Grand Hôtel-Dieu — Histoire, cité de la gastronomie, boutiques, horaire et plan

Immense ! Par son histoire presque millénaire autour du soin hospitalier et de la médecine, par son architecture marquée par le souffle de Soufflot, par sa surface de plus de 40.000 m2 où se succèdent cours et jardins.

Cour du cloître, Hôtel-Dieu de Lyon — Photo : Ambre, Lyon visite

L’Hôtel-Dieu de Lyon vient d’être entièrement réhabilité du point de vue architectural. Côté projet culturel, il accueillera en 2019 une cité de la gastronomie. On peut en attendant s’y promener, s’y détendre, boutiquer et admirer ce bienveillant monstre de pierre blonde. Visite.

Histoire architecturale des moines hospitaliers à Soufflot

1er novembre 1532, François Rabelais pénètre dans le fourmillant Hôtel-Dieu de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône pour prendre son poste de médecin. Il a publié son premier roman, Pantagruel, chez Claude Nourry, imprimeur installé près de la place des Jacobins.

L’hôpital existe depuis au moins 1184. Il a d’abord été une maison d’accueil des passants et voyageurs malades sous le nom « hospital du Pont du Rosne » à l’extrémité du pont de bois de la Guillotière. Leurs constructeurs étaient des moines bâtisseurs spécialistes des ponts qui plaçaient à leurs extrémités une chapelle et une maison d’accueil pour les nécessiteux. Ils avaient fait de même à Avignon avec le pont Saint-Bénézet. Quand Rabelais y officie, l’hôpital a 180 lits. On met trois malades dans chaque. Rabelais se fait littéralement virer en 1535, trop souvent absent.

Il est agrandi dans les années 1620 sur un plan en croix. À l’intersection des branches, une chapelle. En son centre, un autel. Les malades n’ont pas besoin de quitter leur dortoir pour suivre la messe. Cette chapelle de 26 mètres de haut et 11 mètres de côté est coiffée d’un dôme carré qui deviendra le « Petit Dôme » lorsque sera construit son grand frère. Le cloître est mis en place, celui dont l’entrée est aujourd’hui place de l’Hôpital. Puis la chapelle baroque attenante.

Hôtel-Dieu, Lyon — Photo Ambre, Lyon visite

Le grand Soufflot, futur architecte du Panthéon et admirateur d’Andrea Palladio, s’installe à Lyon en 1738 à la fin de sa formation à Rome. La municipalité le charge de dessiner un Hôtel-Dieu agrandi. Il trace un nouveau dôme, plus haut, le « Grand Dôme » et quatre bâtiments, parallèles deux à deux. Ce qui lui permet de dérouler le long du Rhône cette somptueuse façade d’un tenant, 375 mètres, à la riche décoration.
Durant la Terreur, le corps médical paie un lourd tribu à la guillotine, une cinquantaine de médecins, chirurgiens, apothicaires sont décapités. Les bâtiments ont subi de gros dégâts pendant le siège.

Histoire médicale de François Rabelais à Léon Bérard

Nouvel agrandissement au 19ième et fusion avec l’hôpital voisin de la Charité. Il est de plus en plus réputé. Amédée Bonnet invente la chirurgie orthopédique. Jaboulay et Carrel expérimentent les premières transplantations du rein, sans succès. Destot les premières radiographies.

En 1923, Léon Bérard installe le deuxième centre anti-cancéreux français dans le Grand dôme.

L’activité hospitalière continuera jusqu’en 2010.

Réhabilitation

Commence alors sa deuxième vie, désormais orientée vers le luxe, le commerce et la gastronomie, sans référence ni projet culturel relié à ses huit siècles et demi consacrés au soin.

La réhabilitation terminée en 2018 a respecté les bâtiments en les embellissant grandement.

La grande verrière au-dessus de la cour du midi, Hôtel-Dieu, Lyon — Photo Ambre Lyon visite

Hormis une galerie marchande, sans projet culturel avant l’ouverture de la cité de la gastronomie, l’immense lieu est prétexte pour l’instant à la déambulation admirative dans cette beauté minérale néo-classique.

La future Cité de la gastronomie

Une ambitieuse cité de la gastronomie (collections, expositions, dégustations) et un hôtel de grand luxe (143 chambres) ouvriront en 2019.

La cité de la gastronomie sera, paradoxe, non pas mise en œuvre par des Lyonnais pourtant réputés dans le monde de la gastronomie, mais par le groupe espagnol MagnaCultura.

