L’écrivain Paul Fournel, spécialiste de Guignol, renaît son créateur Laurent Mourguet, le Molière des canuts

L’écrivain Paul Fournel, né à Saint-Etienne, marié à une Lyonnaise et, selon son aveu, « très parisien » et « esclave de l’Oulipo » est devenu depuis sa thèse sur Guignol l’un de ses meilleurs spécialistes. Il a consacré début 2019, le 250ième anniversaire de sa mort, une biographie romancée à Laurent Mourguet, le père de la marionnette et de son théâtre, pas si connu que cela en dehors de Lyon. « Portraits pour très » et croisés de Laurent, Paul, Guignol et les autres.

L’écrivain Paul Fournel, né à Saint-Etienne, marié à une Lyonnaise et, selon son aveu, « très parisien » et « esclave de l’Oulipo » est devenu depuis sa thèse sur Guignol l’un de ses meilleurs spécialistes. Il a consacré début 2019, le 250ième anniversaire de sa mort, une biographie romancée à Laurent Mourguet, le père de la marionnette et de son théâtre, pas si connu que cela en dehors de Lyon. « Portraits pour très » et croisés de Laurent, Paul, Guignol et les autres.

Dom Juan, Guignol, deux personnages inventés qui marchent seuls dans nos cœurs d’humains, qui ont lâché depuis longtemps la main de leurs créateurs, Tirso de Molina et Laurent Mourguet, oubliés, absorbés par le Sopalin de l’Histoire, par les Mozart et les Molière, par les dizaines de milliers de marionnettistes qui tapent du bâton sur le gendarme. « Deux personnages devenus des mots de la langue courante », observe Paul Fournel, l’auteur de Faire Guignol, spécialiste du célébrissime pupazzo lyonnais.

Fournel Paul photo Sophie Bassouls
Paul Fournel © Sophie Bassouls/P.O.L

Guignol, conservateur du francoprovençal

« J’étais en lettres à l’ENS Saint-Cloud, juste après 68, en plein dans ce bouillonnement autour du langage, je m’intéressais au francoprovençal », une langue parlée dans les pays romand, lyonnais, savoyards, dauphinois, foréziens, Paul Fournel est stéphanois. « J’avais choisi Guignol comme représentant, conservatoire d’un certain vocabulaire. » Il en fait son sujet de thèse de doctorat, Le Guignol lyonnais classique (1808-1878) étude historique, thématique et textuelle d’une forme d’art populaire.

L’Oulipo et Guignol, même combat

Mais Fournel est comme Mourguet — qui a successivement été canut, arracheur de dents, marionnettiste vers 1800, directeur de troupe en 1820 — lui ne deviendra pas professeur de lettres, mais éditeur, écrivain, oulipien, administrateur culturel à San Francisco. En effet, il rencontrera lui aussi son père Thomas, le baladin sans famille des vogues lyonnaises, ces fêtes foraines de quartiers, qui initia Laurent Mourguet à la comedia della arte de champs de foire, à l’art de la marionnette à gaine, celle où on fourre ses doigts :

(Père Thomas à Laurent Mourguet 🙂 « Tu glisses la main dans la marionnette et tu lèves le bras. C’est pas compliqué. Les trois doigts dans le bras gauche, le pouce dans le bras droit, l’index dans la tête. (…) Monte ton Polichinelle à la hauteur de la bande, comme s’il était debout sur le plancher. Fais-le marcher. (…) Maintenant, tu vas faire une glissade le long de la bande, qui finit par un coup de tête dans le cadre. Une marionnette à gaine, c’est aussi un poing. Vas- franchement et n’aie pas peur du bruit. » (Faire Guignol, p 47-48)

Marionnette centenaire de Guignol du Guignol Guérin, seul Guignol a être vétu de vert — Photo Guignol Guerin Wikimedia CC BY-SA 4.0
Marionnette centenaire de Guignol du Guignol Guérin, seul Guignol a être vêtu de vert, avec son fameux bâton — Photo Guignol Guerin Wikimedia CC BY-SA 4.0

Fournel aura Raymond Queneau pour père Thomas, l’auteur de Zazie dans le métro, à qui il a consacré un mémoire de maîtrise. «  Je suis allé lui rendre visite après un an d’enseignement à Princeton. Je lui ai donné mon mémoire et mon premier roman. » Équilatère sera publié à la NRF et Queneau introduit Fournel à l’Oulipo, dans le chaudron de ce laboratoire où les Perec, Calvino, Roubaud, malaxant les contraintes littéraires et mathématiques, en rupture avec le surréalisme réaniment la création littéraire, en plein infarctus post nouveau roman. Son activité au sein de l’Oulipo (comme au sein du Collège de pataphysique) n’est pas anecdotique, il en devient président et continue d’expérimenter autour du langage. Car, entre Guignol et Oulipo, il y a bien plus de cohérence que l’on ne pourrait le croire au premier abord. Tous deux sont des endroits où la langue est mise dans une cocotte-minute, passée au presse-citron, hachée menue, pour partager le plaisir de jouer avec, d’en avoir plein la bouche, comme dans la défunte émission Des papous dans la tête.

