Vincent jusqu’au passage Gouin. Au bout, prenez l’escalier. Vous allez monter en lacets à travers un jardin jusqu’à la place de Rouville.

Point de vue place Rouville

Vue depuis place Rouvile Lyon

Étonnante vue sur Lyon, de l’Opéra à Fourvière en passant par la « skyline » de la Part-Dieu.

Fresque vinyls de Keza place Rouville

Remarquable fresque street-art d’oiseaux chantournés dans des vinyles de Kesa, depuis 2014, qui récompense de l’effort d’être monté jusqu’ici. Elle est sur le mur qui fait l’angle avec le parapet.

Voir notre parcours street-art des pentes de Croix-Rousse et notre visite guidée du street-art à Lyon.

Escalier coloré Prunelle

Escalier coloré rue Prunelle, photo 2018
Escalier coloré rue Prunelle, photo 2018

L’escalier coloré de la rue Prunelle tient des murs peints et du street-art. C’est l’un de ces nombreux escaliers à flanc de colline dont on ne sait s’ils sont traboule ou rue. Il a été colorisé par des habitants du quartier avec Genaro Lopez, un directeur artistique, et l’aide d’une société de peinture dont le nom commence par Z.

Fresque végétale lumière

Mur de la Clinique Saint-Charles, rue de l’Annonciade, Lyon 1er

On descend la rue de l’Annonciade.

Fresque doublement zen sur le mur de la clinique. De par les photos paysagères world de Yann-Artus Bertrand. De par sa végétalisation. Fresque donc purement décorative, sans vocation identitaire ou historique. Son origine est presque paradoxale. Les propriétaires de la clinique, les Sœurs de la Congrégation Saint-Charles, lassées du tagage récurrent de ce mur, ce qui est courant des pentes, se sont adressées à la mairie qui à son tour s’est adressée à CitéCréation. Le caractère encaissé du lieu commandait une mise en lumière et ça tombait bien, c’est une spécialité de la ville. Les valeurs et les engagements des sœurs portaient sur le durable, CitéCréation a mis ce côté végétal et Yann-Artus. Depuis, finis les tags.

On peut terminer cette balade par exemple à la terrasse du glacier de la place Sathonay.

Belle découverte des murs peints des quais de Saône et des pentes.

 

Vieux Lyon, visiter les traboules et les cours Renaissance

LA visite “classique”… L’incontournable… L’émotion est au RDV : cours florentines, tour rose, traboules, cathédrale… Visiter Lyon au temps de Marie de Médicis,…

Parcours autonome Vieux Lyon et traboules

Nous vous avons mitonné dans cette page un itinéraire de visite à travers les fameuses traboules que vous pouvez faire vous même en une heure et demi ou deux, en solo, à deux, en famille ou en groupe.

Vous préférez une visite guidée ?

Alexandre, Mégane, Adam, Céline, Maud, Anaïs, Maxime, nos guides-conférenciers et conférencières de Lyon seront heureux de vous guider tout au long de l’année dans les traboules du Vieux Lyon :

Parcours conseillé de visite du Vieux Lyon sur Google Maps

C’est parti ! Voici maintenant notre itinéraire détaillé (lien map Firefox) que vous pouvez utiliser dans votre téléphone.


Afficher Lyon-visite.info : Vieux Lyon sur une carte plus grande

Cathédrale Saint-Jean

Départ Place Saint-Jean. Ici, vous pouvez passer du temps dans la cathédrale, au coeur du Vieux Lyon. Son horloge astronomique est l’une des plus anciennes d’Europe (1383, au moins) et donnera l’heure exacte jusqu’en 2019… Pourquoi ? Nous serions heureux de vous l’expliquer durant l’une de nos visites guidées. Elle sonne plusieurs fois par jour avec un défilé de personnages. L’ENS Lyon lui a consacré une page scientifique très détaillée.

Cette cathédrale était en fait une primatiale puisque le chef de l’église française a longtemps été l’archevêque de Lyon, le primat des Gaules. Le pouvoir religieux a compté ici. Des fouilles archéologiques ont mis à jour les traces de 3 édifices religieux accolés remontant en partie au 4ième siècle. Il reste, jouxtant la cathédrale et abritant son trésor, ce qui est sans doute le plus vieil édifice du quartier (en partie du 11ième siècle), la Manécanterie.

 

Cathédrale Saint Jean, Vieux Lyon
Cathédrale Saint Jean, Vieux Lyon

 

Si vous logez à l’Auberge de Jeunesse au-dessus de Saint-Jean, vous aurez la chance d’admirer la lumière sur cette cathédrale. Elle est sublime au lever du soleil. Comme au coucher. Ce coucher qui donne une lumière chaude à l’intérieur à travers les 12 mètres de diamètre des vitraux de sa Rosace du couchant.

La place Saint-Jean qui a (enfin) été dégagée de ses voitures a, en son milieu, une belle fontaine où l’on trouve des sujets de photos intéressants. C’est aussi une alternative à la statue de Louis XIV place Bellecour pour certains RDV.

Le quartier a une histoire de plus de mille ans. Il a failli disparaître après la deuxième guerre quand un maire de Lyon a voulu implanter des marinas en bord de Saône. Heureusement, des associations de riverains relayées par Malraux ont réussi à l’arrêter. Le site est maintenant classé patrimoine mondial de l’UNESCO et, vous vous en rendrez compte durant votre visite, draîne quantité de touristes et de visiteurs… dont vous, on vous le souhaite car c’est un quartier magnifique où l’on sent ce qu’était le Lyon des foires du Moyen-Âge.

Prendre la rue des Antonins (petite rue au milieu nord de la place) au-dessus du café de la Gargouille, très agréable bar aux couleurs chaudes avec de belles photos aux murs et une vue imprenable sur la place et la façade de la primatiale.

