Visite guidée « Lyon la belle gallo-romaine »

Vous découvrirez les nombreuses traboules du Vieux Lyon et leurs secrets, ses cours ocres de l’époque Renaissance. L’histoire de ce quartier préservé depuis le seizième siècle à travers ses façades, ses gargouilles, à travers ses passages, ses rues pavées au charme intact et très romantique.

Lugdunum, du forum au théâtre antique

Direction la colline de Fourvière pour plonger au cœur de Lugdunum, alias Lyon à l’époque gallo-romaine. Du forum aux bains publics, en passant par le théâtre et l’odéon, ne perdez pas une ruine du patrimoine antique !

Cette visite a été créée par Ludivine Machado, experte de l’époque gallo-romaine. Elle a séjourné à Rome, Séville, en Grèce et a guidé au Musée de Saint-Romain-en-Gal et au Musée de Fourvière.

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  • Nous l’utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

Votre visite guidée en détails

43 avant J.-C. : Lugdunum, la colline de la lumière, est fondée par Lucius Munatius Plancus, général romain. Attiré par les deux cours d’eau et leur potentiel commercial, il décide néanmoins de construire le centre-ville de ce qui deviendra la Capitale des Gaules au sommet de la colline de Fourvière. Pourquoi ? Venez le découvrir avec votre guide spécialiste de l’Antiquité gallo-romaine, qui vous fera voyager, de ruines en ruines, 2000 ans en arrière. 

Cette visite guidée vous mènera notamment sur le forum – place centrale de toute ville romaine qui se respecte, dans le théâtre et l’odéon – qui résonnent encore tous les étés au son du festival des Nuits de Fourvière, face aux thermes publics – cachés derrière un bâtiment bien plus récent ! ou encore devant ce qui subsiste des aqueducs.

Théâtre gallo-romain antique de Lugdunum sur la colline de Fourvière – Photo Lyon Visite

Quel rapport entre le forum romain et la basilique qui trône aujourd’hui au sommet de la ville ? Où les Lyonnais de l’époque allaient-ils se détendre ? Comment l’eau était-elle acheminée tout là-haut ? Les esclaves pouvaient-ils s’asseoir sur les gradins du théâtre ? Autant de questions dont vous trouverez les réponses au détour d’un vestige, grâce à votre guide qui fera parler les pierres et revivre la ville antique enfouie sous vos pieds. 

Ce sera également l’occasion de découvrir ce qui est advenu de Lugdunum à la fin de l’Empire romain… suspense !

La visite guidée en pratique

Vos guides : Elle est animée par Ludivine qui l’a imaginée ou par Claude.

Durée : Elle dure deux heures. Sa durée est ajustable en fonction de vos contraintes et de vos souhaits.

Le groupe : Votre groupe peut être de toute taille, de quelques personnes à plusieurs dizaines de personnes. La visite est privée, vous avez le guide pour votre seul groupe.

Rendez-vous : Le point de départ de la visite est fixé avec vous.

Langue : Elle se déroule en français, anglais ou portugais.

Aqueduc antique du Gier, vestiges (milieu Ier ou début IIe siècle après J.C.) – Photo Lyon Visite

Qui sont vos guides Lyon Visite ?

Ils sont tous guides professionnels diplômés « guides-conférenciers ».

Alexandre anime une visite guidée de Lyon

Assurance : ils disposent d’une assurance responsabilité civile.

Pour notre équipe, voir la page Qui sommes-nous ?

Visite guidée « Parenthèse traboules »

Chaque samedi et dimanche matin, visite intime des traboules du Vieux Lyon. Réservation EN LIGNE.

Visite intime des traboules Renaissance du Vieux Lyon, chaque samedi et dimanche matin.

La longue traboule dans le Vieux Lyon

Voulez-vous goûter à notre recette qualité ? Un tout petit groupe limité à 12 personnes + un guide conférencier féru d’histoire et passionné de Lyon.

Oui ? Alexandre, Mégane, Adam ou Gabriel vous emmèneront alors de bon matin dans le siècle d’or de Lyon, lorsque la vieille ville est encore secrète, par ses ruelles ocres pavées et ses traboules.

Modalités

  • Chaque samedi et dimanche matins à 9h30 le samedi et 11h le dimanche
  • Durée : 1h30
  • Rendez-vous : parvis gare Saint-Paul
  • Accès : Bus C3 ou 5mn à pied du métro Opéra
  • Tarif : 23€ /personne (22,01€ + 0,99€ de frais de billetterie) OU bon cadeau

Réservation obligatoire :

Grande traboule du Vieux Lyon
Grande traboule du Vieux Lyon — Photo : Ambre, DR
Visite guidée des traboules

Conditions

Paiement sécurisé et billetterie assurée par notre prestataire WeezEvent. Les dispositions légales relatives à la vente à distance prévues dans le Code de la consommation prévoient que le droit de rétractation n’est pas applicable aux prestations touristiques (article L 121-20-4 du Code de la consommation).

Visites de groupes

Vous souhaitez organiser une visite guidée de groupe ? Consultez notre catalogue et transmettez-nous votre demande.

Traboules du Vieux Lyon et Croix-Rousse, comment les visiter ?

Il y en a entre 400 à 500 dans le Vieux Lyon, à Croix-Rousse, en presqu’île. On peut en visiter certaines.

Réservez une visite guidée semi-privée des traboules

Voulez-vous goûter à notre recette qualité ? Un tout petit groupe limité à 12 + un guide conférencier féru d’histoire et passionné de Lyon. Oui ? Nos guides conférenciers Maud, Maxime, Alexandre ou Adam vous emmèneront alors de bon matin dans le siècle d’or de Lyon, lorsque la vieille ville est encore fraîche et secrète, par ses ruelles ocres pavées et ses mystérieuses et secrètes traboules.

Chaque samedi et dimanche matins.

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Histoire des traboules

Les traboules jusqu’au vingtième siècle

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants »

La citation est de Saint Ex, né place Bellecour en 1900. Nous sommes tous des Alexandre Dumas, des Mata Hari, des Howard Carter. L’attrait des traboules traverse les tranches d’âge. L’étymologie latine, transbulare, trabulare, n’explique pas cette passion des tous les visiteurs de Lyon pour elles. Pas plus que leur histoire depuis le quatrième siècle. Non, ce qui nous fascine tous, petits ou vieux, quadras ou ados, c’est une idée d’enfant, l’idée du passage secret.

Grande traboule du Vieux Lyon
Grande traboule du Vieux Lyon — Photo : Ambre, DR

Il y en a plus de 300 dans le Vieux Lyon, à Croix-Rousse, en presqu’île.

À la Renaissance, quand la population de Lyon a explosé, on a construit derrière les immeubles existants de nouveaux immeubles, sans remettre en cause le dessin des parcelles du Moyen-Âge qui favorisait les longues rues sans rues traversantes pour gagner de l’espace. Pour éviter de longs détours, la traboule était la solution.

À Croix-Rousse, au dix-neuvième siècle, on a fait pareil. Ainsi, on pouvait descendre du haut de Croix-Rousse à Terreaux en ligne droite en les empruntant.

Les traboules aujourd’hui, « un trésor confisqué »

Gilbert Vaudey, dans son merveilleux livre Le nom de Lyon, chez Christian Bourgois Éditeur, écrit : « Dans ses Traboules de Lyon, René Dejean a scrupuleusement dressé l’inventaire de quelque 315 d’entre elles. Il faut pourtant en faire l’aveu : la carte qu’un telle liste invite à dresser ressemble aujourd’hui à un trésor confisqué. Ce qui subsiste des passages […] ne constitue plus que la partie visible d’un domaine devenu interdit. Exaltés en raison inverse de leur raréfaction, ils n’ont cessé de subir l’affaiblissement de leur fonction au profit de la publicité faite à une image. » Image sur laquelle surfe d’ailleurs cet article que vous êtes en train de lire, ainsi que les autres pages de ce site consacrées à la visite des traboules. C’est que vous êtes très nombreux à vouloir les visiter lors de votre venue à Lyon, voire même en tant que Lyonnais.es à désirer les découvrir, et donc à taper dans Google : « visiter traboules lyon ».

Or donc, 95% de ces traboules traversantes sont désormais closes. Par les propriétaires, pour se protéger. De nous, les visiteurs, les touristes. Mais aussi des incivilités, des trafics. Et pour leur tranquillité.