Prolifique Fournel

Fournel devient d’abord éditeur dans les années 80 chez Hachette, Encyclopedia Universalis, Ramsay, Seghers, tout en continuant à écrire. Des nouvelles, Les grosses rêveuses, savoureuse peinture d’un village avant le règne des supermarchés rencontre un beau succès en 1981. Fournel en prépare une suite qui sortira au printemps 2020.

En 1989, Les athlètes dans leur tête décroche le Goncourt de la nouvelle. Fournel est un sportif, passionné de vélo, il écrira Anquetil tout seul en 2012, parmi une trentaine de romans, récits et recueil et une quinzaine de livres jeunesse, dont 5 avec Guignol pour héros.

Guignol, entre spectacles enfants et esprit Collaro

Guignol n’a plus rien à voir avec ce qu’il était, 220 ans après sa naissance. Pour Paul Fournel, il s’est divisé en deux branches. D’un côté, « un spectacle bêbête mais efficace pour les enfants » dont la marionnette est toujours la vedette. De l’autre, des spectacles d’où elle a disparu — comme Les guignols de l’info — mais où subsiste son esprit frondeur qui déteste l’injustice. « Il n’y a plus Guignol, remarque Fournel, mais on retrouve l’esprit Collaro. Guignol n’est pas un politique qui dénonce. Cependant, il n’est pas exempt de ruse et n’est pas dupe. Il adore faire la bête pour avoir du son. »

Jacques Chirac - Guignols de l'info - Canal+ - Exposition de marionnettes de la citadelle de Besançon — Photo : Arnaud 25 sur Wikimedia CC BY-SA 3.0 no modification
Jacques Chirac – Guignols de l’info – Canal+ – Exposition de marionnettes de la citadelle de Besançon — Photo : Arnaud 25 sur Wikimedia CC BY-SA 3.0 no modification

Guignol, Paul Fournel l’a joué lui-même, de temps en temps, jusqu’en Indonésie. Il possède des marionnettes de l’artisan comédien Damien Weiss, réputé pour ses marionnettes, que les Anglais ont surnommé « le guignolier fou ». Il a également fréquenté le Petit bouif, où officiait Jean-Guy Mourguet, le dernier marionnettiste de la lignée Mourguet, où régnait encore dans les années 80 un esprit contestaire, frondeur et rigolard.

Faire Guignol, biographie romancée d’un Mourguet qui ne savait pas écrire

Laurent Mourguet a eu 10 enfants. Dix fois, il s’est rendu à la mairie pour en déclarer la naissance, neuf fois il a signé d’une croix, il ne savait pas écrire, la dernière il a tracé ses initiales.

Monument à Laurent Mourguet, sculpture de François Girardet et Pierre Aubert, avenue du Doyenné, Lyon 5ᵉ
Monument à Laurent Mourguet, sculpture de François Girardet et Pierre Aubert, avenue du Doyenné, Lyon 5ᵉ

On a seulement deux lettres de lui, et elles sont d’un écrivain public. « Ce que l’on sait de lui est tellement lacunaire, explique Paul Fournel, des actes paroissiaux et des actes de police, qu’il est impossible d’en faire la biographie. » Il a donc romancé. Par exemple à partir de cette figure de proue sculptée en Guignol que possède le Musée Gadagne :

« Un beau matin avec la Jeanne et leur petit-fils, Michel Josserand, ils embarquent tous leurs biens sur une péniche qui va descendre le Rhône et les déposer en chemin. (…)
Il fait bon. En hommage au créateur, le batelier a fixé un immense Guignol en figure de proue, et c’est tirée par Guignol lui-même que la péniche glisse sur les courants du Rhône. » (Faire Guignol, p 243)

Ou lorsque Laurent Mourguet, un soir où il est triste que le père Thomas saoul ne soit pas venu jouer avec lui, sculpte dans un morceau de bois de tilleul le premier personnage de son futur théâtre de Guignol.

« Laurent souffle, dresse son travail dans la lumière pour juger des proportions de la tête et pour comprendre ce qu’il a fait. Jeanne lève les yeux de son ouvrage et regarde elle aussi.
– On dirait Thomas, dit-elle.
– Alors c’était donc lui que je voulais sculpter. Il est sorti tout seul du morceau de bois. (…) Ce Thomas-là pourra boire tout son saoul, il ne fera jamais faux bond. (…) Je pourrais même l’appeler Benoît.
– Mais non, il va croire que tu te moques, ton tonton. Moi, j’ai une autre idée : c’est un gnafre, il boit trop, il est rond, c’est Gnafron ! (Faire Guignol, p 87-88)

Les pièces que créent Laurent Mourguet ne sont pas écrites. Sa troupe les joue « au canevas » explique Paul Fournel, comme font les musiciens de jazz. Mourget raconte à ses complices marionnettistes l’histoire qu’ils vont jouer, puis chacun improvise sa partie différente chaque jour à partir de cette trame.