Entrer au 3/5 de la rue. Première traboule. Pas spectaculaire ni très belle. Mais vivante. Un chat perche sur la moto parfois. Un arbuste pousse entre les pavés. On l’a laissé grandir. Vous ressortez rue Saint-Jean.

Maison du Chamarier

Arrêt suivant dans une cour sublime restaurée il y a quelques années. C’est la maison du Chamarier où une pâtisserie fameuse faisait le coin de la rue, hélas fermée depuis 2023. Passez un moment dans cette cour, imprégnez-vous de cette beauté. Imaginez-vous au 17e siècle, quand Madame de Sévigné venait ici.

Maison du Chamarier, Vieux Lyon
Maison du Chamarier, Vieux Lyon

Le puits aurait été dessiné par Philibert Delorme, revenant d’Italie, il avait vingt-six ans, nous retrouverons Philibert tout à l’heure. Ce puits est idéal pour un selfie ou une photo de groupe.

Nota : depuis quelques années, cette cour est souvent fermée au public à cause de travaux dans les bâtiments voisins.

Maison des Avocats

Accès : 6, rue de la Bombarde

Devant vous, au fond d’un square qui porte le nom de place de la Basoche, une galerie de type toscan relie plusieurs corps de logis. La restauration de l’Ordre des Avocats lui a redonné des couleurs magnifiques. La partie du bâtiment qui donne sur la rue Saint-Jean a été construite dans la première moitié du 14ième siècle. Elle était alors l’auberge « Ostel de la Croys », fréquentée notamment par des juristes. Ceux-ci occupent encore aujourd’hui ce bâtiment avec leur centre de formation. De 1406 à 2002, la confrérie de la Basoche est installée ici.

Maison des avocats, Vieux Lyon
Maison des avocats, Vieux Lyon

La basoche

Au Moyen-Âge, cette confrérie regroupe les juristes, défend leurs intérêts, organise leur formation, dans laquelle le théâtre occupe une place importante. Dans les farces et les sotties qu’ils donnent publiquement derrière des masques, la satire des puissants et des mœurs, l’anticléricalisme et un certain matérialisme occupent une place importante, si bien qu’elles seront interdites en 1540. La confrérie fréquentera cet îlot jusqu’à la fin du vingtième siècle.

Le Musée Miniature et Cinéma

Le bâtiment héberge le Musée Miniature et Cinéma (entrée rue Saint-Jean) qui contient notamment la Reine Alien créée par James Cameron. 6,50 mètres de hauteur, 500 kg de métal et de latex.

Autour de la Maison des Avocats

Un peu au-dessus, au 14 de la rue de la Bombarde, une plaque avec un boute-feu qui allume une… bombarde.
Au 58 rue Saint-Jean, avec un peu de chance la cour à l’arrière de la crêperie Au petit glouton sera ouverte. Elle a un très joli puits adjacent à la salle et la cuisine de la crêperie, ouvertes sur cette cour très vivante.

À ne pas rater au 52, la médiévale boutique Mandragore située au fond d’une traboule en impasse. Cette boutique propose tout ce qui est du Moyen-Âge, des gantelets à la cotte de mailles en passant par tous les vêtements d’époque, velours et robes longues.

La longue traboule

Accès : 54, rue Saint-Jean

Maintenant à tout seigneur tout honneur au 54, un des clous des visites organisées du Vieux Lyon, « ZE traboule », la plus longue de toutes, à Guinesser sans tarder : la longue traboule. Elle traverse quatre immeubles et quatre cours. Attention, aux heures de pointe, vu l’affluence, ça bouchon (au féminin). Quelques beaux passages qui méritent une petite photo.

On ressort rue du Bœuf.

Rue du Bœuf, Vieux Lyon
Rue du Bœuf, Vieux Lyon

C’est ça le miracle des Traboules. On tourne à droite et on longe des boutiques d’art, d’artisan, le quatre étoiles La Tour Rose, Molière a joué ici. On arrive place Neuve Saint-Jean, saturée de terrasses de restos. A l’angle de la place et de la rue du Boeuf, remarquez la statue en bois d’un boeuf sur le coin du mur. Vous verrez la même chose tout à l’heure place de la Baleine. On en profite pour vous conseiller la visite du Vieux Lyon par Thierry dans son carnet de voyage qui parle et photographie très bien sa ville natale et toutes ces rues.

Maison du Crible, Tour Rose, rue du Bœuf

Accès : 16, rue du Bœuf

Allez au 16 rue du Bœuf. Il y a là une très très jolie cour avec une tour rose somptueuse, au cylindrisme émouvant. Elle a quatre étages et est ajourée de belles ouvertures. Elle a été édifiée au 16ième siècle. Ne ressemblerait-elle pas un peu à la Tour de la Part-Dieu que les lyonnais surnomment « le crayon ». Admirez les belles portes.

Tour rose, Vieux Lyon
Tour rose, Vieux Lyon

Place Neuve Saint-Jean, palais de justice

Revenez place Neuve Saint-Jean. Au milieu, une remarquable cour ouverte avec les escaliers visibles. Cela a l’allure de Fenêtre sur cour d’Hitchcock.
A l’angle, la boulangerie du Palais. Il y a souvent la queue. Elle propose l’une des spécialités de Lyon, les brioches pralinées. Gaffe à ne pas vous y casser les dents !

Le bâtiment énorme en face de la boulangerie est l’ancien palais de justice. Les lyonnais l’appelle « Les 24 colonnes » à cause des colonnes corynthiennes qui ornent sa façade côté Saône. Elles correspondent aux heures de la journée. Il a été dessiné par Bathard père dont le fils concevra les halles de Paris. Dans le bâtiment qui précédait celui-ci furent jugées des centaines de personnes durant la Terreur, puis guillotinées place des Terreaux. Ici, siègent encore la Cour d’appel et la Cour d’assises du Rhône. Le palais dispose de sa propre prison pour les longs procès. Maurras a été jugé là en 1945 et Klaus Barbie en 1987.