Alors, comment entrer dans les traboules ?

Entrée de traboule dans une cour rue Saint-Jean

Y a-t-il tout de même des traboules ouvertes au public­ ?

Oui. Quelques unes sont ouvertes au public via des conventions entre leurs habitants et la municipalité. Officiellement, 31. Nous vous donnons les plus intéressantes ci-dessous.

Comment tout de même visiter les traboules fermées au public sans avoir les codes ?

Levez-vous tôt 🙂 Les portiers sont assez souvent ouverts le matin aux éboueurs et au facteur. Tentez votre chance. Il suffit d’appuyer sur le bouton ouverture, l’étoile ou le zéro.

Les habitants des lieux apprécient-ils ?

Pas vraiment à Saint-Jean ! Il y a beaucoup de passage et les nuisances sonores sont réelles. Aussi, soyez discrets, parlez doucement, attendez d’être ressortis dans la rue.

Traboules du Vieux Lyon

La Longue traboule est la plus connue du Vieux Lyon. Elle relie la rue Saint-Jean à la rue du Bœuf à travers 3 cours et 4 corps d’immeubles.

Entrée de la longue traboule : 54, rue Saint-Jean.

Retrouvez leur liste dans Lyon dans les yeux, de Gilles Bertin, ebook à paraître en 2019.

Elles sont intégrées à notre visite guidée du Vieux Lyon et de ses traboules

Traboules de Croix-Rousse

La traboule de la cour des Voraces, entre la place Colbert et la rue Imbert-Colomès,  est à la fois traboule,  cour et escalier. À ne rater sous aucun prétexte, autant pour son histoire que pour sa spectacularité, 6 étages et autant de volées de marches vous contemplent.

Entrée de la traboule de la cour des Voraces : 9, place Colbert.

Retrouvez leur liste dans Lyon dans les yeux, de Gilles Bertin.

Elles sont intégrées à notre visite guidée de Croix-Rousse et de ses traboules

Chaque samedi et dimanche, visite semi-privée des traboules du Vieux Lyon réservable en ligne

 

Visite guidée de Croix-Rousse et de ses traboules

Vous traboulerez à travers l’histoire de la soie et des canuts dans ce quartier si caractéristique de Lyon et aux vues extraordinaires sur Rhône et Saône, semé d’œuvres de street-art.

Croix-Rousse superpose sur ses pentes semées de traboules et d’escaliers les périodes gallo-romaines, de la fabrication de la soie et des révoltes des canuts et enfin de l’explosion de l’art mural urbain. Son dédale de rues, de passages et de places accrochées à la colline offre des dizaines de points de vue à couper le souffle sur Lyon, les Alpes, le Rhône et la Saône. C’est une visite passionnante à travers traboules mêlant histoire, développement économique, laboratoire social et expressions artistiques underground.

Pierre, Alexandre ou l’un des autres guides Lyon Visite vous feront découvrir les principales traboules dont celle des Voraces, l’histoire de la soie, des canuts, des premiers martyrs chrétiens et vous donneront une introduction au street-art.

Avec Ambre qui sera votre contact pour organiser votre visite vous pourrez mettre l’accent sur un thème ou un autre.

Nous proposons aussi des visites guidées spécifiquement street-art.

Réservez votre visite guidée de CROIX-ROUSSE : demandez-nous un devis ou des informations supplémentaires ici

  • Nous l'utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

Votre visite « Croix-Rousse » plus en détails

Soie et canuts

L’histoire de la fabrication de la soie et des ouvriers canuts est visible à travers les traboules et l’architecture caractéristique de leurs ateliers où étaient installés les hauts métiers à tisser. Mais aussi dans le renouveau du textile par de jeunes créateurs passage Thiaffait.

Les traboules

La visite emprunte de nombreuses traboules dont celle des Voraces, particulièrement remarquable dans la cour du même nom, à la façade à couper le souffle par sa massivité, le spectacle qu’elle offre et la prouesse de construction qu’elle représente.

Le street-art et les murs peints

Le street-art est partout, tagué, grafé, collé ou bombé au pochoir sur chaque espace libre comme peint spectaculairement sur de grands murs aveugles en impressionnantes fresques murales trompe-l’œil. Le mur des Canuts et le mur des Lyonnais célèbres en sont les exemples les plus marquants.

Votre visite en pratique

Alexandre devant le gros caillou de Croix-Rousse anime une visite

Le point de départ de la visite est fixé avec vous en fonction de votre organisation et de vos contraintes.

Il en est de même pour la durée qui est a priori de deux heures.

Elle peut être donnée en en français, anglais, allemand, italien ou espagnol.

Vos guides sont tous guides professionnels possédant un diplôme universitaire de guide-conférencier.

Ils disposent d’une assurance responsabilité civile.

Pour notre équipe, voir la page Qui sommes-nous ?

 

 

Visite guidée du Vieux Lyon et de ses traboules

Vous découvrirez les nombreuses traboules du Vieux Lyon et leurs secrets, ses cours ocres de l’époque Renaissance. L’histoire de ce quartier préservé depuis le seizième siècle à travers ses façades, ses gargouilles, à travers ses passages, ses rues pavées au charme intact et très romantique.

English spoken? Click to Guided tour of Old Lyon City

  • Nous l'utilisons pour préparer la visite avec vous ou pour les rendez-vous de départ de visite.

Votre visite guidée

Visite privée et pour groupes de toutes tailles

Alexandre, Pierre, Mégane ou l’un des autres guides conférenciers Lyon Visite vous feront découvrir les nombreuses traboules du Vieux Lyon et leurs secrets, ses cours ocres de l’époque Renaissance. Ils vous raconteront l’histoire de ce quartier préservé depuis le seizième siècle à travers ses façades, ses gargouilles, ses passages. Ils vous emmèneront à travers ses rues pavées au charme intact et très romantique.

Visite semi-privée en tout petit groupe

Vous pouvez aussi réserver en ligne directement dans notre visite « Parenthèse traboules » le samedi matin.

Le Vieux Lyon en détails

La visite vous emmènera dans les quartiers Saint-Jean et Saint-Paul notamment par les rues Saint-Jean, du Boeuf, Juiverie. Vous passerez par plusieurs très belles traboules. Si vous pouvez effectuer votre visite le matin, vous aurez un accès privilégié à certaines. Vous découvrirez les principaux joyaux architecturaux dont la galerie Philibert Delorme, la maison du Chamarier et la maison des Avocats.

La visite guidée en pratique

Elle dure deux heures. Sa durée est ajustable en fonction de vos contraintes et de vos souhaits.

Votre groupe peut être de toute taille, de quelques personnes à plusieurs dizaines de personnes. La visite est privée, vous avez le guide pour votre seul groupe.

Le point de départ de la visite est fixé avec vous.

Elle se déroule en français, anglais, allemand, italien ou espagnol.

Qui sont vos guides ?

Ils sont tous guides professionnels diplômés « guides-conférenciers ».

Alexandre anime une visite guidée de Lyon

Assurance : ils disposent d’une assurance responsabilité civile.

Pour notre équipe, voir la page Qui sommes-nous ?

Visite guidée « La soie à Lyon »

Le thème de cette visite : le patrimoine de Lyon autour de la soie jusqu’aux créations textiles d’aujourd’hui. Vous découvrirez la Croix-Rousse des canuts, son dédale de rues et de traboules, lieu de l’industrie de la soie au 19e siècle, aujourd’hui réinvesti par la jeune garde de la création textile contemporaine.

La soie, quelle histoire ! De la Chine millénaire à Lyon, où on la tisse depuis Louis XI, et qu’elle a à son tour tissée de traboules, de grandes fiertés, de formidables luttes, d’inventions sociales et techniques, de créations sophistiquées qui habillent de leurs fils d’or le mobilier de nos plus grands monuments nationaux.

Notre guide conférencier vous emmènera dans les rues accrochées à la colline de Croix-Rousse, par ses escaliers colorés, aux vues estomaquantes sur Rhône et Saône, à la découverte de la « Grande Fabrique » et de ses milliers de métiers à tisser, les « bistanclaque-pan ».