« Laurent Mourguet ne sait pas écrire, mais il est un homme cultivé, il a joué Pathelin, il va au théâtre. », dit Paul Fournel. Il est toujours à l’écoute, à la recherche d’histoires, interroge ses proches, cet oncle Benoît, cordonnier, qui a failli donné son prénom à la marionnette Gnafron :

– Raconte-moi des histoires.
– J’ai un fer à clouer sous cette botte et je suis à toi.
– Je veux des histoires fausses qui racontent des choses vraies. (…)
– Tu veux donc des histoires. J’imagine que c’est pour ton théâtre. As-tu seulement pensé à la tienne ? Les miennes sont vieilles. Il te faut des histoires de ton temps.
– Je m’occupe de mes propres histoires, mon cher oncle, mais mon Guignol est de tous les temps. Je veux que tu lui prêtes ta vieille langue. » (Faire Guignol, p 132-133)

Sans la Révolution, point de Guignol, sans la censure, point de répertoire écrit

Pour Paul Fournel, « Laurent Mourguet n’était pas acteur de la vie politique, pas impliqué. L’époque était terriblement agitée. Dans ces métiers de saltimbanques, particulièrement. Si les canuts souffrent de la crise des années 30, les bateleurs ne peuvent plus se produire sur la voie publique. Sans cette période, il n’y aurait pas eu Guignol. » Un jour, après une bagarre dans un café où il joue, la garde veut l’embarquer parce qu’il en serait la cause avec le cabaretier, il s’enfuit. « On ne peut pas s’étonner, après cela, note Fournel (page 141), que Guignol prenne l’habitude de rosser l’autorité sous toutes ses formes. »

Un homme en noir et un autre en uniforme entrent dans le café-théâtre où Mourguet et sa troupe préparent une nouvelle pièce, Les frères Coq. Le représentant de l’État déclare : « Vous nous apporterez le texte de vos pièces. Si elles conviennent, nous leur donnerons un visa et vous pourrez les jouer à condition de ne point en changer une ligne. » (page 217)

Voici Mourguet qui ne sait pas écrire, qui improvise chaque jour sur le canevas de ses histoires, obligé de les transcrire. Évidemment, Mourguet demande à son comédien François qui écrit pour lui de « faire semblant, d’écrire ce que la censure veut lire. » Quant à eux, ils joueront ce qu’ils veulent.

Ironiquement, c’est un juge qui va le premier éditer les pièces de Laurent Mourguet, en 1865. Anonymement, bien sûr, vu l’époque et sa position de bourgeois. Jean-Baptiste Onofrio qui a été comédien dans sa jeunesse, quand il était étudiant en droit, et qui s’intéresse aux vieux langages, comme Paul Fournel, il est l’auteur de Essai d’un glossaire des patois de Lyonnais, Forez et Beaujolais, se passionne en cachette pour le théâtre de Laurent Mourguet. Ce sont alors les petits-enfants de ce dernier qui jouent Guignol. Onofrio transcrit petit à petit les pièces qu’il voit jouer dans leur café-théâtre. Le Pot de confiture, Le Marchand de picarlats, Les Couverts volés, une vingtaine, et les fait publier. Mais lui aussi opère une censure, en ne transcrivant pas ce qui est pornographique ou trop contestataire.

Marionnette du théâtre de Guignol — Photo : Luc Legay, CC BY-SA 2.0 no modification https://flic.kr/p/nzTkEp

Quelques mots encore avant de se quitter

Ayant fait sa thèse sur Guignol comme conservatoire du langage d’alors, Fournel était bien placé pour recréer dans cette biographie romancée le parler de l’époque. Sans des témoins d’alors, on ne peut dire s’il a réussi à 100 ou 83,47%, mais cela marche merveilleusement, dans ce mélange de dialogues ou Fournel excelle, d’incises d’archives et de discours rapportés. Il faut dire aussi du style de Fournel qu’il est limpide, simple, sans enjolivements qui feraient de l’ombre au héros du livre et à sa propre langue.

Quelques mots comme des agathes : gnafre, lantibardaner, petafiner, sigroler, arregardez, miaille, brasse-roquet… « Nom d’un rat ! » expression guignolesque qu’adore Fournel sans avoir réussi à retrouver à quoi elle correspondait, et ce mot, « pécuniaux », l’un des nombreux pour dire l’argent, grande préoccupation populaire de tous les temps, et de celui-ci si riche de grands chômages.