Traboule rue Saint-Jean à rue des Trois-Maries

Accès : 27, rue Saint-Jean

Continuez la rue Saint Jean vers le nord, dans le sens décroissant des numéros de la rue. Au 27 rue Saint-Jean, nouvelle entrée de traboule.

On ressort 6 rue des Trois Maries après deux cours ocres et des galeries italiennes. Une rue en boomerang dont la courbure est bien visible. Une des plus caractéristiques du Vieux Lyon. On se croirait au 16e siècle. On tourne à gauche en direction de la place de la Baleine. Beaux pavés.

Place de la Baleine

On retrouve au coin de la très jolie place de la Baleine et de la rue du même nom le panneau sculpté annoncé plus haut représentant une baleine. Il peut être agréable de boire un pot en terrasse ici l’été, au frais. L’hiver, il y a souvent des cracheurs de feu. Imaginez-vous ici, au Moyen-Âge, pendant l’une des quatre grandes foires annuelles qui ont permis à Lyon d’entrer dans une nouvelle expansion économique, confirmée à la Renaissance par l’installation des banquiers florentins qui sont arrivés dans le sillage de Catherine de Médicis. Ils ont construits beaucoup des beaux hôtels qui subsistent encore aujourd’hui.

Traboule place du Gouvernement à Quai Romain Rolland

Accès : 2, place du Gouvernement

On continue rue Saint-Jean jusqu’à la place du Gouvernement. Au n°2, une traboule qui commence par des escaliers menant à une très belle cour. Elle est située au-dessus de ce qui était jadis les écuries de l’hôtellerie de Saint-Christophe.

Beau bâtiment. Faisant presque too much à cause de la réhabilitation récente, mais il faut sans doute l’imaginer ainsi au 15e siècle, à sa construction.

Si vous continuez la traboule, vous vous retrouvez au 10 Quai Romain Rolland.

Reprenons la rue Saint-Jean.

Hôtel et musées de Gadagne

Accès : 1, place du Petit Collège

L’hôtel Gadagne

Les marchands-banquiers Gadagne étaient immensément riches. Simon avait fuit Florence pour Turin puis Lyon au retour de Cosme de Médicis. Son fils Thomas Ier réussit à son tour dans les affaires et intègre la vie politique lyonnaise. Son neveu Thomas II hérite de lui, devient encore plus riche et est élu échevin en 1537. L’année suivante, il loue cet hôtel particulier construit par les frères Pierrevive, des marchands du Piémont. Ses fils Guillaume et Thomas III en deviennent propriétaires entre 1545 et 1581. Rivaux, les frères habitent chacun à une extrémité de l’hôtel où ils organisent néanmoins en commun de somptueuses fêtes. Au 18ième siècle, le bâtiment deviendra un ensemble de logements, il sera racheté par la ville en 1902 et classé monument historique en 1920. Il abrite alors le musée historique de la ville. Il est entièrement rénové de 1998 à 2008. Le résultat est fracassant de beauté. La vaste cour est à elle seule un joyau. Il contient deux musées et des jardins en hauteur.

Musée d’histoire de Lyon

30 salles reconstituent l’histoire de Lyon depuis l’Antiquité.

Son remarquable centre de documentation est accessible sur rendez-vous. Il conserve notamment des manuscrits des pièces de Guignol.

Musée des arts de la marionnette

Organisé autour de Guignol, il expose des marionnettes dans neuf salles.

Fournel Paul photo Sophie Bassouls
Paul Fournel © Sophie Bassouls/P.O.L

À ce sujet, lire notre portrait croisé de Laurent Mouguet, le père du théâtre de Guignol, et de Paul Fournel, l’auteur de Faire Guignol.

Jardin en hauteur du Musée Gadagne, un lieu romantique

Accessible sans billets aux musées, prendre l’ascenseur jusqu’au 4ième. On se retrouve dans le ciel. Des petites tables en terrasse. Du silence. Une pelouse et des rosiers. Un des lieux les plus romantiques de Lyon. On peut boire un verre, manger un repas léger.

Place du Change, le souffle de Soufflot

Arrivée Place du Change. C’est là que l’on changeait sa monnaie avant de quitter le royaume de France. Cette place est souvent très animée avec des spectacles vivants. C’est un des points d’entrée de Saint-Jean.

Temple du Change, par Soufflot

Le temple du Change, remanié par Soufflot en 1748, est un temple de culte protestant depuis 1803. Soufflot, inspiré par Andrea Palladio, lui-même inspiré des façades des temples romains, l’a doté d’une façade remarquable, classée. Deux horloges la couronnent, selon le vœu de Soufflot, qui avait imaginé une horloge « idéale » marquant jours, mois et années. En 1999, pour le passage du millénaire, son souhait a été réalisé à gauche du bâtiment, à la place d’une horloge disparue pendant la révolution.

Palais du Change, Vieux Lyon
Palais du Change, Vieux Lyon

Maison Thomassin

Vieux Lyon traboules - Maison Thomassin, place du Change
Maison Thomassin, place du Change, Vieux Lyon

Autre belle façade, celle gothique de la maison Thomassin, édifiée en 1493, qui conserve d’une première maison bâtie en 1298 un plafond peint à son premier étage.

Montez la rue de la Loge à droite du Palais du Change, prenez en haut la rue de la Juiverie.

Rue Juiverie

Avant d’entrer dans la rue, vous pouvez gravir les premières marches de la montée du Change pour découvrir l’escalier Renaissance de la maison Henri IV.

Presque toutes les façades de la rue  sont intéressantes : fenêtres à meneaux, gargouilles vraies ou factices ajoutées par les habitants. Plusieurs ateliers de troupes de théâtre.