Notre guide vous présentera les femmes et les hommes de cette manufacture à ciel ouvert, canuts, marchands-fabricants, dessinateurs, ouvriers et sériciculteurs. Il vous contera son développement qui se lit dans chaque rue, son âge d’or, son déclin et sa renaissance à travers la teinture, le textile artificiel et, aujourd’hui, les nouveaux textiles innovants dans le prêt-à-porter de luxe et les industries de pointe. À travers les siècles, vous découvrirez le Lyon cœur de soie.

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  • si vous souhaitez que nous vous appelions pour préparer une visite

Votre visite plus en détails :

Le thème de cette visite : le patrimoine de Lyon autour de la soie jusqu’aux créations textiles d’aujourd’hui. Vous découvrirez  la Croix-Rousse des canuts, son dédale de rues et de traboules, lieu de l’industrie de la soie au 19e siècle,  aujourd’hui réinvesti par la jeune garde de la création textile contemporaine.

  • Quartier de la manufacture de soie : architecture, traboules, histoire (une heure)
  • Les jeunes créateurs textiles dans les pas des canuts, leur démarche, leurs métiers sur les lieux même de l’industrie de la soie (une heure)

Photos Ambre Cibert, Lyon Visite

Visiter Lyon en 2 jours

Organisez votre week-end à Lyon pour en voir le meilleur : Vieux Lyon, Croix-Rousse, traboules, musées d’art, murs peints, la Résistance.

En 2 jours, en week-end comme en semaine, vous aurez le temps de découvrir d’abord l’exceptionnel patrimoine architectural de Lyon et une partie de ses beautés artistiques, à moins que vous préfériez vous intéresser à son passé durant la Résistance :

  • Le Vieux Lyon, ses traboules et ses cours Renaissance
  • Fourvière, son sublime point de vue sur Lyon jusqu’aux Alpes
  • Croix-Rousse, l’autre quartier historique et ses traboules
  • Le street-art à Lyon
  • Les rives de Saône avec leurs murs peints et leurs marchés
  • Confluence, le nouveau quartier de Lyon à la renversante architecture
  • Les Musée des Beaux-Arts ou d’Art Contemporain et le Parc de la Tête d’Or
  • Le Fort Montluc, le Mémorial Jean Moulin, le Centre National de la Résistance

Programme à adapter en fonction de la météo… Notre conseil le plus important est de visiter le Vieux Lyon lorsqu’il y a du soleil, vous profiterez le mieux de la grande beauté de ses cours Renaissance.

Idéalement, votre programme pourrait être :

Samedi matin (ou 1er matin) : traboules Vieux Lyon et Fourvière

Lyon vue de Fourvière
Lyon vue de Fourvière

Samedi après-midi (ou 1er après-midi) : Croix-Rousse

  • Rejoindre la place des Terreaux, admirer son incroyable fontaine initialement destinée à Bordeaux par Bartholdi
  • Puis suivre notre itinéraire parcours gratuit Traboules des pentes de la Croix-Rousse
  • Vous souhaitez un guide ? Réservez notre visite guidée Croix-Rousse
  • Si vous êtes amateur de photo et peinture actuelles, profitez en pour jeter un coup d’oeil à la dizaine de galeries d’art contemporain de la rue Burdeau
  • Boire une bière ou un bon verre près du Gros Caillou en profitant du soleil couchant sur l’est de Lyon (les Alpes sont visibles asses souvent)

Ou samedi après-midi (ou 1er après-midi) : La Résistance, Fort Montluc, Jean Moulin

Attention, cette visite ne peut être faite que le samedi

  • Prison Fort Montluc OU Mémorial Jean Moulin, voir notre parcours La Résistance, prison Montluc et mémorial Jean Moulin, il est impossible de faire les deux en une demi journée
  • et Centre d’histoire de la résistance et de la Déportation, 14 avenue Berthelot (tramway T2, arrêt Centre Berthelot)

Dimanche matin (ou 2e matin) : street-art ou murs peints et marchés des quais de Saône

Café et/ou petit déjeuner dans l’un des nombreux coffee-shop de la place du Forez ou bien en terrasse place Sathonay puis suivre notre parcours street-art sur les pentes de la Croix-Rousse.

ou bien :

Café et/ou petit déjeuner au bar sur le quai Saint-Antoine

  • Marché du quai Saint-Antoine
  • Bouquinistes du Quai de la Pêcherie et mur peint des écrivains
  • Mur peint des Lyonnais : pour ces murs peints voir notre itinéraire Murs peints des quais de Saône
  • Puis passer de l’autre côté de la Saône pour « faire » les deux marchés, celui de l’artisanat et surtout celui de la création (peinture) jusqu’à la passerelle du Palais de Justice
  • Déjeuner s’il fait froid rue Mercière ou, s’il fait beau, sur un des bateaux restaurant des Berges du Rhône (prendre la passerelle du Collège)

Dimanche après-midi (ou 2e après-midi) : Confluence ou Musée des Beaux Arts ou Parc de la Tête d’Or

  • Berges du Rhône
    Berges du Rhône

    s’il fait beau, deux possibilités :

  • ballade dans le nouveau quartier Confluence et son incroyable succession de bâtiments conçus par des grands noms de l’architecture contemporaine : voir notre parcours gratuit Confluence ou réservez votre visite guidée de Confluence
  • ou ballade sur les berges jusqu’au Parc de la Tête d’Or, ses incroyables serres tropicales et ses roseraies et terminer par une expo au Musée d’Art Contemporain situé en bordure du Parc (il y en a une bonne partie de l’année). Voir notre parcours gratuit du Parc de la Tête d’Or
  • s’il pleut ou fait froid visiter le Musée des Beaux-Arts, c’est le deuxième de France après le Louvre.

Plan des principales visites de Lyon :


Afficher Visiter Lyon en 2 jours sur une carte plus grande

Bon séjour à Lyon en week-end ou en semaine

 

Parcours Croix-Rousse et Pentes par les traboules de la soie

Traboules signifie « passer à travers ». Les pentes de Croix-Rousse sont tissées de ces passages. Leur réseau a été utilisé par les canuts durant les révoltes ouvrières du 19e siècle et par les résistants en 39-45. Ici il y avait aussi le sanctuaire romain où a été suppliciée Blandine. Ici aussi, on a les plus belles vues sur Saône et Rhône. Beaucoup de raisons de parcourir ces traboules…..

Croix-Rousse où les places sont de village,
où les ruelles galopent l’amble,
où les coffee-shops serpentent en pente,
Croix-Rousse kaléidoscope de vues sur les fleuves
et sur l’autre colline à genoux,
soie et révoltes ouvrières écrites dans sa pierre,

graffitis cabotins, écolos, niques aux algorithmes,
Croix-Rousse gargarisée, parisianisée, gentrifiée,
mais Croix-Rousse citronnée.

Vue sur le Rhône et Part-Dieu depuis Croix-Rousse
Vue sur le Rhône et Part-Dieu depuis Croix-Rousse

Nota : Après 11 années, ce parcours est enfin complet ! Merci à vous d’avoir attendu. Il intègre maintenant Gros caillou, place Bellevue, traboules des Voraces, Imbert Colomès, galeries rue Burdeau, passage Thiaffait, traboule des Capucins.

Parcours de visite de Croix-Rousse

Durée : 2 à 3 heures

Difficulté : importante (nombreux escaliers)

Départ : Place des Terreaux

Variante : faire uniquement la descente en partant de la station de métro Croix-Rousse

 

Place des Terreaux

C’est non loin d’ici qu’était le confluent du Rhône et de la Saône à l’époque romaine. Cet endroit s’appelait alors Condate, le confluent. La ville de Lyon était alors sur la colline de l’autre côté de la Saône. Puis, après les invasions barbares, en bas sur sa rive droite, c’est le Vieux Lyon d’aujourd’hui. Les fossés des fortifications du 13e siècle bouchés de terre plus tard ont donné leur nom au quartier.

Fontaine Bartholdi

Commandée par Bordeaux au sculpteur de la statue de la Liberté, elle a « atterri » à Lyon, à l’extrémité de la place des Terreaux, face à l’Hôtel de Ville. Elle a été déplacée au milieu de la place lors de son aménagement sous Michel Noir. Elle répond à la petite fontaine dans la cour du Musée des Beaux Arts.

