La maison Brochier travaille la soie à Lyon depuis 1890, installée à Croix-Rousse. Cette manufacture familiale fabrique des tissus de luxe pour les palais, les grands hôtels et la haute couture (collaborations avec Givenchy, Christian Lacroix, Valentino, Yves Saint Laurent, etc.)., en perpétuant des techniques traditionnelles comme l’impression au cadre lyonnais tout en créant et en innovant sur des nouvelles techniques textiles.
Le musée Brochier installé Grand Hôtel-Dieu offre une plongée dans l’univers de la soie lyonnaise. À l’atelier Brochier rue Romarin, à 50 mètres des Terreaux, on peut voir les artisans travailler la soie. Des visites et ateliers manuels y sont organisés.
Remise en état d’un ancien métier à tisser au musée
Cédric Brochier souhaitait installer un métier au sein du Musée à l’Hôtel-Dieu. Il en a récupéré un, dans une grange, dans la Loire, datant de 1870, en mauvais état, et l’a installé Quai Courmont et mené sa restauration avec l’aide d’autres acteurs lyonnais de la soie. Nous avons assisté à sa phase finale, l’opération complexe, minutieuse et longue de l’installation de la chaîne.
Installation de la chaîne sur le métier à tisser restauré
Travail à la chaîne
La chaîne, en tissage au métier Jacquard, est l’ensemble des fils tendus verticalement en parallèle sur le métier. Ils sont les supports des fils de trame passé en horizontal pour fabriquer le tissu.
Sur le métier inventé par Jacquard, cette chaîne est commandée via la fameuse mécanique Jacquard dans son détail par des lisses, où l’on peut passer une maille, et des harnais, lames pour guider l’entrecroisement de tous ces fils.
Des milliers de fils dans une chaîne. De 2 à 6000 pour un foulard. Jusqu’à 10000 ou plus pour un brocart ou un damas. La chaîne en train d’être installée en décembre 2025 sur ce métier restauré en compte 6000.
Une finesse folle de fil, c’est ce qui fait la soie. Prenez 9000 mètres de fil de soie. Ils vont peser une vingtaine de grammes… seulement ! On appelle ça des deniers. La mousseline et le voile seront dans un fil encore plus fin, moins de 10 deniers ! Moins de 10 grammes les 9000 mètres. Trenet aurait pu en faire une chanson, le débit du denier.
Rencontre et interview avec l’installatrice et l’installateur de cette chaîne au musée Brochier, puis avec un expert et passionné, Michel Rodarie, président d’honneur de l’association Soierie Vivante qui se consacre à la préservation et la démonstration de métiers historiques.
Entrez dans la chaîne à tisser et suivez ces milliers de fils, écoutez la soie toujours au travail à Lyon :
Musée Brochier 18 Quai Jules Courmont Entrée par le quai Lyon 2e
L’enfance, la Résistance, deux éléments importants de l’histoire du romancier Pierre Péju, né à Lyon. La lectrice ou le lecteur découvrira dans Échappées, son dernier roman paru fin 2025, dans quelles circonstances.
L’enfance, la Résistance, deux éléments importants de l’histoire du romancier Pierre Péju, né à Lyon. La lectrice ou le lecteur découvrira dans Échappées, son dernier roman paru fin 2025, dans quelles circonstances.
L’histoire de Stella et Aimée, une enfant à sauver
Pierre Péju y raconte l’histoire d’une petite fille juive, cachée dans une malle en osier, découverte quand la malle va pour être stockée dans les locaux d’une société de déménagement en plein Lyon, dirigée par un patron fortement engagé dans la Résistance, qui édite un journal clandestin. Aimée, sa jeune secrétaire, tout juste formée à la sténo-dactylo, va contribuer au sauvetage de Stella, la gamine pourchassée, et s’attacher à elle. Tous vont traverser la guerre et l’après-guerre, dans une série de péripéties où le suspense prend au ventre et à l’âme.
Pierre Péju dresse des personnages forts, extrêmement attachants, vivants à la fois dans le réel violent, angoissant, sordide de cette époque terrifiante, tout en étant guidés chacune et chacun par les lumières individuelles de la résistance, du refus de l’oppression, et par la solidarité, la confiance. Le désir de protection d’Aimée, cristallisé par Stella, s’épanouit en amour maternel en même temps qu’elle entre en Résistance.