Un restaurateur d’horloges au n°20, l’Horloger de Saint-Paul, comme dans le film de Bertrand Tavernier, tourné dans ce quartier. Un bel atelier de sculptures au n°15.

Galerie Philibert Delorme

Enfin, au n°8 de la rue Juiverie, un des MUST de notre visite : la galerie Philibert Delorme. Une plaque dans la cour explique sa construction par le jeune architecte rentrant alors d’Italie. Une merveille de légèreté et de symbolisme qui unit deux maisons.

Cour Philibert Delorme, Vieux Lyon

Place Saint-Paul

On arrive Place Saint-Paul, centre de ce quartier qui avec Saint-Georges et Saint-Jean constitue le Vieux Lyon. On continue jusqu’à l’église Saint-Paul, magnifiquement restaurée, dedans comme dehors. Elle côtoie une place tranquille, à l’écart du barouf touristique de Saint-Jean, la place Gerson avec un café-théâtre caractéristique du Vieux-Lyon et de l’esprit des cafés-théâtre à leur démarrage dans les années 70 sur les pentes de la Croix-Rousse.

Place Saint-Paul, Vieux Lyon
Place Saint-Paul, Vieux Lyon

Vous pouvez revenir sur vos pas tranquillement jusqu’à la cathédrale, profitez du plaisir de découvrir ce qui vous avait échappé.

Vous pouvez aussi continuer par la visite des murs peints en prenant la passerelle Saint Vincent en direction de la fresque des Lyonnais. Cet itinéraire vous ramènera place du Change, vers le mur de la Cour des Loges : consultez notre circuit.

Notre partenaire « Lyon Historique » propose 3 fiches sur l’histoire du quartier.

Bonne visite.

Balade des magnolias

Une balade originale du théâtre des Célestins au Parc de la Tête d’Or : celle des magnolias, dès le mois de mars. Attention ! Vous avez quelques semaines pour la faire, le temps de la floraison des magnolias.

Magnolias devant l’Hôtel de Commerce, Lyon, 13 mars 2021 — photo GB Lyon visite

La balade se fait à pied (une dizaine de kilomètres aller-retour) ou à Vélo’v. Elle vous permet de découvrir cinq magnifiques floraisons de magnolias Place des Célestins, Place Francisque Régaud devant les beaux cafés Perl et des Négociants, Place de la Bourse et Parc de la Tête d’Or en passant par les berges du Rhône. Bonus supplémentaire : sous le prétexte de regarder des fleurs, vous allez aussi profiter du printemps ! Vous savez, ce truc qui gonfle le cœur aussi fort chaque année !

1. Départ de la place Bellecour : on remonte au nord par la rue Emile Zola, une des rues dotée des magasins les plus chics de Lyon, contrairement à ce que nom laisse augurer. On prend la rue des Archers à gauche et l’on arrive sur…

2. La place des Célestins (photo du haut), la plus jolie place de Lyon, sans aucun doute, ordonnée autour du Théâtre des Célestins. Jolie pour son équilibre et son harmonieuse symétrie (car il est de moches symétries !). Jolie pour ses contrastes entre planches, pierres, eau et arbres. Attendrissante avec ses bancs où savent se retrouver des amoureux, des personnes en recherche de calme, des connaisseurs du lieu.

3. Au maximum de la floraison, l’air embaume. Si vous le pouvez, venez ici le matin, quand vos sens sont le plus sensibles et que les fleurs s’ouvrent.

4. Le spectacle est fort si vous êtes de la catégorie des personnes capables de s’émouvoir des beautés du monde. Restez-la un moment. Profitez-en. Asseyez-vous sur l’un des bancs. Si vous avez un livre de poésie, sortez-le, c’est le moment de lire quelques poèmes. Je vous recommande Norge par exemple.

5. Quand vous êtes repus de fleurs, d’odeurs, de toute cette beauté, reprenez la rue derrière vous puis la rue Emile Zola à gauche jusqu’à la place des Jacobins.

Sirène place des Jacobins - Lyon visite6. Place des Jacobins, profitez de votre passage pour découvrir un thème en harmonie avec le printemps : les très sensuelles sirènes ornant la monumentale fontaine centrale (on n’ose plus faire de telles choses !). Elles tiennent elles-mêmes dans leurs bras des poissons. Hum… on en mangerait !… avec du citron.

7. Continuez vers le nord par la rue de Brest (vous voyez la Croix-Rousse dans son prolongement) et au moment d’entrer dans cette rue à votre main gauche le pylône de la passerelle Saint-Jean.

8. Prenez à droite lorsque vous le croisez le Passage de l’Argue. Vous allez déboucher rue Président Herriot. Prenez à gauche pour la remonter jusqu’à la Place Francisque Régaud. Sur cette place largement équipée en tables, chaises et garçons de cafés grâce à deux cafés réputés de la Presqu’Île, le Café des Négociants (« Les Négos », disent les lyonnais) et le Café Perl vous découvrirez une autre belle floraison de magnolias.

9. Prenez à droite rue Grenette puis à gauche la Rue de la République, la grande rue commerçante de Lyon. Les lyonnais l’appellent « rue de la Ré ». Prenez à gauche et montez, montez. Vous allez arriver devant le palais de la Chambre de Commerce. Il est assez impressionnant, comme celui de Lille. Sa taille est en phase avec son importance. A votre droite, un bâtiment très moderne, tout en verre, le Monoprix récemment reconstruit.

La pavé rouge qui marque le lieu de l'assassinat de Sadi Carnot10.Continuez à monter vers le nord. Juste après avoir traversé la rue Grenette, vous allez remarquer avant l’arrêt de bus côté droit de la rue, un pavé rouge sur le sol parmi les pavés de couleur classiques.