« L’argent est ronde, c’est pour qu’on la fasse rouler. » dit Laurent à sa chenuse, Jeanne, qui lui répond, « L’argent est plate aussi et c’est pour qu’on l’empile. »

 

Interview par Gilles Bertin, 9/9/2019

 

Vidéo de Paul Fournel avec la marionnette Guignol évoquant la vie de Laurent Mourguet 

Extrait de la bibliographie de Paul Fournel

Clefs pour la littérature potentielle, éd. Denoël, 1972, premier ouvrage sur l’Oulipo
L’Équilatère, 1972, éd. Gallimard. Roman
L’Histoire véritable de Guignol, éd. Federop, 1975
Les petites filles respirent le même air que nous, 1978, recueil de nouvelles
Les Grosses Rêveuses, 1981, recueil de nouvelles
Les Athlètes dans leur tête, 1988, Ramsay, rééd. Point-Seuil. , récit
Guignol, les Mourguet, éd. du Seuil, 1995
La Liseuse, 2012, P.O.L, roman, Une stagiaire offre une liseuse numérique à un vieil éditeur
Anquetil tout seul, Seuil, 2012, récit
Faire Guignol, éd P.O.L., 2019
Dans la Bibliothèque Rose, tous épuisés :
1976 : Ce coquin de Guignol
1976 : Guignol est un malin
1977 : La Fortune de Guignol
1977 : Les Bonnes Affaires de Guignol
1979 : Guignol se déguise

WC à Lyon et toilettes publiques

WC et toilettes par quartier + Google Map dans les principaux points à visiter de Lyon et autour des gares

Les toilettes et WC publics manquent à Lyon. Comme dans la plupart des villes françaises. Comme si cet équipement était superfétatoire. Il faut recourir à des expédients. Prendre un café dans un bar. Les enfants derrière une portière ouverte. Pour pas mâle d’hommes, uriner sous les ponts. C’est notamment le cas sur les berges du Rhône, avec des odeurs « désagréables », particulièrement durant les canicules. Pourtant, le journal local, Le Progrès, sous le titre « Lyon, championne de France des WC publics » cocoricotait « Avec près de 170 sites, et près de 190 toilettes, Lyon peut s’enorgueillir d’avoir la meilleure couverture en France concernant les WC publics. » Il est vrai que selon le même article Marseille en compte… 10 ! Et que ceux de Lyon sont à peu près uniformément répartis sur la ville, gage de politique publique. Y compris sur les berges, mais hélas plutôt en haut sur les quais qu’en bas aux sorties des spots à bières.

WC berges du Rhône, quai Augagneur, géré par la société JC Decaux (en 2019) — Un bel exemple de design urbain, réussi.

Cependant, ce podium lyonnais (comme Lyon les adore) est à nuancer fortement. WC fermés ou dans un grand état de saleté (place Tabareau depuis des mois à la date de rédaction de ces lignes), ou bien au-delà de leur capacité (parc de la Tête d’Or). Et surtout zones blanches, quasiment sans toilettes (Terreaux, Confluence).

Plan des WC à Lyon et toilettes publiques dans les principaux quartiers à visiter

C’est une carte Work in Progress. Dernière mise à jour 2 août 2019.

 

WC Place Bellecour

La reine sans aucun conteste possible des toilettes et WC publics à Lyon est place Bellecour, à l’angle sud-est, vers les marchands de fleurs. Toilettes toujours très propres, avec un personnel à demeure. Ouverts tous les jours de 8h à 19h30.

La Fnac

Les WC de la FNAC sont payants, cependant il est souvent possible d’en bénéficier sans dégainer d’euro, en s’engouffrant derrière en sortant, ou parce que les monnayeurs sont assez souvent HS.

WC Vieux Lyon

Il y a des WC publics à droite de l’entrée du métro, avec également du personnel à demeure. Ouverts tous les jours de 8h à 19h30.

Autre WC public : place Valensio.

WC 1er arrondissement, Terreaux et Sathonay

Zéro WC place des Terreaux

Place des Terreaux, l’une des plus fréquentées de la ville, des fontaines dues aux artistes Bartholdi et Buren, mais pas de WC publics en vue !

2 solutions débrouilles et gratuites :

  • les WC du parking LPA, entrée à gauche du musée
  • les WC de la cafétéria du Musée des Beaux-Arts, au 1er étage, accessibles sans ticket d’entrée au Musée

WC Place Sathonay

Les plus anciennes, les plus sales, les plus dans l’escalier, les étonnants WC place Sathonay, à 50 mètres de la mairie du 1er, à droite en montant les escaliers vers le jardin des plantes.

WC place Rambaud

Ceux de la place Rambaud, en face des Halles de la Martinière (adresse très sympa pour un verre avec wifi), sont nettement plus sympa.

WC Croix-Rousse

Sur le boulevard de Croix-Rousse, sur la place avant la mairie du 4ième en venant du métro.

WC Parc de la Tête d’Or

On en compte 6, un nouveau est en projet. Vu l’affluence, ils sont à certains moments hors de leur capacité, malgré les camionnettes des prestataires souvent arrêtées à côté.

À noter, juste à l’entrée des Enfants du Rhône, le WC est à gauche.

Et, à l’extérieur, sur les quais du Rhône, en diagonale de la buvette.

WC Berges du Rhône

Bien desservi au nord en toilettes, entre le Parc de la Tête d’Or et la rue Part-Dieu. Rien au sud, et particulièrement Fosse aux Ours, autour des gradins, de part et d’autre du pont de la Guillotière. Il faut aller un peu plus loin, Place Ballanche.