Fontaine Bartholdi - Place des Terreaux
Fontaine Bartholdi – Place des Terreaux

Hôtel de Ville

L’Hôtel de Ville où… non non ne s’est pas marié Henri IV le 17 décembre 1600 avec Marie de Médicis (contrairement à notre première version, merci Lamborot de nous l’avoir signalé) puisqu’ils se sont mariés à la Cathédrale Saint Jean et que la construction de cet Hôtel de Ville a commencé 46 ans plus tard.

Cloître du Musée des Beaux-Arts

Le cloître du musée des Beaux-Arts recèle un merveilleux jardin émaillé de statues. On y accède par un portail au milieu de la place. On mettra à la terrasse de la cafeteria pour profiter de la paix de cette cour arborée en plein centre de Lyon.

Passage Sainte-Marie des Terreaux

Prendre la rue Sainte-Marie des Terreaux (à côté de la pharmacie). On longe des kebabs très nombreux dans ce quartier et on traverse la rue Sainte-Catherine, rue des bars de nuit. Monter les escaliers jusqu’à une petite place. Ce sont vos premiers escaliers au flanc des pentes, il y en aura d’autres jusqu’au plateau. Ces escaliers entre des immeubles sont typiques des traboules des pentes. Prendre à droite après le magasin de bières sans entrer sur la place.

Nota : hélas, le portail de cette traboule est de plus en plus souvent clos. Vous pouvez accéder dans l’autre sens, depuis le 6 rue des Capucins.

Traboule vers le 6 rue des Capucins

On entre par cette courte traboule dans une cour, une des rares sur les pentes qui ait fait l’objet d’un aménagement qui la fait ressembler à une cour italienne avec ses arbustes. A certaines heures, il y a une lumière d’une douceur magnifique dans cette cour. Sortir par la sortie opposée. On est 6 rue des Capucins. Prendre à gauche.

Aller tout droit jusqu’aux feux, traverser et continuer par la rue Sergent Blandan jusqu’à la place Sathonay.

Place Sathonay

Cette place est une des plus belles de Lyon. Vivante toute l’année, plus encore l’été, elle s’échappe vers le haut par un escalier qui mène au jardin des plantes et l’amphithéâtre des Trois Gaules. Au centre de la place, une statue du sergent Blandan, qui s’est fait tué en Algérie durant la conquête coloniale, mais bravement (voir sur son piédestal la phrase qu’il prononça à ses collègues).

La mairie du 1er arrondissement est au fond de la place. Sur sa façade, une œuvre street-art au pochoir de l’artiste lyonnais Don Matteo, hommage au chanteur du projet musical Slow Joe and the Ginger Accident.

Le chanteur Slow Joe par Don Mateo, mairie du 1er, place Sathonay, photographie du 27 août 2018
Le chanteur Slow Joe par Don Mateo, mairie du 1er, place Sathonay, photographie du 27 août 2018

La bâtiment de la mairie du 1er était le local où l’on chouchoutait les plants avant de les transplanter dans le jardin des plantes, avant que celui-ci ne fut déménagé au Parc de la Tête d’Or, après deux tempêtes successives qui l’avaient dévasté. 

Un des deux lions de la place Sathonay (les canards sont en plus)
Un des deux lions de la place Sathonay (les canards sont en plus)

De part et d’autre de l’escalier, admirer deux remarquables lions, fondus au Creusot, d’où jaillit un élégant filet d’eau. Avec un peu de chance en été, si vous vous installez à la terrasse du café à côté, vous verrez à un moment ou un autre une personne s’arrêter pour se rafraîchir à l’un de ses filets d’eau.

En parlant de rafraîchissement, il y a sur cette place un excellent glacier.

On vous déconseille par contre, sauf en cas d’urgence absolue, les WC publics situés dans la partie droite de l’escalier.

Fréquentes expositions photos dans la salle de la mairie au milieu de l’escalier, à gauche.

Montée de la Grande Côte

Traboule du 7 rue Termes à la montée de la Grande Côte

On quitte la place Sathonay par une manoeuvre délicate. Prendre la rue Poivre au-dessus du commissariat. Aller jusqu’aux escaliers au fond de la rue, monter jusqu’à la rue Terne. Là, traverser la rue en faisant hyper attention, ou au besoin en redescendant emprunter le passage clouté vers les feux. Aller jusqu’au 7 de la rue Terme. Appuyer sur le bouton portier, ça doit s’ouvrir, poussez, vous voilà dans votre première vraie traboule.

La montée de la Grande Côte

Cette montée très vivante qui a été entièrement refaite ces dernières années est devenue une merveille, surtout dès que le soleil anime les façades colorées dans des tas d’ocres différents. Nombre de petites boutiques d’arts, d’artisanat, librairies alternatives, bars cosys, se sont installés ici. Pas de doute, on est sur les pentes.

Un laboratoire de l’ESS

Redescendez de quelques mètres jusqu’au 95. Vous êtes en face de la première initiative de coopérative ouvrière de France. Basée sur les idées de Fourier, son but était de pallier aux conditions de vies extrêmement difficiles des familles d’ouvriers, notamment les canuts, en proposant des denrées à prix coûtants. Cette coopérative a eu une grande importance à l’époque. Une plaque en façade rappelle le nom de ses créateurs. Elle s’appelait « Le commerce véridique et social ».

C’est aussi l’occasion d’évoquer la vie du quartier au 19e siècle qui concentrait une grande partie des canuts de Lyon. Des milliers d’ouvriers travaillaient au domicile de maîtres canuts qui avaient installés à leur domicile quelques métiers à tisser, les bistanclaques (onomatopée du bruit qu’ils faisaient). Ces domiciles étaient très haut de plafond pour permettre d’y construire les métiers à tisser. Ils sont devenus des appartements que l’on appelle « canuts », souvent complétés d’une mezzanine, grâce à la hauteur de plafond. Les maisons plus riches se signalent par des fenêtres à meneaux.

Montez tout doucettement la montée de la Grande Côte en vous régalant des courbes féminines dessinées par les alignements de façades colorées. S’il fait soleil, c’est merveille.

Amphithéâtre des Trois-Gaules

A l’arrivée rue Burdeau, vous tournez à gauche pour redescendre quelques dizaines de mètres puis remonter jusqu’à l’amphithéâtre des Trois Gaules qui, à lui tout seul, mériterait de longues explications. Vous trouverez sur le web des explications sur l’amphithéâtre lui-même, le complexe politico-religieux auquel il appartenait, le sanctuaire des Trois-Gaules, et à l’histoire (sauvage) de Blandine qui fut massacrée ici pour ses croyances.

Ce site devrait dans les années qui viennent évoluer avec la démolition de l’ex École des Beaux-Arts (le bâtiment hideux au-dessus). Il y avait été prévu une trouée verte dans le prolongement du Jardin des Plantes (c’est ici qu’étaient au 19e les plantes qui sont maintenant dans les serres du Parc de la Tête d’Or, elles y furent déménagées suite à deux tempêtes qui avaient tout ravagé). Le projet a été abandonné au profit d’une résidence de luxe qui fait l’objet de recours pour le contrer.

Or donc, dans cet amphithéâtre se réunissaient chaque 1er août les représentants des 60 nations des Trois Gaules. Elles présentaient leurs doléances qui étaient transmises à Rome et Rome y manifestait son autorité, surtout à travers le culte religieux qui lui était rendu. Il y avait des fêtes, des joutes de poésie, des sacrifices. En particulier, en 177, celui de Blandine et de ses amis chrétiens. Le bourreau l’égorge, son corps et celui de ses compagnons sont brûlés et leurs cendres jetées dans le Rhône. 

Remontez maintenant l’escalier qui est sur le flanc droit de l’amphi. En dessous de vous, vous avez le tunnel routier qui monte à la Croix-Rousse, sur l’emplacement d’une des deux ficelles qui desservaient la colline. Vous longez une école maternelle et primaire. Quel plaisir d’apprendre ici !

Jardin et esplanade de la Grande-Côte

Vous débouchez rue des Tables Claudiennes et vous prenez à droite jusqu’à la montée de la Grande-côte dont vous reprenez l’ascension à travers le jardin de la Grande-Côte. Référence à l’histoire de la soie, il a été planté de muriers, lesquels servaient à élever les vers à soie.