11.Ce pavé rouge marque l’emplacement de l’assassinat de Marie-François Sadi Carnot, 5e président de la République Française, le 15 juin 1894, d’un coup de poignard par l’anarchiste italien Sante Caserio. Pour la
petite histoire, son corps a été porté dans un café un peu plus haut, café qui fit faillite par la suite car les lyonnais ne voulurent plus s’y rendre considérant que le lieu portait malheur. Aujourd’hui, c’est une banque.

12.Continuez, vous arrivez maintenant Place de la Bourse où vous découvrez la deuxième série de magnolias de la balade. Plus modestes que ceux des Célestins, ils égaient cette place assez resserrée sous l’imposante façade de la Chambre de Commerce.

13.Vous allez maintenant aller au fond de la place prendre la rue de la Bourse. remontez jusqu’au Passage Menestrier, un peu plus haut au Nord. Prenez-le. Vous débouchez face à la…

Magnolias au parc de la tête d'or - Lyon-visite.info14. Passerelle du Collège… qui est en fait face à un lycée, le lycée Ampère. Dans le prolongement de cette passerelle, face à vous, dans le 6e arrondissement, une église de style grec. Vous êtes au-dessus du Rhône. Traversez et descendez sur les berges par la rampe ou l’escalier près de la passerelle.

15.Continuez votre balade vers le nord (vous devez avoir le fleuve à main gauche) sur 2 kilomètres environ, jusqu’au bout de l’aménagement des berges. Là, vous avez une longue rampe qui remonte en sens contraire. Vous êtes face à l’entrée principale du…

Magnolias au parc de la tête d'or - Lyon-visite.info16. Parc de la Tête d’Or et à ses grilles monumentales. Le carrefour est complexe et peu sympathique à traverser.

17. En entrant dans le parc, prenez la piste qui part complètement à gauche, le long des grilles, par où arrive les joggeurs (pour une raison inconnue, 99% d’entre eux tournent ici dans le sens contraire des aiguilles d’une montre), vous allez donc les croiser durant votre balade.

18. Prenez votre temps, le parc est magnifique. Au bout de quelques centaines de mètres, après de magnifiques arbres d’une très grande hauteur, vous allez arriver dans votre troisième série de magnolias, dispersés eux, le long du chemin. Avec un peu de chances, des écureuils seront là pour vous faire cadeau de la présence bondillante.

19. Vous pouvez continuer et faire le tour du Parc. Si vous avez le temps, entrez dans les grandes serres. Si vous n’avez pas le temps, prenez-le. Elles valent vraiment le détour.

20. Et puis, posez-vous quelque part dans l’herbe. Profitez de la vie.

Magnolias au parc de la tête d'or - Lyon-visite.info

Balade à vélo’v – Bellecour, Berges du Rhône, Parc de la Tête d’Or

Du Vieux Lyon au Parc de la Tête d’Or en passant par les Berges du Rhône (magnifiquement réaménagées) et le plus célèbre des murs peints de Lyon : 15 km à Vélo’v !

Une quinzaine de kilomètres à vélo dans Lyon ça vous dit ? Le long du Rhône, dans le Parc de la Tête d’Or, vers les murs peints ? C’est parti… à bicyclette… comme chantait Yves Montand… qui n’était pas lyonnais et qui n’a pas tourné avec Bertrand Tavernier, Tavernier présent sur le mur peint des Lyonnais qui clôt cette balade.
On y va :

    1. La bête à deux roues: D’abord un lien officiel qui vous explique comment ça marche le vélo’v.
    2. Départ Place Saint-Jean : il y a là une belle station Vélo’v, bien achalandée.

    1. On prend la rue Adolphe Max, le pont Bonaparte. Au bout on tourne à droite : petit moment délicat où on est coincé entre la bordure du trottoir (haute) et le flot de la circulation parfois plus dense que le flot du fleuve en bas. On prend la rue Saint Exupéry à gauche (la première à gauche en fait).
    2. On arrive place Bellecour. Avant de la traverser, on découvre une statue très peu connue des Lyonnais…
    3. La statue de Saint Exupéry et du Petit Prince. Et pourquoi n’est-elle pas connue ? D’une part, elle est dans le coin le moins fréquenté de la place (sauf des habitants de St Georges). D’autre part, elle est dissimulée par les arbres. Enfin, elle est là seulement depuis 2000, centenaire de la naissance de St Ex à Lyon. Dommage car c’est une très très jolie statue, qui change du statuaire lyonnais, très 19e… Des citations extraites de l’oeuvre de St Ex rappellent l’universalité de cet homme qui croyait à la fraternité dans le travail, dans l’aventure humaine collective. Il faut avoir lu Courrier Sud, Vol de nuit, Terre des hommesLe Petit Prince. Des fleurs sont parfois déposées au pied du piedestal de la statue comme sur la photo ci-dessous par des aviateurs d’une escadrille de l’Est. Beau moment d’émotion.
    4. On traverse la place jusqu’à une autre statue, infiniment plus connue des lyonnais, puisqu’ils en ont fait leur lieu favori de rancart : la statue équestre de Louis XIV. Celle-ci a été démontée en 93 (1793 😉 ) pour faire des canons puis réédifiée en 1825, ainsi va va va l’histoire. Remarquez l’absence d’étriers… comme vous sur votre vélo’v… n’êtes-vous pas le roi sur votre monture rouge ? et vous madame une petite reine ?
    5. On repart pour prendre la piste cyclable de la rue de la Barre. Au passage on traverse un des rares carrefours de Lyon où l’on peut se croire à Paris. Il y a là presque tous les jours une belle foule qui se presse à l’entrée de « la rue de la Ré » – petit nom de la rue de la République – la grande rue commerçante de Lyon. On traverse les voies automobiles du quai (prudemment) et on s’engage sur le pont. Au bout du pont, on traverse et on est au-dessus des berges.