WC Confluence

Très peu de WC dans le nouveau quartier de Confluence. Aucun entre l’Hôtel de Région, le centre commercial et la station de tram. Il faut aller presqu’au bout de la darse, côté nord, en face de la passerelle aux cadenas amoureux.

Plus au nord, un WC est dissimulé derrière l’église Sainte-Blandine.

Aucun à la pointe, autour du musée des Confluences. 

WC gares Part-Dieu, Perrache et Jean Macé

WC gare Part-Dieu

Payantes, dans la gare, de 6h à minuit. On y accède par une sortie sur le côté en se dirigeant côté Villette.

Un seul WC public dans le coin, non payant, boulevard de la Villette.

WC gare Perrache

Toilettes dans la gare, ouvertes de 6h à 21h.

Au nord de la gare, place Carnot, côté ouest.

Au sud de la gare, cours Suchet, de part et d’autre du cours Charlemagne, 2 toilettes publiques.

WC gare Jean Macé

Dans la gare, quai 1, de 6h à 20h.

Sur la place Jean Macé, à côté de l’entrée du métro, du côté de la mairie du 7ième arrondissement.

Pour continuer

Nos autres informations pratiques : métros, trams, vélo’v, parc relais…

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Bonne visite de Lyon

Street-art : Zoo Art Show, 2ième édition d’une expo intensément intéressante

Bonne nouvelle : l’expo ZOO a si bien marché pour sa 1ière édition en 2018 qu’elle revient cette année.

Ouverture : 29 juin au 4 août 2019 — samedis et dimanches de 14 à 18h. Entrée gratuite


Créé en 2018, Zoo Art Show avait été un formidable succès avec 35000 visiteurs. Il revient cette année, dans le même lieu, au 61 rue de Créqui, Lyon 6ième, dans un ancien bâtiment de la Croix-Rouge en attente de restauration.

Rappelons qu’en 2018, l’exposition avait accueilli sur deux étages des œuvres créées à même les murs, de 40 artistes reconnus de Lyon, Paris, Toulouse, Rennes. Kalouf, Birdy Kids, Agrume, etc. Les deux organisateurs étaient Antoine Roblot et Philippe Reichsrath, fondateur d’une entreprise privée culturelle.

Ils relancent donc cette année leur concept, en faisant tabula rasa, l’expo 2019 n’a rien à voir avec celle de 2018. Les œuvres sont toutes nouvelles et les espaces et scénographies refaites. Un troisième étage d’expo a été ajouté. Ainsi qu’un bar. Et c’est toujours gratuit.

Une expo à ne pas rater.

Agrume, 2018
Birdy Kids, 2018
Kalouf, 2018

Notre visite guidée Street-art à Lyon

Notre rubrique street-art à Lyon


Zoo, 61 rue de Créqui, Lyon 6ième — 29 juin au 4 août 2019 — samedis et dimanches de 14 à 18h — tous les week-ends, entrée libre.

La maison taguée des pentes transformée en résidence de luxe et parking privé ?

C’est une maison bleue adossée à la colline
C’est une maison taguée qu’on assassine

C’est une maison bleue adossée à la colline
C’est une maison taguée qu’on assassine

Bouygues fait de la publicité pour une résidence de luxe sur les pentes de Croix-Rousse, avec 40 places de parking privé. C’est ce qu’ont découvert voici peu, avec stupéfaction, les habitants du quartier de la célèbre traboule des Voraces et de la place Colbert. Leur attention avait été attirée par un permis de construire affiché en bas de la rue Diderot, comme la loi l’oblige. Permis accordé par la mairie centrale de Lyon. Ceci sans aucune concertation avec la population. Ni aucune information. Alors que le site a une grande valeur écologique et culturelle. Et que la mairie aurait pu préempter. Il est à la fois un îlot de verdure sur le flanc abrupt de la colline et le lieu d’une des maisons les plus connues des pentes, au coin des rues Diderot et Pouteau, la maison taguée.

La maison taguée des Pentes, au coin des rues Diderot et Pouteau
« Avant », la maison taguée des Pentes, au coin des rues Diderot et Pouteau

C’est ce que l’on appelle une maison d’architecte. Bouygues aurait fait à ses propriétaires « une offre que l’on ne peut pas refuser ». Il s’agit d’une construction récente, 2009, originale, un cube de béton surmonté à l’étage d’une structure et bardage en bois, que la végétation recouvre progressivement, comme on peut le voir quand on descend de la place Colbert. Et dont la base est entièrement taguée.

Maison taguée de l'angle rue Pouteau et Diderot, côté végétation
« Avant », maison taguée de l’angle rue Pouteau et Diderot, côté végétation

Le projet de Bouygues, avec l’assentiment de la mairie dirigée par Gérard Collomb, pose au moins trois problèmes aux habitants de ce quartier à la topologie et l’architecture singulières. La continuation de la bétonisation à l’heure où il faudrait inverser la tendance, remettre de la verdure dans la ville, pour freiner, voire arrêter, la montée des températures. La continuation de la gentrification du quartier, pour quelques privilégiés et leurs automobiles, et de la montée des prix des logements, on a dépassé les 5000€ le m². Et la continuation de l’aseptisation du bâti, le remplacement de maisons fofolles avec une histoire par du béton lisse.