Des Halles en éclaireur de la Cité de la gastronomie

Une dizaine d’artisans Meilleurs Ouvriers de France ouvrent les Halles du Grand Hôtel-Dieu », ce décembre 2018. Ces halles si nous avons bien compris seront un élément de la cité.

Le grand réfectoire

Polémique, lorsque le projet de transformer l’ancien grand réfectoire de l’Hôtel-Dieu en brasserie haut de gamme, a été présenté à la presse en juillet 2018, faisant plus penser à une cafétéria qu’à un lieu classique. « Sûr que s’ils avaient pu « enlever » les voûtes, ils auraient pu donner libre cours à leur talent… » a réagi Patrice Beghain, ancien adjoint à la culture. Or donc, le grand réfectoire va ouvrir précisément sous ce nom ainsi qu’un bar mi novembre 2018.

Boutiques

Foin du soin, le nouvel Hôtel-Dieu c’est d’abord des boutiques ! Et ce novembre 2018, il en arrive de nouvelles :

  • du prêt-à-porter féminin, Un jour ailleurs,
  • un expert du diamant, Polydiam, la Saint-Valentin approche !

puis viendront ensuite :

  • du design avec Silvera,
  • des accessoires féminins, Alexandre de Paris,
  • et un soyeux lyonnais, les Soieries Brochier

qui s’ajoutent à :

  • Soin du corps :  Clarins, Aroma Zone, Ecocentric
  • Bars, restauration : Buddha Bar, Beefhouse, l’asiatique Wagamama, Sushi Shop, Miss Paradis
  • Épiciers, traiteurs : Artisan de la truffe, Vatel gourmet, Le Roy René
  • Cafés, salons de thé : Café Mokxa, Second Cup
  • Déco : AM.PM, Obbo Design, Blanc Cerise, Silvera
  • Mode : Bobbies, Marie Sixtine, COS, Polidiam, Antony Morato, Maison Montagut, Citadium, Un jour ailleurs.

Horaire

L’Hôtel-Dieu est ouvert tous les jours de 7h30 à 1h.

Les cours du Midi et du Cloître ferment à 20h.

Boutiques : 10h à 19h30 sauf dimanche

Restaurants : tous les jours jusqu’à 1h

Plan, à voir

La Cour du Grand Cloître : très régulière, péristyle à arcades avec les plaques des anciens donateurs. Médaillons de Charial et Rabelais. Jardin de buis à allées circulaires. Une croix. La porte verte ouverte sur la place de l’hôpital est belle.

La grande verrière dans l’esprit pyramide du Louvre qui couvre la cour du Midi.

Le Grand dôme, bien sûr.

Les Cours Saint-Martin, Sainte-Elizabeth et Saint-Henri.

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Grand Hôtel-Dieu

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Galerie des bienfaiteurs: 45.759305, 4.836350
Grand dôme: 45.758852, 4.836779
Grande verrière: 45.757767, 4.835985
buddha bar: 45.758145, 4.836152
Chapelle de l\'Hôtel-Dieu: 45.759200, 4.836111
Cité de la gastronomie: 45.759585, 4.836935
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Galerie des bienfaiteurs
Les noms des bienfaiteurs de L'Hôtel-Dieu au cours des siècles sont apposés sur une série de plaque tout au long du cloître.
Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Grand dôme
Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Grande verrière
Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France
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buddha bar
Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Chapelle de l'Hôtel-Dieu
Édifice baroque du 17ième, rénové au 19ième. Restauration en cours depuis 2007 au gré des financements obtenus.

Entrée sur la place de l'hôpital

Horaires spécifiques différents de l'Hôtel-Dieu

Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France
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Cité de la gastronomie
Encore en travaux, ouverture courant 2019.
Place de l'Hôpital Auvergne-Rhône-Alpes, France

À voir autour du Grand Hôtel-Dieu

La magnifique et magique fontaine Place des Jacobins.

Le classique et charmant Théâtre des Célestins avec au centre de sa place un périscope donnant sur une œuvre de Buren, dans le parking dessous.

L’Opéra au nord conçu par Nouvel avec sa façade décorée de huit muses (et non neuf) et son intérieur en marbre noir.

Et juste à côté, la place Bellecour avec ses deux statues, au centre celle de Louis XIV à cheval, et au sud côté Saône celle de Saint-Exupéry en compagnie du Petit Prince.

 

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