« Stella, dis-toi qu’elle est peut-être une étoile filante. Et tu sais comment on définit, dans les dictionnaires, une étoile filante ? J’ai appris ça il y a longtemps…
— Comment ? demande Aimée qui préférerait qu’il se taise.
— Écoute bien cette définition : “Petit corps extraterrestre qui traverse l’espace en laissant derrière lui une traînée lumineuse. Il peut se volatiliser, ou bien atteindre le sol en n’étant que partiellement détruit.” Pas mal, non ? »
Stella, violemment choquée par la perte de ses parents puis de sa famille d’adoption, se terre dès qu’elle le peut dans le moindre trou. On parlerait aujourd’hui de stress post-traumatique. Cette réaction, conjuguée à sa farouche volonté existentielle, va-t-elle paradoxalement lui sauver la vie ? On ne vous en dit pas plus, sauf que l’on tourne les pages avec avidité, pour suivre Stella à travers les yeux d’Aimée, jeune femme aimante, arrivant de la campagne en ville pour gagner son indépendance. La perdrait-elle si jamais elle devait se marier pour avoir des enfants ?
L’enfance, un grand thème de Pierre Péju
Cette enfance qu’il s’agit ici pour Aimée et son patron Charbonnier de sauver est un grand thème de Pierre Péju. Il a écrit Naissances, un recueil de nouvelles très sensibles sur le moment de la naissance, vu du côté des pères. Enfance obscure, essai où il s’interroge en philosophe qu’il est sur la notion d’enfantin. Et le roman à succès La Petite Chartreuse, prix du Livre Inter 2003, adapté aussitôt au cinéma par Jean-Pierre Denis, où Eva, une petite fille en fuite s’enferme dans le mutisme après un accident causé par un libraire itinérant. Car la librairie est une figure importante dans sa vie.
Les racines familiales et résistantes du roman
Pierre Péju, est en effet le fils de Raymond Péju et le neveu de Georges Péju qui animèrent La Proue, une des plus fameuses librairies de Lyon, créée juste après la guerre. La Proue, située rue Childebert, était à la fois une tanière à livres et un lieu avant-gardiste, organisant rencontres et expositions avec des figures comme Henri Michaux et Georges Perec, accueillant les noms de la littérature, de la poésie, défendant Roger Planchon et le Théâtre de la Cité, soutenant des écrivains lyonnais comme Jean Reverzy, Bernard Simeone.
Pierre Péju est aussi le petit-fils d’Élie Péju, compagnon de la Libération, cofondateur du mouvement Franc-Tireur. Il en reprend la figure dans le personnage de Charbonnier, le patron de Déménagement moderne, qui utilise la couverture de sa société pour ses activités de résistance. Avec l’aide de ses employés, il recueille les meubles et effets des juifs en fuite en sauvegardant les noms de leurs propriétaires, pour le futur, imprime et distribue des journaux clandestins, porte des messages, évacue des personnes à travers des filières clandestines. Une véritable figure de héros.
Lyon, personnage du roman
Échappées se déroule dans un Lyon figé par la peur et la Gestapo, entre Bellecour, Montluc, le camp de Vénissieux, la rue Sainte-Catherine, la rive gauche du Rhône, Villeurbanne. Aimée porte des messages ou des armes dans les sacoches de son vélo par les petites rues vers des magasins de fleurs ou des poubelles, Raymond, son trop jeune soupirant, emprunte même une traboule à moto, jusqu’à la Libération où la ville s’habille de bleu blanc rouge et de bonheur retrouvé.
Un Lyon souvent brumeux, voire gris, qui s’illumine d’échappées libératoires dans le Trièves, vers la Suisse, dans une maison au sud de Lyon, au bord du fleuve.
Un roman à (s’)offrir
Échappées est un très beau et très fort roman, éclairé par des figures de héros modestes, autour de l’enfance et de la guerre, de la Résistance à Lyon, servi par l’écriture sensible et simple de Pierre Péju. Offrez-le, offrez-vous-le.