Affichette apposée sur la maison taguée reprenant un visuel du projet de Bouygues
Après, le projet de résidence de Bouygues repris sur une des nombreuses affichettes apposées sur la maison par les opposants au projet.

Les habitants du quartier commencent à se regrouper pour essayer d’arrêter ce projet. Le classique groupe Facebook a été créé. Il s’appelle « Les pentes contre Bouygues », voici le lien. Une réunion a lieu mardi 25 juin.

Beaucoup d'affichettes sur la maison taguée
Beaucoup d’affichettes sur la maison taguée

Rappelons que le magnifique jardin de la Grande Côte voisin, à 50 mètres, devait lui aussi devenir un ensemble de résidences privées, après que les maisons du lieu aient été détruites dans les années 70 par Zizi béton, surnom donné au maire Louis Pradel, fou de béton et auteur d’une des plus grandes erreurs urbanistiques françaises du 20ième siècle, la gare de Perrache, dans le prolongement du tunnel de Fourvière.

Affiche des années 70 du comité de défense de la Croix-Rousse

Les luttes sur les pentes ont alors été très fortes. Occupations, enchaînements aux bâtiments pour empêcher les démolitions, manifestations pour arrêter les pelles mécaniques, théâtre de rue, mise en scène des conseils municipaux. Cette mobilisation a démontré qu’autre chose que la gentrification était possible, un bel endroit de vie collective, de ressourcement, planté de mûriers rappelant l’histoire de la soie, qui attire des gens de tout Lyon et des touristes, entouré de crêches et de jeux d’enfants nichées dans la verdure. Un jardin qui a valorisé à long terme le quartier pour ses habitants et tous les Lyonnais. Démolir la maison taguée, ne pas utiliser l’espace voisin en espace vert, serait plus encore dévaloriser ce quartier que le dévaliser.

Réunion contre le projet de résidence : mardi 25 juin à 20h15, à la Marmite Colbert, juste à côté, au 7 rue Diderot

La vallée de la gastronomie — La nationale 7 des vins et des plats de Dijon à Marseille par Mâcon, Valence, Avignon et le Grand Hôtel-Dieu à Lyon

En concurrence dans le projet national de Cités internationales de la Gastronomie, impulsé en 2010 par l’état français dans le cadre du patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco, Lyon et Dijon se retrouvent les chevilles ouvrières d’une belle idée, une « Vallée mondiale de la gastronomie ».

L’adjectif « mondial » est ambitieux, mais les deux conseils régionaux à la manœuvre — Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes — ont de solides arguments à faire valoir. D’autant plus depuis qu’une troisième grande région,  Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, s’est associée au projet initié en 2016.

Une vallée mythe d’un temps gastronomique de qualité

Macon Vinzelles
La cave des Grands Crus Blancs de Mâcon-Vinzelles

Le trajet de cette vallée suit la fameuse Nationale 7 chantée par Charles Trenet. C’était au temps où il fallait deux jours pour descendre de Paris à Nice. Parce que l’on s’arrêtait en route pour laisser refroidir les moteurs. Et se sustenter. À Nuits Saint-Georges d’un coq au vin. À Tournus, chez Greuze. À Mâcon de quelque Pouilly-Fuissey ou Saint-Véran. Jusqu’à Lyon, les Brouilly, Saint-Amour, Juliénas. Le tunnel de Fourvière n’existait pas encore, c’était encore le temps des mères lyonnaises, d’Eugénie Brazier, rue Royale, le temps des bouchons. Puis on entrait dans la vallée du Rhône, Condrieu, Valence et Montélimar. Fruits, légumes, vins. Grand soleil. La revoici cette nationale 7, fantasmée dans ce projet de vallée de la gastronomie.

Paul Bocuse par SAFYR, photo du 14 septembre 2018, angle rues Crimée et JB Say
Paul Bocuse par le street-artiste SAFYR, photo du 14 septembre 2018, angle rues Crimée et JB Say à Lyon

« Slow tourism »

Il s’agit bien sûr de marketing territorial de la part des politiques de ces trois nouvelles grandes régions, destiné à retenir le temps d’une halte l’énorme flux d’Européens du nord descendant vers le sud. Allemands, Belges, Hollandais, Scandinaves, Anglais. Pour un repas gastronomique, une nuit, deux ou trois jours. De prendre à nouveau le temps, seul luxe de notre époque avec la déconnexion. Point de temps, foin de qualité. C’est ce qu’offriront les lieux labellisés par cette nouvelle Vallée de la gastronomie. De l’originalité pour les papilles, solide ou liquide. Une nouvelle maison des vins à Mâcon. La cité du chocolat à Tain-L’Hermitage. La maison Pic de Valence. Les vins de Beaune, du Beaujolais, de la vallée du Rhône. Bocuse. Les cités de la gastronomie fraîchement inaugurées de Dijon et de Lyon.