La vue depuis l'esplanade de la Grande-Côte : cathédrale Saint-Jean, hôtel de région, Saône, Feyzin, passerelle du palais de Justice
La vue depuis l’esplanade de la Grande-Côte : cathédrale Saint-Jean, hôtel de région, Saône, Feyzin, passerelle du palais de Justice

Après un escalier ardu à travers le jardin des pentes, vous arrivez à l’un des plus beaux points de vue de Lyon. Cette esplanade à l’intersection de la rue des Pierres Plantées, de la rue Jean-Baptiste Say et de la rue du Bon Pasteur n’a pas de nom.

Les arbres qui ont beaucoup grandi cachent désormais une partie du panorama. Vous aurez une bien meilleure vue depuis le milieu de la rue des Pierres Plantées. En face de vous, la Saône, Fourvière, le Vieux Lyon.

La terrasse du café-restaurant du Montana est un pur bonheur pour un arrêt café ou tajines et couscous.

Plateau de Croix-Rousse, fruits de mer et murs peints

Variante de ce parcours : on peut commencer la visite ici, en montant à métro.

En haut de la rue des Pierres Plantées, on est face au centre névralgiques de la Croix-Rousse : la place, le boulevard, la station de métro… Tous trois portent le même nom.

Sur le boulevard, un gros marché chaque jour, avec des producteurs de l’ouest lyonnais, de la vallée du Rhône et de Bresse. Des institutions lyonnaises comme le café Jutard avec ses plateaux d’huîtres le dimanche matin, le Chantecler, le café de la Soierie, un Ninkasi, la Grande Droguerie Lyonnaise où l’on trouve de tout. Plus loin la mairie du 4e avec une plaque commémorant les révoltes ouvrières de 1831 et 1834.

Jacquard, métier à tisser et révoltes ouvrières de 1831 et 1834

La statue de Jacquard, inventeur du métier à tisser éponyme, est au milieu de la place de Croix-Rousse. Celui-ci utilisait des cartes perforées inventées par Vaucanson, comme l’orgue de Barbarie, qui seront utilisées plus tard comme mémoires de travail des premiers ordinateurs. Il y aura jusqu’à 30.000 de ces métiers dans Lyon et près de 100.000 dans les environs. Tout cela constituait la « Grande Fabrique ».

Un ouvrier (surnommé le « canut ») au lieu de plusieurs suffisait à manœuvrer ce métier, d’où les révoltes des Canuts et les premières manifestations de destruction de machines dans le pays, à l’image des ouvriers luddites en 1811 en Angleterre. Cette invention marque l’arrivée en France de la première révolution industrielle née de l’autre côté de la Manche.

Première révolte en 1831

Du 21 novembre au 3 décembre.

Côté armée : 30000 soldats, 100 morts et 263 blessés.

Côté canuts : ils sont 40000. 60 morts et 140 blessés. Ils prennent la ville le 23 novembre, sans suite.

Deuxième révolte en 1834

Du 9 au 15 avril.

Côté armée : 10000 soldats, 131 morts et 192 blessés

Côté canuts : 190 morts et 10 000 prisonniers (jugés l’année suivante à Paris dans un procès énorme)

Adolphe Thiers, alors ministre de l’intérieur, réprime la révolte dans le sang en faisant se retirer la troupe hors de la ville puis en la reprenant.

Place des Tapis

C’est le Vieux Port de Croix-Rousse, avec ses terrasses aux chaises pliantes, dont celle du très populaire Paddy’s Corner où la Guinness coule à flot en guise de Pastis. On peut y rencontrer Cyril, un génial créatif fou de photo à la chevelure de Persée, avec ses appareils photo origami et do it yourself, dont un sublissime Cabu, hommage au dessinateur.

Mur peint street-art

En face, le spectaculaire mur peint street-art sur 5 étages, renouvelé chaque année par l’association MUR69 qui en confie la réalisation à un artiste différent.

Statue le Chant des Canuts

À un coin, pieds dans l’eau, la deux fois émouvante statue œuvre des sculpteurs Georges Salendre, Da Fonseca et Hamelin. Une première, par la tendre posture de son couple enlacé, évoquant les couples d’ouvriers travaillant ensemble aux métiers à tisser. Une seconde pour son hommage au Chant des canuts, l’hymne de Croix-Rousse, composé en 1894 par Aristide Bruant.

Statue Le chant des Canuts, place des Tapis
Statue Le chant des Canuts, place des Tapis

Le printemps de Georges Salendre

À l’autre coin, une petite statue « Le Printemps » du même Georges Salendre, également auteur de « L’homme de pierre », place Bellecour.

Les cocons

Hommage à la soie et particulièrement à la sériculture, les gros objets de pierre en forme de cocons de ver à soie disséminés sur la place. Ils font le bonheur des enfants dont les parents sont attablés en face.

La crieuse de Croix-Rousse

Une fois par mois, dans sa tenue de gendarme, porte-voix à la main, la comédienne Valérie Niquet, montée sur une estrade, donne voix publiquement sur cette place au billets que « les gens », madame et monsieur tout le monde, lui déposent dans 7 8 boîtes aux lettres installées dans le quartier. 

Portrait de Valérie Niquet, crieuse publique

Mur peint des Canuts

Le plus connu et le plus spectaculaire mur peint de Lyon est à 300 mètres, au 36 Boulevard des Canuts. À ne pas rater.

Nous lui avons consacré toute une page du site : https://www.lyon-visite.info/mur-peint-canuts-croix-rousse/

San Antonio, alias Frédéric Dard

Adresses : 6 rue Calas et square Frédéric Dard

Revenant du mur peint des Canuts, on peut s’offrir un minuscule détour par le n°6 rue Calas, rendre salut à l’ami Frédéric Dard, qui crécha là de 44 à 49, on lui a même mis une plaque.

Plaque du square Frédéric Dard pendant la fête foraine de la Vogue des marrons
Plaque du square Frédéric Dard pendant la fête foraine de la Vogue des marrons

Puis rejoindre le Gros Caillou par le square qui porte son nom, en face de deux institutions du quartier, le Diable rouge, une cave à bières belges, et Le café de la crêche, un vrai café populo où, un lundi soir par mois, on chante le répertoire français avec l’attachante artiste Magali Berruet à l’accordéon.

Gros Caillou

Ce banal rocher est le Sacré Cœur de Croix-Rousse, son Notre-Dame de la Garde. Le quaternaire l’a oublié là, tel E.T. laissé seul sur Terre. À l’époque, les glaciers des Alpes arrivaient jusqu’ici. Il est en « quartzite triasique métamorphique », roche compacte et dure, et sert de piédestal aux gônes — les gamins dans le pâtois lyonnais — qui jouent dessus. Il a été découvert en 1862 lorsque l’on a construit le funiculaire de la Croix-Rousse.

Alexandre, guide conférencier Lyon Visite, devant le gros caillou de Croix-Rousse anime une visite

Place Bellevue

Deuxième point de vue remarquable de cette visite. Une vue plongeante sur le Rhône et ses eaux vert sombre, le Pont de Lattre au sortir du Tunnel de la Croix-Rousse qui est juste en-dessous, les berges aménagées où se pressent Vélo’v et rollers, les berges plus « sauvages » où l’on entend au printemps les grenouilles, tout le sixième arrondissement, plus loin Villeurbanne est ses  Gratte-Ciel bien visibles, à gauche le Parc de la Tête d’Or, son lac et son île.

On reste là un moment, étrangement saisi par cette vue surplombante peu courante.

Traboules des Voraces, Imbert-Colomès et Tables Claudiennes

Elles sont deux qui vont vous emmener de la place Colbert à la place Chardonnet. La traboule des Voraces et sa cour est un bi-jou-ab-so-lu, le point d’orgue de votre visite de Croix-Rousse.

Traboule et cour des Voraces

Accès : Cour des Voraces, 9 rue Diderot, en bas de la place Colbert — Ou 19 rue Imbert-Colomès

Escalier monumental de la Cour des Voraces
Escalier monumental de la Cour des Voraces

La cour date de 1840. Quand on arrive par la place Colbert, on prend en plein chou le formidable escalier de 6 étages et ses volées. La traboule plonge dans le ventre de l’immeuble, sinue à gauche, à droite, débouche 3 ou 4 niveaux plus bas au 19 rue Imbert-Colomès, ou bien au 14bis montée Saint-Sébastien. On a froid, on a chaud, ce sont des frissons de fraîcheur et d’émotion. Les êtres qui ont construit ça ne pouvaient pas être tout à fait mauvais.