Le mémorial Le Veilleur de pierre, place Bellecour
« Une fois, alors que je marche avec elle dans le centre de Lyon en lui donnant sagement la main, ma mère m’entraîne avec une certaine brusquerie et sans raison apparente vers un grand monument commémoratif devant lequel nous sommes déjà passés maintes fois sans qu’elle semble lui accorder d’importance. C’est la sculpture d’un très grand homme de pierre, entièrement nu, dressé à l’angle d’un bel immeuble. Il tient devant lui un bouclier orné d’une croix de Lorraine. Dans le renfoncement est fixée une plaque avec le nom d’otages abattus exactement à cet endroit. Nous voilà, ma mère et moi, immobiles au pied de ce géant qui déclare, sur un écriteau : Passant, va dire au monde qu’ils sont morts pour la liberté. »
Échappées, Pierre Péju, 2025, éd. Gallimard
Mémorial Le veilleur de pierre, place Bellecour, angle rue Gasparin
Nos coups de cœur 2025 pour la 26e fête des lumières. Une édition sobre, avec de magnifiques joyaux, et des références à la culture lyonnaise.
Une très belle fête des lumières. Surprenante, bouillonnante et enthousiasmante d’énergie, place Antonin Poncet, Gare Saint-Paul, place Pradel avec les skateurs de HDV. Profonde, contemplative, spirituelle, Quais de Saône avec les Malles Persanes, façade de la cathédrale Saint-Jean, à Grôlée avec ces fleurs héliotropes. Sans manquer d’humour, place des Terreaux, autour des mères lyonnaises de la gastronomie.
Un succès tellement au rendez-vous que Parc de la Tête d’Or il y a eu de très longues files d’attentes, rançon d’un succès qui année après année perdure.
♥ N°1, coup de cœur absolu : «Les Malles Persanes», Quais de Saône — Un conte chamarré, immémorial et organique
Poissons fabuleux, navires chargés de tissus chatoyants, oiseaux polychromes. Entre Saône haute en cette période de crue et colline illuminée, voici cette œuvre incroyable de Thierry Pierras, dessinateur et musicien.
Quais de Saône, Les Malles Persanes, Thierry Pierras
Dans nos yeux émerveillés, les images enchantées, totalement organiques, passent, dérivent, flottent, sur les façades entre chevet de la cathédrale et les 24 colonnes du Palais de Justice. Et cela pourrait durer toujours, d’ailleurs cela dure longtemps après être rentré de la fête des lumières, dans notre sommeil, un rêve de lumière. Merci Thierry Pierras. nOus l’avions interviewé, retrouvez- le ici :
♥ N°2, coup de cœur dansant : «Le jardin de lumière», place Antonin Poncet
Danse ! Danser ! Sur la pelouse de la place, on s’en donne à cœur joie, sur les morceaux dance concoctés par Orel, sur de pêchues animations lumière d’Olivier Davy.
L’un des moments forts de la Fête des lumières 2025 dans le « Jardin de lumière » imaginé par Orel et Olivier Davy, place Antonin Poncet
Coup de cœur n°3 : «Lumina», Cathédrale Saint-Jean — Entrez dans la nef, un voyage spirituel
Le Tchèque László Zsolt Bordos a eu une idée artistique très originale, nous emmener dans la cathédrale. Le résultat, une longue animation à la fois vertigineuse et fascinante.
Il nous invite à entrer dans l’immense nef progressivement, comme un bon romancier dans son histoire. La façade s’ouvre sur toute sa hauteur, écartée par deux mains, et l’intérieur arrive comme l’on tournoie dans l’édifice, comme dans un vaisseau spatial au ralenti arrivant dans la ceinture de Saturne. C’est absolument magnifique. Un profond voyage spirituel.
Un autre moment très fort de la Fête des lumières 2025 sur l’immense façade de la Cathédrale Saint-Jean, avec Lumina, créée par l’artiste tchèque László Zsolt Bordos
Lumina, par László Zsolt Bordos – Cathédrale Saint-Jean
Lumina, par László Zsolt Bordos – Cathédrale Saint-Jean
Coup de cœur n°4 : «Jeune création», gare Saint-Paul — Peinture expressionniste au couteau vidéo
La façade de la gare Saint-Paul offre l’un des alliages le plus envoûtant de couleurs de peintre et du noir de la nuit pour cette fête des lumières. Les jeunes créateurs Vali Chincișan, roumain, Panagiotis Tomaras, grec et Svitlana Reinish, ukrainienne, nous offrent des images d’une beauté narrative stupéfiante. Produits par les Rencontres Audiovisuelles de Lille, association qui travaille autour des nouvelles images et du video mapping, ils figurent cette énergie prometteuse mêlant culture et modernité.