La cité du chocolat Valrhona à Tain l'Hermitage
La cité du chocolat Valrhona à Tain l’Hermitage

En Bourgogne Franche-Comté, une quarantaine de points sont déjà retenus, restaurants, caves, fromageries. On en saura bientôt plus pour les deux autres régions. La cheffe Anne-Sophie Pic est à la tête d’un projet pour Valence. La Cité du Chocolat Valrhona à Tain l’Hermitage s’est engagée comme sponsor de l’opération. C’est que sur les 19 millions nécessaires au projets, il en reste 13 à trouver. Lyon, la métropole du Grand-Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes en apportant chacune 2.

Inauguration de la Vallée de la gastronomie le 24 juin 2019 au Grand Hôtel-Dieu à Lyon par les trois présidents de région.

Nous vous en disons plus, bientôt.

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Visite guidée Histoire politique de la ville de Lyon : de la capitale des Gaules à la métropole européenne

Aux détours des pentes de la Croix-Rousse, venez découvrir l’histoire de la construction politique de Lyon de sa fondation jusqu’à aujourd’hui.

Aux détours des pentes de la Croix-Rousse, venez découvrir l’histoire de la construction politique de Lyon de sa fondation jusqu’à aujourd’hui.

Avec le premier parlement français, Lyon était bien partie pour jouer un rôle central dans la vie politique du pays. Construite sur un lieu d’exception qui fera d’elle un carrefour majeur des idées grâce à son rayonnement économique et religieux, nous découvrirons comment la construction des institutions politique de la ville s’est développée autours de la protection de ces deux pouvoirs. À travers des événements tels que la fondation de la ville, la Révolution française, les révoltes du XIXème siècle, les guerres de religion ou encore la seconde guerre mondiale nous observerons les indices du passé soulignant l’identité politique particulière de la métropole contemporaine tiraillée entre son aspiration à devenir (ou redevenir) une ville majeure à l’échelle européenne et son désir d’indépendance vis-à-vis de la capitale.

  • Nous l'utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

La visite guidée en pratique

Elle dure 2 heures, ajustable en fonction de vos contraintes et de vos souhaits.

Votre groupe peut aller de quelques personnes à une vingtaine de personnes. La visite est privée, vous avez le guide pour votre seul groupe.

Langues possibles : français, anglais.

Le point de départ de la visite est fixé avec vous.

Qui est votre guide ?

Mégane anime cette visite. Elle est guide professionnelle, diplômée « guide-conférencier ».

Votre guide Mégane dans la traboule des Voraces, qui a été un des points de départ de la révolution de 1848
Votre guide Mégane avec un groupe dans la traboule des Voraces, qui a été l’un des points de départ de la révolution de 1848

 

Visite guidée Presqu’île de Lyon et histoire des pouvoirs

Au cours de cette visite de 2 heures dans le cœur de Lyon, entre Saône et Rhône, de Terreaux à Bellecour par l’Hôte-Dieu rénové, vous découvrirez comment les bâtiments, les rues, les édifices parlent des enjeux de pouvoirs, et de l’évolution de l’activité politique de la Ville.

Au cours de cette visite de 2 heures dans le cœur de Lyon, entre Saône et Rhône, de Terreaux à Bellecour par l’Hôte-Dieu rénové, vous découvrirez comment les bâtiments, les rues, les édifices parlent des enjeux de pouvoirs, et de l’évolution de l’activité politique de la Ville.

La statue équestre place Bellecour
La statue équestre, image icônique de Lyon, place Bellecour

Cette visite inclut :

  • Bellecour / Terreaux en dialogue,
  • la rue Mercière du 17ème siècle à nos jours,
  • les édifices emblématiques de la presqu’île avec un focus sur le Grand Hôtel Dieu,
  • et Hôtel de Ville / Opéra: le « couple terrible ».

Pour demander des informations, un devis ou réserver cette visite guidée

Il s’agit d’une visite guidée privée pour groupes de toutes tailles.

  • Nous l'utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

La visite guidée en pratique

Elle dure 2 heures, ajustable en fonction de vos contraintes et de vos souhaits.

Votre groupe peut aller de quelques personnes à une vingtaine de personnes. La visite est privée, vous avez le guide pour votre seul groupe.

Langues possibles : français, anglais.

Le point de départ de la visite est fixé avec vous.

Qui est votre guide ?

Noela, anime cette visite en français ou en anglais. Elle est guide professionnelle, diplômée « guide-conférencier ».

Opéra de Lyon
L’Opéra de Lyon, restructuré par Jean Nouvel en 1993

Visite guidée de la basilique Notre-Dame de Fourvière, un parcours dans la Chrétienté Lyonnaise

Nous vous proposons une immersion au sein du symbole de la chrétienté lyonnaise, la basilique Notre-Dame de Fourvière.