Parlons d’eux, de ces Voraces. De ces ouvriers qui s’étaient donnés ce surnom, qui s’étaient regroupés secrètement, depuis 1791 la loi Le Chapelier leur interdisait. En 1848 et 1849, ils ont gagné leurs galons à jamais dans les révoltes républicaines. Leur organisation sera l’une des bases des futurs syndicats, coopératives, mutuelles.

On sort rue Imbert Colomès et, ni une ni deux, on s’engouffre dans la traboule en face, au n°20.

Traboule Imbert Colomès – Tables Claudiennes

Accès : 20 rue Imbert Colomès au 55 rue des Tables Claudiennes

On ressort au 55, rue des Tables Claudiennes. Cette succession de traboules depuis la place Colbert est, avec la Grande traboule du Vieux Lyon, des plus jolies qui soient, un passage dans le temps de la soie.

Les Tables Claudiennes

La rue des Tables Claudiennes ne tire pas son nom d’une chanson de Claude François, mais d’une table de bronze portant un discours de l’empereur romain Claude, né à Lugdunum, petit-fils d’Antoine et d’Octavie. Gribaud, un marchand de Lyon qui avait des vignes à cet endroit y découvrit cette table gravée en 1528. Dans ce discours furieusement important pour les locaux d’alors, les gallo-romains de Lugdunum, Claude leur donne le droit d’accéder aux fonctions publiques à Rome. Premier empereur né en dehors de Rome, donc en province, Claude était sensible au sort des provinciaux qu’étaient déjà — private joke pour les parisiens — les lyonnais.

Cafés-théâtres et cave de jazz

On se faufile le long de la fresque du théâtre Le nombril du monde, où Florence Foresti a débuté. Il voisine un autre bon lieu, Le théâtre des Clochards célestes. Place Chardonnet, on passe devant une cave de jazz envoûtante, La clef de voûte.

On descend l’escalier typique du quartier, à deux volées, à la façade très utilisée par les street-artistes.

Passage Thiaffait et escalier bleu

Galeries d’art rue Burdeau

Cette rue accueille une douzaine de galeries d’art contemporain, photo et peinture.

La galerie Le Réverbère (au 38) créée en 1981 par Jacques Damez et Catherine Dérioz est une des plus anciennes en France. Elle représente des photographes tels Bernard Plossu, Denis Roche, Alain Fleischer, William Klein, Xiao Zhang.

Au 19 rue Burdeau, un club de jazz historique, Bec de jazz, créé et animé par un autre personnage de Lyon, Tchangodei.

Au 17, un jardin contemporain fort réussi.

Passage Thiaffait

On emprunte l’un des deux escaliers, soit celui à l’aplomb de la rue Pouteau qu’une voiture a récemment embarqué, terminant sa course au fond, soit celui situé entre le 30 et le 32 de la rue Burdeau. Mieux, faites les deux si vous êtes amateur de street-art, ils sont en général très riches d’œuvres éphémères.

La quinzaine de boutiques-ateliers de ce passage constitue « Le village des créateurs ». Elles accueillent des créateurs de mode en phase de lancement de leurs produits. Un jeune stlyliste a ainsi repris les carnets de dessins de sa grand-mère, elle-même styliste, pour sa collection. La boutique au coin à la sortie vend l’ensemble des créations.

Prendre à gauche en sortant. Puis la rue Abbé Rozier.

Escalier bleu Passage Mermet

Accès : rue Leynaud, à droite de l’église Saint-Polycarpe

Ce passage Mermet était bien laid, jusqu’à ce qu’en mai 2019 les habitants du quartier peignent en bleu le nez des marches de cet escalier créé au 19ième siècle pour les besoins de la fabrique de la soie. Inévitable spot à selfies.

L'escalier bleu, passage Mermet
L’escalier bleu, passage Mermet

Street-art rue Abbé Rozier

L’angle avec la rue Donnée contient en permanence des œuvres de stret-art, notamment les vinyles découpés de Keza. Sur le mur en face, un « Droit dans le mur », il y en a quelques autres dans la ville.

Traboules des Capucins et de Thou

Traboule rue des Capucins

Accès : 22, rue des Capucins

Avant d’entrer dans la traboule, remarquer la chimère à tête de chien street-art au-dessus de la galerie d’art du 25. Une traboule très caractéristique en angle droit qui débouche au 5 rue Coustou par un escalier d’une quinzaine de marches.

On prend la rue Romarin à gauche et, au bout, la place Croix-Paquet, la rue qui descend à droite du jardin public, jusqu’à la rue de Thou.

Traboule de Thou et escalier carré

Traboule : 4 rue de Thou – 5 petite rue des Feuillants

Au 4, au centre de la traboule, un très bel escalier monumental et carré qui date du 17ième. Il est classé. Il appartenait au monastère des Feuillants.
Il arrive que la traboule ne soit pas accessible par le 4, faites le tour par la rue du Griffon ou la grande rue des Feuillants.

La traboule a 2 sorties, petite rue des Feuillants ou bien rue des Moirages, sortie que l’on vous recommande. Vous vous retrouvez dans une cour au pied d’un escalier qui vous mène place du Griffon, juste au-dessus de l’Opéra.

Visites guidées

Les guides conférenciers Lyon Visite vous guident toute l’année dans Croix-Rousse.

Visite guidée de Croix Rousse : Les traboules de la soie

Visite guidée street-art sur les pentes

Vieux Lyon, visiter les traboules et les cours Renaissance

LA visite “classique”… L’incontournable… L’émotion est au RDV : cours florentines, tour rose, traboules, cathédrale… Visiter Lyon au temps de Marie de Médicis,…

Parcours autonome Vieux Lyon et traboules

Nous vous avons mitonné dans cette page un itinéraire de visite à travers les fameuses traboules que vous pouvez faire vous même en une heure et demi ou deux, en solo, à deux, en famille ou en groupe.

Vous préférez une visite guidée ?

Pierre, Alexandre, Mégane, Adam, Céline, Noela, Maud, nos guides-conférenciers et conférencières de Lyon seront heureux de vous guider tout au long de l’année dans les traboules du Vieux Lyon :

Parcours conseillé de visite du Vieux Lyon sur Google Maps

C’est parti ! Voici maintenant notre itinéraire détaillé (lien map Firefox) que vous pouvez utiliser dans votre téléphone.


Afficher Lyon-visite.info : Vieux Lyon sur une carte plus grande

Cathédrale Saint-Jean

Départ Place Saint-Jean. Ici, vous pouvez passer du temps dans la cathédrale, au coeur du Vieux Lyon. Son horloge astronomique est l’une des plus anciennes d’Europe (1383, au moins) et donnera l’heure exacte jusqu’en 2019… Pourquoi ? Nous serions heureux de vous l’expliquer durant l’une de nos visites guidées. Elle sonne plusieurs fois par jour avec un défilé de personnages. L’ENS Lyon lui a consacré une page scientifique très détaillée.

Cette cathédrale était en fait une primatiale puisque le chef de l’église française a longtemps été l’archevêque de Lyon, le primat des Gaules. Le pouvoir religieux a compté ici. Des fouilles archéologiques ont mis à jour les traces de 3 édifices religieux accolés remontant en partie au 4ième siècle. Il reste, jouxtant la cathédrale et abritant son trésor, ce qui est sans doute le plus vieil édifice du quartier (en partie du 11ième siècle), la Manécanterie.

 

Cathédrale Saint Jean, Vieux Lyon
Cathédrale Saint Jean, Vieux Lyon

Si vous logez à l’Auberge de Jeunesse au-dessus de Saint-Jean, vous aurez la chance d’admirer la lumière sur cette cathédrale. Elle est sublime au lever du soleil. Comme au coucher. Ce coucher qui donne une lumière chaude à l’intérieur à travers les 12 mètres de diamètre des vitraux de sa Rosace du couchant.

La place Saint-Jean qui a (enfin) été dégagée de ses voitures a, en son milieu, une belle fontaine où l’on trouve des sujets de photos intéressants. C’est aussi une alternative à la statue de Louis XIV place Bellecour pour certains RDV.