Jeune création, Gare Saint-Paul — Vali Chincișan, Panagiotis Tomaras, Svitlana Reinish
Coup de cœur n°5 : «Héliotrope», quartier Grôlée — De fascinantes mandalas
Dispositif d’une apparente grande simplicité, 5 disques en haut d’un pied. L’évolution continue de leurs motifs, sur des schémas très esthétiques, évoquant des vitraux, sur une musique de pop progressive est absolument fascinante. On reste là, longtemps. C’est de la beauté à l’état pur.
N°6 – Drone et d’Or au parc, coup de cœur ambivalent entre beauté et attente
Le spectacle de drones au parc est un tel succès public que la foule est phénoménale et le temps d’attente colossal, à moins d’arriver longtemps avant.
Oui, le spectacle de ces 500 drones formant des figures au-dessus du lac est fascinant. Ceci quand bien même certaines de ces figures sont attendues : lumignons, blason du lion emblème de la ville. Beaucoup d’autres, évoquant les courbes mathématiques de Lissajoux de nos années lycéennes, sont magiques de grâce.
Leur bourdonnement d’essaim contraste avec leur usage massif dans la guerre en Ukraine, une pensée probablement partagée par beaucoup de spectateurs aux yeux rivés vers le ciel du Parc de la Tête d’Or, lors de cette fête des lumières aux racines chrétiennes.
À voir aussi
Humour et ironie gastronomiques en culottes courtes à Terreaux
Le spectacle de légumes, de poissons, de poulardes, de saucisses et de jeux de mollets ne manque pas de saveurs place des Terreaux. Mélanger la cuisine de fourneaux des mères lyonnaises avec les raviolis et le couscous ramène à la Myrelingues de Rabelais. La gastronomie est multiple disent les artistes du collectif Tigrelab, auteurs de cette animation « Lundi c’est raviolis ».
Place des Terreaux, « Lundi c’est raviolis » par le collectif TigrelabLes mères lyonnaisesLe vendredi, ce n’est pas raviols
HDV, 40 ans de skate à Lyon — Place Louis-Pradel
Les amateurs de skate se régaleront place Louis-Pradel, sur les lieux mêmes du spot mythique, connu mondialement, de HDV, pour «Hôtel-de-Ville» où depuis les années 80, des skateurs sont venus faire, voire même inventer des figures.
Ils nous l’ont raconté dans l’interview qui suit :
Ils sont skateurs, ils nous racontent « HDV », spot lyonnais mythique de skate mis à l’honneur pour cette fête des lumières 2025.
Rencontres sur le mythique spot HDV au pied de l’Opéra avec Adam, guide conférencier, Julien Menzel et Rémy Bergeron, artiste et directeur artistique, tous riders. HDV et le skate lyonnais sont mis à l’honneur pour cette fête des lumières 2025.
HDV ?… Ses initiales sonnent comme celles du BHV et c’est aussi un bazar, en apparence seulement, de croisements de flows, de lines, de snakes sur les immenses dalles de marbre, dans le fracas des planches et des roulettes. Là, au pied de l’Opéra, sur ce spot mythique baptisé par eux « HDV », pour l’Hôtel-de-Ville tout proche, les skateurs slident, grindent, font des flips tricks sur les ledges et la pyramide depuis plus de 30 ans.
Honneur et reconnaissance institutionnelle ce 5 décembre jusqu’au 8, les néons, les lasers et les leds remplaceront les planches et leurs passionnés pour 4 soirées, dans une des 23 animations de la Fête des lumières.
Adam, guide conférencier lyonnais, raconte son HDV : interview
Adam, quelle est l’histoire de ce spot surnommé HDV pour Hôtel-de-Ville ? Et ton histoire avec lui ?
C’est la SKATE plaza centrale, iconique de Lyon. Elle a connu plusieurs générations de skater depuis les années 1990. De Jérémie Daclin, JB Gillet à Aurélien Giraud, 3 professionnels ou ancien-professionnels du skateboard qui ont donné une impulsion forte à cette place et à la scène skateboard locale.