Agrandir le plan

  1. Un bel aménagement en gradins a été fait ici jusqu’au Rhône. De l’autre côte de la rue, la Fosse aux Ours puis la Guillotière et la rue de Marseille. Ce quartier a toujours été à Lyon un haut lieu d’immigration, très vivant, très populaire.
  2. On descend jusqu’au fleuve par une des rampes aménagées à l’extrémité des gradins. L’été, ils sont pleins et il y a foule sur toutes les berges, à pied, à vélo, sur roulettes, en poussette… Ces berges ont eu un succès populaire immédiat dès le premier jour de leur ouverture en 2007. On a oublié comment cela pouvait être avant (un parking à voitures).
  3. On va maintenant pédaler tranquillement en remontant vers les sources du Rhône et en profitant du fleuve, de l’animation de ces berges, des bateaux amarrés ici où se sont installés bars, restos et boîtes. Puis on va longer une zoen plus arborée, avec des péniches d’habitation, pui splus loin encore des berges « naturelles » ou un morceau de nature subsiste. Ici, on trouve des têtards au printemps.
  4. On va ainsi jusqu’au moment ou l’aménagement des berges se termine, juste avant un virage, au bout d’une belle piste pour les rollers. Ici, une rampe permet de remonter. On se trouve alors face à l’entrée principale du Parc de la Tête d’Or. Attention, la traversée de carrefour complexe est dangereuse. Faites attention aux bus à contresens et aux autombilistes sous pression.
  5. Vous voici donc dans le Parc de la Tête d’Or. Un crâne d’or y serait enterré paraît-il… C’est le plus grand parc urbain d’Europe, créé en 1857, la même année que Central Park. C’est surtout un lieu magique, étonnant, puissant, où l’on ressent le battement des saisons, le battement de la vie humaine, un certain caractère sacré aux endroits où les arbres sont les plus hauts. C’est aussi un lieu où l’on joggue, piquenique, amène les enfants, musarde, lit, joue au foot, etc.
  6. On fait le tour du parc par la grande boucle en profitant de la roseraie, du parc zoologique, du jardin botanique où l’on peut passer d’excellents moments de détente parmi les massifs de fleurs de toutes sortes (les pivoines seront le sujet d’un itinéraire, promis !).
  7. On ressort du parc par là où on est entré. On redescend sur les berges par la même rampe et on repart en sens contraire, vers la Camargue. Mais on s’arrête avant les flamants roses, à hauteur de la rampe entre le pont Morand et la passerelle du Collège (facile à reconnaître, c’est (pour l’instant) la seule passerelle sur le Rhône). On remonte par cette rampe et on traverse le Rhône par cette passerelle en faisant attention aux piétons et surtout, surtout au bout à l’extrémité de la passerelle qui débouche directement sur les trois voies de circulation montante du quai.
  8. On remonte jusqu’à l’Opéra, à hauteur du pont Morand, on traverse ici et on descend la place Louis Pradel. On admire l’Opéra au passage. Sa rénovation par Jean Nouvel a déchiré les lyonnais… Si l’extérieur est lumineux, l’intérieur est tout noir.
  9. On prend la rue du Puits Gaillot, on traverse la Place des Terreaux, la rue d’Algérie, la rue Tobatie Robatel puis la rue de la Martinière. Remarquer à ce dernier carrefour la façade du Lycée de la Martinière. On se dirige vers la Saône et on arrive devant la plus connue des fresques lyonnaises, encore appelée « murs peints ».
    Le mur des Lyonnais
    Le mur des Lyonnais
  10. Le mur peint des Lyonnais. On reprend ici mot pour mot la partie de notre itinéraire « Murs peints » consacré à ce mur où, sur 800 m², sont peintes 31 célébrités lyonnaises. On vous les a mis ici pour que vous n’ayez pas à faire l’aller-retour entre la plaque qui les liste et le trottoir opposé pour les contempler d’assez loin. Allez au bout de l’immeuble et vous découvrirez d’autres fresques, avec notamment le cinéaste de l’Horloger de Saint-Paul (le quartier en face, de l’autre côté de la Saône), Bertrand Tavernier.
    La liste des 31 lyonnais célèbres du mur
    La liste des 31 lyonnais célèbres du mur
  11. Petite curiosité au passage : l’espèce de halo, de brume très légère qui semble couvrir le mur. Elle est en fait intégrée dans la peinture ! Si si, observez bien, vous finirez par le comprendre.
  12. Regardez aussi les jeux d’ombres. Entre ombres peintes et ombres réelles si le soleil est de la partie.
  13. Si l’on se retourne, à l’opposé, à l’angle de la rue Pareille et de la rue de la Martinière, on a un mur peint beaucoup plus discret mais qui joue si bien du trompe l’oeil que l’on ne le découvrirait pas si à l’une de de ses fenêtre au premier étage il n’y avait un personnage anachronique. Regardez tout en haut, au dernier étage, le chat à la fenêtre. Essayez de distinguer fausses et vraies fenêtres.
  14. On repart maintenant vers le sud en faisant très attention à la circulation. On va aller jusqu’à l’intersection de la rue du Plâtre et du quai de la Pêcherie, en face des bouquinistes.
  15. Ici on peut poser son vélo à la station Vélo’v qui est là, au pied du mur peint des écrivains. Si elle est pleine, il y en a deux autres dans le coin, la première plus à l’est au croisement rue du Plâtre/rue Paul Chenavard et l’autre plus bas sur le quai juste avant le point Maréchal Juin. On peut aussi retourner à son point de départ, place Saint Jean en longeant les quais et en retraversant par le pont Bonaparte.
  16. Le mur peint des écrivains représente uniquement des écrivains nés dans la région ou qui ont écrit une partie de leur oeuvre ici. On retrouve encore le Petit Prince et Frédéric Dard, présents aussi sur le mur des Lyonnais. Hommage y est rendu à des écrivains importants, comme Louis Calaferte et Charles Juliet.
    Le mur des écrivains
    Le mur des écrivains et la station Vélo’v.
  17. Pensez bien à réenclencher à fond votre vélo’v dans son logement. Le voyant de la borne doit passer au vert.