Le quartier a une histoire de plus de mille ans. Il a failli disparaître après la deuxième guerre quand un maire de Lyon a voulu implanter des marinas en bord de Saône. Heureusement, des associations de riverains relayées par Malraux ont réussi à l’arrêter. Le site est maintenant classé patrimoine mondial de l’UNESCO et, vous vous en rendrez compte durant votre visite, draîne quantité de touristes et de visiteurs… dont vous, on vous le souhaite car c’est un quartier magnifique où l’on sent ce qu’était le Lyon des foires du Moyen-Âge.

Prendre la rue des Antonins (petite rue au milieu nord de la place) au-dessus du café de la Gargouille, très agréable bar aux couleurs chaudes avec de belles photos aux murs et une vue imprenable sur la place et la façade de la primatiale.

Entrer au 3/5 de la rue. Première traboule. Pas spectaculaire ni très belle. Mais vivante. Un chat perche sur la moto parfois. Un arbuste pousse entre les pavés. On l’a laissé grandir. Vous ressortez rue Saint-Jean.

Maison du Chamarier

Arrêt suivant dans une cour sublime restaurée il y a quelques années. C’est la maison du Chamarier où une pâtisserie fameuse faisait le coin de la rue, hélas fermée depuis 2023. Passez un moment dans cette cour, imprégnez-vous de cette beauté. Imaginez-vous au 17e siècle, quand Madame de Sévigné venait ici.

Maison du Chamarier, Vieux Lyon
Maison du Chamarier, Vieux Lyon

Le puits aurait été dessiné par Philibert Delorme, revenant d’Italie, il avait vingt-six ans, nous retrouverons Philibert tout à l’heure. Ce puits est idéal pour un selfie ou une photo de groupe.

Nota : depuis quelques années, cette cour est souvent fermée au public à cause de travaux dans les bâtiments voisins.

Maison des Avocats

Accès : 6, rue de la Bombarde

Devant vous, au fond d’un square qui porte le nom de place de la Basoche, une galerie de type toscan relie plusieurs corps de logis. La restauration de l’Ordre des Avocats lui a redonné des couleurs magnifiques. La partie du bâtiment qui donne sur la rue Saint-Jean a été construite dans la première moitié du 14ième siècle. Elle était alors l’auberge « Ostel de la Croys », fréquentée notamment par des juristes. Ceux-ci occupent encore aujourd’hui ce bâtiment avec leur centre de formation. De 1406 à 2002, la confrérie de la Basoche est installée ici.

Maison des avocats, Vieux Lyon
Maison des avocats, Vieux Lyon

La basoche

Au Moyen-Âge, cette confrérie regroupe les juristes, défend leurs intérêts, organise leur formation, dans laquelle le théâtre occupe une place importante. Dans les farces et les sotties qu’ils donnent publiquement derrière des masques, la satire des puissants et des mœurs, l’anticléricalisme et un certain matérialisme occupent une place importante, si bien qu’elles seront interdites en 1540. La confrérie fréquentera cet îlot jusqu’à la fin du vingtième siècle.

Le Musée Miniature et Cinéma

Le bâtiment héberge le Musée Miniature et Cinéma (entrée rue Saint-Jean) qui contient notamment la Reine Alien créée par James Cameron. 6,50 mètres de hauteur, 500 kg de métal et de latex.

Autour de la Maison des Avocats

Un peu au-dessus, au 14 de la rue de la Bombarde, une plaque avec un boute-feu qui allume une… bombarde.
Au 58 rue Saint-Jean, avec un peu de chance la cour à l’arrière de la crêperie Au petit glouton sera ouverte. Elle a un très joli puits adjacent à la salle et la cuisine de la crêperie, ouvertes sur cette cour très vivante.

À ne pas rater au 52, la médiévale boutique Mandragore située au fond d’une traboule en impasse. Cette boutique propose tout ce qui est du Moyen-Âge, des gantelets à la cotte de mailles en passant par tous les vêtements d’époque, velours et robes longues.

La longue traboule

Maintenant à tout seigneur tout honneur au 54, un des clous des visites organisées du Vieux Lyon, « ZE traboule », la plus longue de toutes, à Guinesser sans tarder : la longue traboule. Elle traverse quatre immeubles et quatre cours. Attention, aux heures de pointe, vu l’affluence, ça bouchon (au féminin). Quelques beaux passages qui méritent une petite photo.

On ressort rue du Bœuf.

Rue du Bœuf, Vieux Lyon
Rue du Bœuf, Vieux Lyon

C’est ça le miracle des Traboules. On tourne à droite et on longe des boutiques d’art, d’artisan, le quatre étoiles La Tour Rose, Molière a joué ici. On arrive place Neuve Saint-Jean, saturée de terrasses de restos. A l’angle de la place et de la rue du Boeuf, remarquez la statue en bois d’un boeuf sur le coin du mur. Vous verrez la même chose tout à l’heure place de la Baleine. On en profite pour vous conseiller la visite du Vieux Lyon par Thierry dans son carnet de voyage qui parle et photographie très bien sa ville natale et toutes ces rues.

Maison du Crible, Tour Rose, rue du Bœuf

Allez au 16 rue du Bœuf. Il y a là une très très jolie cour avec une tour rose somptueuse, au cylindrisme émouvant. Elle a quatre étages et est ajourée de belles ouvertures. Elle a été édifiée au 16ième siècle. Ne ressemblerait-elle pas un peu à la Tour de la Part-Dieu que les lyonnais surnomment « le crayon ». Admirez les belles portes.

Tour rose, Vieux Lyon
Tour rose, Vieux Lyon

Place Neuve Saint-Jean, palais de justice

Revenez place Neuve Saint-Jean. Au milieu, une remarquable cour ouverte avec les escaliers visibles. Cela a l’allure de Fenêtre sur cour d’Hitchcock.
A l’angle, la boulangerie du Palais. Il y a souvent la queue. Elle propose l’une des spécialités de Lyon, les brioches pralinées. Gaffe à ne pas vous y casser les dents !

Le bâtiment énorme en face de la boulangerie est l’ancien palais de justice. Les lyonnais l’appelle « Les 24 colonnes » à cause des colonnes corynthiennes qui ornent sa façade côté Saône. Elles correspondent aux heures de la journée. Il a été dessiné par Bathard père dont le fils concevra les halles de Paris. Dans le bâtiment qui précédait celui-ci furent jugées des centaines de personnes durant la Terreur, puis guillotinées place des Terreaux. Ici, siègent encore la Cour d’appel et la Cour d’assises du Rhône. Le palais dispose de sa propre prison pour les longs procès. Maurras a été jugé là en 1945 et Klaus Barbie en 1987.

Traboule rue Saint-Jean à rue des Trois-Maries

Continuez la rue Saint Jean vers le nord, dans le sens décroissant des numéros de la rue. Au 27 rue Saint-Jean, nouvelle entrée de traboule.

On ressort 6 rue des Trois Maries après deux cours ocres et des galeries italiennes. Une rue en boomerang dont la courbure est bien visible. Une des plus caractéristiques du Vieux Lyon. On se croirait au 16e siècle. On tourne à gauche en direction de la place de la Baleine. Beaux pavés.

Place de la Baleine

On retrouve au coin de la très jolie place de la Baleine et de la rue du même nom le panneau sculpté annoncé plus haut représentant une baleine. Il peut être agréable de boire un pot en terrasse ici l’été, au frais. L’hiver, il y a souvent des cracheurs de feu. Imaginez-vous ici, au Moyen-Âge, pendant l’une des quatre grandes foires annuelles qui ont permis à Lyon d’entrer dans une nouvelle expansion économique, confirmée à la Renaissance par l’installation des banquiers florentins qui sont arrivés dans le sillage de Catherine de Médicis. Ils ont construits beaucoup des beaux hôtels qui subsistent encore aujourd’hui.

Traboule place du Gouvernement à Quai Romain Rolland

Accès : 2, place du Gouvernement

On continue rue Saint-Jean jusqu’à la place du Gouvernement. Au n°2, une traboule qui commence par des escaliers menant à une très belle cour. Elle est située au-dessus de ce qui était jadis les écuries de l’hôtellerie de Saint-Christophe.