Adam, sur le spot HDV – Photographie de Cyril Allister
Le spot est un lieu de rassemblement pour les skater de la ville mais aussi du monde entier. Il fait parti des spots incontournables pour quelqu’un qui vient de l’étranger et qui vient à Lyon pour pratiquer le skateboard. Il peut être le lieu où on se retrouve entre pratiquants avant de se diriger vers un autre spot où le lieu où on termine notre session. C’est aussi un lieu où on peut passer des heures, journées entières à pratiquer. Pourquoi ? Le revêtement du sol a été restauré récemment, il est donc parfait. Il y a des lignes, le spot est aéré, a une diversité de mobiliers urbains (pyramides, ledges c’est à dire des bancs) où on a l’habitude de skater. Ce qui n’est pas forcément simple à comprendre pour un passant lambda qui traverse la place ou qui souhaite s’asseoir sur ces fameux bancs. Il y a toujours une dimension sociale importante à avoir car on pratique sur un espace public.
Dans mon cas, cela fait presque 10 ans que je pratique sur la place. C’est mon « Home spot », mon spot préféré. C’est là où je vais généralement car le mobilier est raccord à mon style de pratique du skateboard. C’est aussi l’endroit où je suis quasi sûr de retrouver toujours des copains qui pratiquent régulièrement sur le même spot. Et puis géographiquement, c’est central.
Comment tu vis le fait que le skate et ce spot HDV soit une des œuvres de cette Fête des Lumières, qui est un événement aussi grand public ?
C’est la première fois qu’on valorise cet aspect de la place. C’est une bonne idée, elle est connue mondialement pour ça c’est donc tout à fait légitime de lui rendre hommage de cette manière là. C’est sans doute aussi parce que le skate est un peu moins « niche », il est davantage mis en avant, à la mode. Sans doute depuis le COVID et l’inscription aux JO de la pratique. Pour autant l’industrie du skateboard vit mal, ce qui est assez paradoxal.
Chaque année, pendant la FDL, la place se transforme avec différentes installations qui gênent notre pratique habituelle. Je sais que cela ne va pas durer et je vais généralement ailleurs pour avoir un endroit plus aéré. On a cette chance d’avoir du choix à Lyon mais encore faut-il que la météo soit clémente.
Adam, sur le spot HDV – Photographie d’Aurélien Seive
Comme guide conférencier et comme skateur, quels liens vois-tu entre le skate et le patrimoine, l’architecture de la ville ?
Dans le cas d’HDV c’est un peu spécifique car on est sur un lieu qui s’est vu approprié par ET pour les skateurs depuis les années 1990 et qui l’est encore aujourd’hui. Ce sont les skaters qui valorisent ce patrimoine à leur manière en proposant une composition sur la place, le mobilier à travers le mouvement. Cela peut être une forme d’art, là où la photographie, la vidéo capturent notre « performance ». Le skateboard est mal compris mal vu par le grand public parce qu’on fait du bruit, « on dégrade » le mobilier urbain. Ce qui n’est pas forcément vrai. L’argument «ce sont nos impôts qui payent les réparations de la place » n’est pas valable. Déjà on en paye aussi, on en a conscience et c’est nous qui réparons le spot sans concertation avec la ville pour pouvoir pratiquer dessus régulièrement. Comme pour le street art, cette culture est né dans la rue et est fait pour y rester. Un skater préférera toujours pratiquer dans un espace public aéré, sur une architecture contemporaine récente plutôt que dans un espace clos, délimité par une instance comme par exemple un skatepark. Si on prend l’exemple de l’architecture espagnole ou catalane, il y a un lien très fort entre l’urbanisme, l’architecture des ville et la pratique du skateboard. Il y a même une renommée internationale sur ces territoires où des skaters du monde entier viennent pratiquer dans ces villes dans le but de performer sur différents espaces publics et ce depuis plusieurs décennies.
Rencontre avec Julien Menzel et Rémy Bergeron
Rencontre avec Julien Menzel et Rémy Bergeron, le 5 novembre 25, à l’Opéra de Lyon, pour la présentation de l’édition 2025 de la fête des lumières.
L’animation « HDV – 40 ans de skate à Lyon »
Conception : collectif NUMBER 8 (dont fait partie Julien Menzel) et Rémy Bergeron, directeur artistique et skateur
Informations pratiques
Quand ? du 5 au 8 décembre 25 de 19h à 23h, sauf dimanche 7 de 18h à 22h
Pour ses œuvres, Thierry Pierras crée d’abord à la main, sans ordinateur ni IA, des images venues de loin, par les airs et les fleuves et qui racontent les liens, l’univers, l’essence de nos vies et de nos sentiments. Il nous a présenté son œuvre faite de plusieurs contes intemporels qui sera jouée sur les façades entre le chevet de la Cathédrale et «Les 24 Colonnes», devant la Saône.