Bien dans l’esprit de cette balade urbaine, nous vous recommandons l’excellent blog pour des idées de week-end malin en France et Europe réalisé par Max avec qui nous avons sympathisé à l’occasion de sa visite à Lyon, il vous emmènera dans des villes européennes presqu’aussi bellissima que Lyon.

Bonne visite de Lyon à vélo’v

 

La cathédrale d’Autun, sommet de la sculpture romane

Unique avec son tympan et son Christ en majesté, unique par la beauté et l’homogénéité de ses sculptures intérieures, la cathédrale d’Autun mérite… non !… nécessite votre visite. A l’intérieur, toute la douceur et la beauté blonde de la pierre bourguignonne taillée par un des plus grands (le plus grand ?) sculpteurs de la grande époque de l’art roman : Gislebertus.

La plus belle de Bourgogne avec son tympan et son Christ en majesté, la beauté et l’homogénéité de ses sculptures, la cathédrale d’Autun mérite… non !… nécessite votre visite. De loin, on dirait une pierre au doigt d’une femme. A l’intérieur, toute la douceur et la beauté blonde de la pierre bourguignonne taillée par un des plus grands (le plus grand ?) sculpteurs romans : Gislebertus. Regardez :

Tympan de la cathédrale d'Autun (détail)

Vous êtes convaincu ? On y va.

Durée : Prévoyez deux heures pour en visiter l’intérieur et en faire le tour.

Moment privilégié : essayez de la visiter par temps ensoleillé, idéalement au lever ou avant le coucher du soleil, quand les chapiteaux sont le mieux mis en valeur.

Stationnement de votre véhicule : Montez donc garer votre véhicule à proximité de la cathédrale ou, si vous avez envie de marcher, garez votre voiture sur la place centrale de la ville, son alpha et son oméga, là où vous pourrez boire un pot en fin de soirée à l’un des dernières terrasses, face au lycée Bonaparte, car le futur Napoléon premier passa trois mois ici.

Les grandes lignes de votre visite :

  • Le tympan
  • Les chapiteaux
  • Le choeur
  • La salle capitulaire
  • Le chevet de la cathédrale
  • Retour au parvis

La visite de la cathédrale

Vous voici au pied de la cathédrale. Dès le bas des marchez remarquez :

  1. Le tympan. C’est lui qui fait la réputation internationale de cette cathédrale. Hélas, il est difficile de le voir avec autant de détails qu’on le voudrait car il est aussi beau qu’il est haut. On est donc condamné à se tordre le cou pour le regarder. Si vous avez une paire de jumelles, c’est le moment de la sortir !
  2. Tympan de la cathédrale d'Autun, sommet de l'art romanAu centre de ce tympan, un merveilleux « Christ en majesté ». Il a les bras grands ouverts ! C’est un fils de Dieu bienveillant qui vous accueille ici. Comment ne pas croire en lui, ressentir sa bonté ? Avouons-le : ça fait du bien ! Et l’on reste saisi par la beauté de cette sculpture, son intemporalité. Le type qui l’a sculptée s’appelait Gislebertus. On en a la preuve, cela est rare à cette époque, car il a signé en bas du tympan : « Gislebertus hoc fecit ».
  3. C’est l’occasion d’imaginer cette fabuleuse époque où sous l’influence de l’Abbaye de Cluny, la Bourgogne se couvrait d’églises, d’abbayes. Les maîtres tailleurs la parcourait  : Saulieu, Vézelay, Tournus, … Tout un village d’artisans existait autour des cathédrales en construction. Cela durait des années, des dizaines d’années. Il faut lire Henri Vincenot, son roman Le pape des escargots.
  4. Détail du jugement dernier, tympan de la cathdrale d'AutunLes personnages qui occupent toute la longueur du linteau sont les femmes et les hommes qui rescussitent. Leurs cercueils sont là. Mais aucun aspect macabre. Y’a d’la joie, on ressuscite nom de Dieu ! Au passage, comptez les persos, comptez les cercueils…. y’a un bug ! 38 pour 16 boîtes. Vous commencez à découvrir la fantaisie de Gislebertus.
  5. Cette fantaisie, cette joie bien loin du guindé que la religion de cette époque évoque souvent pour nous maintenant, se manifestent aussi dans la disproportion des personnages. Le Christ, les anges à ses côtés sont étirés en hauteur, ne respectent pas les proportions du corps humain. Ce qui rend cette sculpture à la fois si moderne et universelle.
  6. A gauche donc, les élus. A droite, les damnés. Il y a plus d’élus que de damnés….. Regardez le 6e en partant de la droite. Les mains crochues de Satan autour de son cou. Quelle imagination avait ce sculpteur !
  7. Christ en majesté, tympan de la cathédrale d'Autun

    Ce tympan a toute une histoire postérieure, une histoire de chanoines. Il fut plâtré juste avant la révolution par les chanoines qui le trouvaient laid. Grand merci à votre bêtise qui protégea le tympan des tentations de martelage durant la révolution. Quand il fut déplâtré, il manquait la tête du Christ. Ce fut un autre chanoine qui la retrouva dans des circonstances rocambolesques que je vous raconterai de vive voix si j’en ai l’occasion. Le chanoine Grivot, un saint homme qui a beaucoup fait pour cette cathédrale ! Il est certainement à gauche tout là haut. Et cette tête sculptée il y a 800 ans nous sourit à nouveau.