Beau bâtiment. Faisant presque too much à cause de la réhabilitation récente, mais il faut sans doute l’imaginer ainsi au 15e siècle, à sa construction.

Si vous continuez la traboule, vous vous retrouvez au 10 Quai Romain Rolland.

Reprenons la rue Saint-Jean.

Hôtel et musées de Gadagne

Accès : 1, place du Petit Collège

L’hôtel Gadagne

Les marchands-banquiers Gadagne étaient immensément riches. Simon avait fuit Florence pour Turin puis Lyon au retour de Cosme de Médicis. Son fils Thomas Ier réussit à son tour dans les affaires et intègre la vie politique lyonnaise. Son neveu Thomas II hérite de lui, devient encore plus riche et est élu échevin en 1537. L’année suivante, il loue cet hôtel particulier construit par les frères Pierrevive, des marchands du Piémont. Ses fils Guillaume et Thomas III en deviennent propriétaires entre 1545 et 1581. Rivaux, les frères habitent chacun à une extrémité de l’hôtel où ils organisent néanmoins en commun de somptueuses fêtes. Au 18ième siècle, le bâtiment deviendra un ensemble de logements, il sera racheté par la ville en 1902 et classé monument historique en 1920. Il abrite alors le musée historique de la ville. Il est entièrement rénové de 1998 à 2008. Le résultat est fracassant de beauté. La vaste cour est à elle seule un joyau. Il contient deux musées et des jardins en hauteur.

Musée d’histoire de Lyon

30 salles reconstituent l’histoire de Lyon depuis l’Antiquité.

Son remarquable centre de documentation est accessible sur rendez-vous. Il conserve notamment des manuscrits des pièces de Guignol.

Musée des arts de la marionnette

Organisé autour de Guignol, il expose des marionnettes dans neuf salles.

Fournel Paul photo Sophie Bassouls
Paul Fournel © Sophie Bassouls/P.O.L

À ce sujet, lire notre portrait croisé de Laurent Mouguet, le père du théâtre de Guignol, et de Paul Fournel, l’auteur de Faire Guignol.

Jardin en hauteur du Musée Gadagne, un lieu romantique

Accessible sans billets aux musées, prendre l’ascenseur jusqu’au 4ième. On se retrouve dans le ciel. Des petites tables en terrasse. Du silence. Une pelouse et des rosiers. Un des lieux les plus romantiques de Lyon. On peut boire un verre, manger un repas léger.

Place du Change, le souffle de Soufflot

Arrivée Place du Change. C’est là que l’on changeait sa monnaie avant de quitter le royaume de France. Cette place est souvent très animée avec des spectacles vivants. C’est un des points d’entrée de Saint-Jean.

Temple du Change, par Soufflot

Le temple du Change, remanié par Soufflot en 1748, est un temple de culte protestant depuis 1803. Soufflot, inspiré par Andrea Palladio, lui-même inspiré des façades des temples romains, l’a doté d’une façade remarquable, classée. Deux horloges la couronnent, selon le vœu de Soufflot, qui avait imaginé une horloge « idéale » marquant jours, mois et années. En 1999, pour le passage du millénaire, son souhait a été réalisé à gauche du bâtiment, à la place d’une horloge disparue pendant la révolution.

Palais du Change, Vieux Lyon
Palais du Change, Vieux Lyon

Maison Thomassin

Vieux Lyon traboules - Maison Thomassin, place du Change
Maison Thomassin, place du Change, Vieux Lyon

Autre belle façade, celle gothique de la maison Thomassin, édifiée en 1493, qui conserve d’une première maison bâtie en 1298 un plafond peint à son premier étage.

Montez la rue de la Loge à droite du Palais du Change, prenez en haut la rue de la Juiverie.

Rue Juiverie

Avant d’entrer dans la rue, vous pouvez gravir les premières marches de la montée du Change pour découvrir l’escalier Renaissance de la maison Henri IV.

Presque toutes les façades de la rue  sont intéressantes : fenêtres à meneaux, gargouilles vraies ou factices ajoutées par les habitants. Plusieurs ateliers de troupes de théâtre.

Un restaurateur d’horloges au n°20, l’Horloger de Saint-Paul, comme dans le film de Bertrand Tavernier, tourné dans ce quartier. Un bel atelier de sculptures au n°15.

Galerie Philibert Delorme

Enfin, au n°8 de la rue Juiverie, un des MUST de notre visite : la galerie Philibert Delorme. Une plaque dans la cour explique sa construction par le jeune architecte rentrant alors d’Italie. Une merveille de légèreté et de symbolisme qui unit deux maisons.

Cour Philibert Delorme, Vieux Lyon

Place Saint-Paul

On arrive Place Saint-Paul, centre de ce quartier qui avec Saint-Georges et Saint-Jean constitue le Vieux Lyon. On continue jusqu’à l’église Saint-Paul, magnifiquement restaurée, dedans comme dehors. Elle côtoie une place tranquille, à l’écart du barouf touristique de Saint-Jean, la place Gerson avec un café-théâtre caractéristique du Vieux-Lyon et de l’esprit des cafés-théâtre à leur démarrage dans les années 70 sur les pentes de la Croix-Rousse.

Place Saint-Paul, Vieux Lyon
Place Saint-Paul, Vieux Lyon

Vous pouvez revenir sur vos pas tranquillement jusqu’à la cathédrale, profitez du plaisir de découvrir ce qui vous avait échappé.

Vous pouvez aussi continuer par la visite des murs peints en prenant la passerelle Saint Vincent en direction de la fresque des Lyonnais. Cet itinéraire vous ramènera place du Change, vers le mur de la Cour des Loges : consultez notre circuit.

Notre partenaire « Lyon Historique » propose 3 fiches sur l’histoire du quartier.

Bonne visite.

Les traboules de la Croix-Rousse (2e partie) – Du gros caillou à l’Opéra

Après presque 11 années, le contenu de cette page a enfin été terminé ! Merci de votre patience. Terminé et intégré à la page parcours  Croix-Rousse et Pentes par les traboules de la soie. Merci de consulter celle-ci pour le parcours Croix-Rousse.

Pour une visite guidée avec nos guides conférenciers, consultez :

Visite guidée « Croix-Rousse, les traboules de la soie »


 

  1. On se dirige vers le Gros Caillou. Pour cela on passe par le plateau en remontant la rue des Pierres Plantées. En haut de la rue, on est face à l’un des centres névralgiques de la Croix-Rousse : la place, le boulevard, la station de métro… tous trois portant le même nom. Si l’on part à gauche (mais on va partir à droite), il y a un marché chaque jour, des institutions comme le café Le Chantecler, plus loin la mairie du 4e avec une plaque commémorant les révoltes ouvrières de 1831 et 1834. Nous en parlerons plus loin.
  2. On part donc à droite en direction de la toute nouvelle esplanade dite du Gros Caillou aménagée à l’occasion de l’installation d’un parking souterrain (comme quoi l’on peut parfois joindre l’agréable à l’utile). Mais le Gros Caillou, c’est quoi ? Et bien c’est exactement ce que son nom désigne… c’est-à-dire un vraiment gros caillou qui a échoué là pour des raisons que les guides locaux s’échinent à expliquer du côté des glaciers. En fait, on n’en sait rien ! Longtemps tagué sur toutes ses faces et perdu au bout du bout du boulevard, il est maintenant restauré et justifié par l’esplanade qui en est en quelque sorte l’écrin. Une jolie terrasse s’est installée là qui permet les jours de beau temps de profiter de la vue sur Lyon et les Alpes, ses sacs de marché aux pieds.
  3. Au bout de l’esplanade, on descend par les larges escaliers, on traverse la rue Mottet de Gérando et on arrive à la place Bellevue. Ici on a le deuxième point de vue de cette visite. Une vue plongeante sur le Rhône et ses eaux vert sombre, le Pont de Lattre au sortir du Tunnel de la Croix-Rousse qui est juste en-dessous, les berges aménagées où se pressent Vélo’v et rollers, les berges plus « sauvages » où l’on entend au printemps les grenouilles, tout le sixième arrondissement, plus loin Villeurbanne est ses  Gratte-Ciel bien visibles, à gauche le Parc de la Tête d’Or, son lac et son île. On reste souvent là un moment, étrangement saisi par cette vue surplombante peu courante.

La suite de la visite est en cours de rédaction.