Nous vous proposons une immersion au sein du symbole de la chrétienté lyonnaise, la basilique Notre-Dame de Fourvière.

 

Basilique Notre-Dame de fourrière, intérieur

 

Venez comprendre l’histoire, le symbolisme et l’architecture de ce monument classé patrimoine mondial de l’UNESCO et référencé premier site touristique de la région Rhône-Alpes Auvergne.

Découverte intégrale du site : l’intérieur de la basilique (église haute), la crypte (église basse) ainsi que l’extérieur.

3 temps : 30 min sur le parvis, 30 min à l’intérieur, 30 min dans la crypte.

  • Nous l'utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

La visite guidée en pratique

Elle dure 1h30, ajustable en fonction de vos contraintes et de vos souhaits.

Votre groupe peut aller de quelques personnes à une vingtaine de personnes. La visite est privée, vous avez le guide pour votre seul groupe.

Langues possibles : français, anglais, espagnol, portugais.

Le point de départ de la visite est fixé avec vous.

Qui est votre guide ?

Adam, passionné de patrimoine, anime cette visite. Il est guide professionnel, diplômé « guide-conférencier ».

Basilique de Fourvière Lyon
Basilique de Fourvière, Lyon

Fête des lumières 2018 en photos

Cette année, pas de classement subjectif de notre part. Nous vous proposons un parcours en photos de cette fête des lumières 2018.

Cette année, pas de classement subjectif de notre part. Nous vous proposons un parcours en photos de cette fête des lumières 2018.

Notre parcours et notre sélection fête des lumières 2018

Place Bellecour

Les Anookis
L’un des Anookis, place Bellecour

La colline de Fourvière depuis les quais de Saône

Colline de Fourvière et Vieux Lyon pendant la fête des lumières 2018
La colline de Fourvière et le Vieux Lyon depuis les quais de la rive gauche de la Saône

Cloître du Musée des Beaux-Arts

Fête des lumières 2018 dans le cloître du Musée des Beaux-Arts de Lyon
Cloître du Musée des Beaux-Arts

Fontaine de la place des Jacobins

Fête des lumières 2018, fontaine de la place des Jacobins
Fontaine de la place des Jacobins

Place de la République

Place de la République

Les à côtés de la fête

Le traditionnel vin chaud - The traditional mulled wine
Le traditionnel vin chaud

Le monde de Steve McCurry, une grande expo d’un grand photographe à la Sucrière à Confluence

Qui n’a jamais vu cette photo emblématique de la guerre en Afghanistan ? Une des photos célèbres du 20ième siècle. Steve Mc Curry l’a prise dans les années 80 dans la camp de réfugiés de Peshawar, au Pakistan. Dans le regard de ces yeux, cette interrogation au monde.

Sharbat Gula, Afghan Girl. Peshawar, Pakistan, 1984. By McCurry – DR
Sharbat Gula, Afghan Girl. Peshawar, Pakistan, 1984. By McCurry – DR

Steve Mc Curry a beaucoup photographié l’Afghanistan. L’expo commence par une série de tirages en noir et blanc des années 79-80. Portraits de moudjahidines en armes au début de ce conflit. Le reste de cette expo offre 200 tirages couleurs de photos prises en Inde, aux USA, en Ethiopie, Chine, Koweit, Sri Lanka, durant 35 ans de carrière. On est subjugué par les regards, l’une des constantes du travail de Mc Curry. Par ses cadrages. Par certaines photos encore plus magiques telle ce cheval devant deux colonnes de pierre au-dessus d’un lac ou ces pêcheurs accrochés sur des perches ou ce piroguier qui pagaie une rame à sa jambe.

Portraits d’enfants, de vieillards, de femmes, d’hommes, portraits de guerre, portraits poétiques, toujours des portraits, avec derrière chacun d’eux une histoire, l’ensemble de ces clichés constituant un portrait de la grande histoire de ces années à cheval sur les deux siècles. Steve Mc Curry est passionné par l’humain et les cultures du monde, c’est ce qu’il nous donne dans cette expo si dense que l’on en ressort saturé de sensations, on ne pourrait en voir plus.

Un conseil, prenez l’audioguide, il est bien fichu même s’il ne couvre pas tout. Steve Mc Curry y raconte l’histoire de la prise de beaucoup de ses clichés.

Un autre conseil, venez tôt si vous choisissez le week-end. Il y a des queues extraordinaires.

Enfin, Lyon sera la seule ville française ou se tiendra cette exposition.

S’il fait beau, profitez en pour une balade avec notre parcours de visite de Confluence.

Queue à l'entrée de la Sucrière le 2ième dimanche de l'expo
Queue à l’entrée de la Sucrière le 2ième dimanche de l’expo

Le monde de Steve McCurry — du mercredi 6 février au dimanche 19 mai

La Sucrière, 49-50 quai Rambaud, Lyon 2ième

Fermée les lundis. De 10h à 18h sauf le week-end de 10h à 19h.

Tarif : 13€ adultes et 8€ pour enfants et étudiants.