  8. Entrons maintenant dans la nef par la petite porte de gauche. Selon l’heure de la journée vous aurez une luminosité fort différente. Comme dans toute cathédrale et quelle que soit votre religion ou non religion, vous pouvez vous asseoir et vous laisser pénétrer par la spiritualité qui émane de cette construction extraordinaire à la fois massive et légère, immense et intime.
  9. Simon le magicien, un chapiteau de la cathédrale d'AutunIci dans cette nef, ce sont tout particulièrement les chapiteaux du bas-côté droit qui sont à voir. Là encore le sculpteur est passé avec son burin inspiré. Comme le tympan, ils sont très hauts. Courage pour votre cou ! Dégustez chaque chapiteau, Rêve de Nabuchodonosor, Ascension et chute de Simon le magicien (voir le diable en photo à côté), Quatrième ton de la musique, Samson sur un lion, Moïse et le veau d’or, Samson renversan tle temple, etc. Mais attention, parmi eux, un chapiteau est d’une autre main que celle de Gislebertus, comme pour mettre plus en valeur encore le talent de ce dernier.  Il s’agit du Lavement des pieds.
  10. Le choeur récemment restauré est à la mesure de cette cathédrale exceptionnelle.
  11. Prenons maintenant à droite la direction de la salle capitulaire par un escalier à vis. C’était là que se réunissait le chapitre. C’est ici maintenant que sont exposés les chapiteaux des piliers du clocher, déposés lors d’une restauration. Contrairement aux chapiteaux de la nef, on peut donc s’en régaler. Et cela vaut le coup !
  12. La fuite en Egypte, salle capitulaire, chapiteau, cathédrale Saint Lazare d'AutunLa fuite en Egypte est le plus connu, remarquez la façon dont Marie et Jésus sont assis sur l’âne. Etonnant non !  Et invraisamblable comme le remarque le chanoine Grivot dans l’un des nombreux livres qu’il a consacré à « sa » cathédrale. Remarquez que Jésus est présenté comme sur le tympan, qu’il a comme  les mêmes pieds et une tête d’adulte. Cetet salle est un régal.
  13. Regardez par les fenêtres les magnifiques toits bourguignons aux tuiles vernissées. Quel travail !
  14. Cathédrale Saint Lazare d'Autun, vue du chevet (panoramique)Allons maintenant dehors, au chevet de la cathédrale… non qu’elle soit malade mais parce que de ce point de vue extérieur, à la tête de la nef, on peut voir la cathédrale avec du recul, ce qui n’est pas le cas de son autre extrémité. Sortons donc par le proche Est, dans le bas-côté gauche et remontons la rue. C’est beau !
  15. Clos Gislebertus, Cathédrale d'AutunVous pouvez maintenant terminer cette visite en passant à gauche de la cathédrale, dans le clos Gislebertus, (trop !) petit hommage à cet homme qui vient de nous donner à huit siècles de distance autant de bonheur. Profitez des vues sur les vieilles maisons tranquilles. Sur la campagne si proche. Profitez aussi si vous êtes photographes de plusieurs endroits superposant dans le même cadre quatre ou cinq plans. Vous retrouvez le porche d’entrée par la porte tout au fond du clos, votre boucle bouclée et jeter encore un coup d’oeil là-haut, à cette oeuvre unique.

Quand vous aurez visité la cathédrale, suivez notre autre itinéraire pour visiter Autun.

Visite guidée d’Autun

Jean-Paul, guide-conférencier, pourra vous faire découvrir Autun, sa cathédrale, ses monuments gallo-romains. > plus d’informations et demande de devis et de contact

Les traboules de la Croix-Rousse (2e partie) – Du gros caillou à l’Opéra

Après presque 11 années, le contenu de cette page a enfin été terminé ! Merci de votre patience. Terminé et intégré à la page parcours  Croix-Rousse et Pentes par les traboules de la soie. Merci de consulter celle-ci pour le parcours Croix-Rousse.

Pour une visite guidée avec nos guides conférenciers, consultez :

Visite guidée « Croix-Rousse, les traboules de la soie »


 

  1. On se dirige vers le Gros Caillou. Pour cela on passe par le plateau en remontant la rue des Pierres Plantées. En haut de la rue, on est face à l’un des centres névralgiques de la Croix-Rousse : la place, le boulevard, la station de métro… tous trois portant le même nom. Si l’on part à gauche (mais on va partir à droite), il y a un marché chaque jour, des institutions comme le café Le Chantecler, plus loin la mairie du 4e avec une plaque commémorant les révoltes ouvrières de 1831 et 1834. Nous en parlerons plus loin.
  2. On part donc à droite en direction de la toute nouvelle esplanade dite du Gros Caillou aménagée à l’occasion de l’installation d’un parking souterrain (comme quoi l’on peut parfois joindre l’agréable à l’utile). Mais le Gros Caillou, c’est quoi ? Et bien c’est exactement ce que son nom désigne… c’est-à-dire un vraiment gros caillou qui a échoué là pour des raisons que les guides locaux s’échinent à expliquer du côté des glaciers. En fait, on n’en sait rien ! Longtemps tagué sur toutes ses faces et perdu au bout du bout du boulevard, il est maintenant restauré et justifié par l’esplanade qui en est en quelque sorte l’écrin. Une jolie terrasse s’est installée là qui permet les jours de beau temps de profiter de la vue sur Lyon et les Alpes, ses sacs de marché aux pieds.
  3. Au bout de l’esplanade, on descend par les larges escaliers, on traverse la rue Mottet de Gérando et on arrive à la place Bellevue. Ici on a le deuxième point de vue de cette visite. Une vue plongeante sur le Rhône et ses eaux vert sombre, le Pont de Lattre au sortir du Tunnel de la Croix-Rousse qui est juste en-dessous, les berges aménagées où se pressent Vélo’v et rollers, les berges plus « sauvages » où l’on entend au printemps les grenouilles, tout le sixième arrondissement, plus loin Villeurbanne est ses  Gratte-Ciel bien visibles, à gauche le Parc de la Tête d’Or, son lac et son île. On reste souvent là un moment, étrangement saisi par cette vue surplombante peu courante.

La suite de la visite est en cours de rédaction.