Nous vivons dans un monde saturé d’images, de notifications, de solitudes connectées. Pourtant, il suffirait de regarder, regarder vraiment, pour retrouver ce qui nous lie entre nous et au monde : la beauté de chaque bille, d’une raie d’arc-en-ciel, le dessin des mains, le trot du poulain, le son mozartien d’une émotion, la magie des récits partagés. À la fois dessinateur et musicien, Thierry Pierras a imaginé de nous ouvrir des Malles Persanes pour nous dévoiler tout cela entre leurs flancs.
L’œuvre projetée : un voyage dans l’essence du monde et de nos vies en images et en musique
La création lumineuse et musicale de Thierry Pierras est composée de plusieurs séquences, chacune narrant une histoire ou un enseignement sous la forme du conte. Par exemple, dans la première, intitulée « Les oiseaux teinturiers » redonnent vie à des sentiments oubliés qui sont inscrits sur leur plumage.
« Les oiseaux teinturiers », Thierry Pierras, dessin pour le premier conte projeté.
La création dure une dizaine de minutes et est jouée en boucle.
L’interview de Thierry Pierras : la sagesse d’un conteur
Rencontre avec Thierry Pierras, le 5 novembre 25, à l’Opéra de Lyon, pour la présentation de l’édition 2025 de la fête des lumières.
Informations pratiques
Quand ? du 5 au 8 décembre 25 de 19h à 23h, sauf dimanche 7 de 18h à 22h
Où ? se placer rive gauche de la Saône, entre le pont Bonaparte et la buvette
S’il vous fallait une raison pour une balade au Parc de la Tête d’Or ces jours-ci, vous en avez deux : l’automne et le cultissime Chat de philippe Geluck. Une exposition gratuite de ses statues en plein air.
S’il vous fallait une raison pour une balade au Parc ces jours-ci, vous en avez deux : l’automne et le cultissime Chat. Une exposition gratuite de ses statues en plein air.
Le flamboiement sur tous les tons des feuilles mortes et la bienveillance des statues du cultissime Chat évoquent un bon morceau de jazz. Piano, contrebasse, balais sur caisse claire, façon Stan Getz ou Paul Desmond. Un toucher de cymbales cuivré comme le feuillage en cette mi octobre. Nous sommes bien, marchant emmitouflé dans nos lainages juste ressortis de nos placards.
Le Chat, statue de Philippe Geluck – Parc de la Tête d’Or, allée du lac
Les formules de l’artiste gravées au pied de ses énormes statues alignées sous les dizaines d’essences d’arbres de l’allée du lac nous amènent un sourire tranquille.
ROMÉO ET JULIETTE L’amour impassible
TUTU ET GROMINET À deux, on est plus souples
15 statues depuis l’entrée de « La Porte du Rhône » jusqu’aux corolles colorées de la Roseraie internationale. Hautes de 2 mètres, aussi larges, en bronze massif et patiné, elles en imposent tout en étant familières, à l’image du personnage du Chat. Chacune très différente, nous emmenant dans un univers riche, légèrement absurde, autour de l’humour, du golf, du Manneken Pis, de Roméo et Juliette, du monde du travail.
Le Chat, statue de Philippe Geluck
Un humour empli de bienveillance qui nous rassénère, les guerres s’estompent, la valse des premiers ministres ralentit, les réseaux sociaux et les chaînes d’info se mettent à la poésie, les dictateurs tricotent des pulls, et cette paix va durer jusqu’à Halloween, voire à la Noël, une bonne grasse matinée avec ce bon vieux Chat qui nous ronronne sur la couette de rouille et d’ocres de la canopée tombant en virevoltes languides aux pieds.
Le Chat (de dos), statue de Philippe Geluck – Parc de la Tête d’Or, allée du lac
Philippe Geluck, né en 1954 à Bruxelles, est connu pour être l’auteur du Chat, félin cynique et philosophe devenu culte depuis 1983. Humoriste, dessinateur et observateur pointu de la société, il mêle stand-up et BD pour aborder l’absurde et l’humain avec une magnifique élégance. Chevalier mérité de la Légion d’honneur, son œuvre, traduite dans 20 langues, est un pilier de l’humour intelligent.
L’exposition est agrémentée de nombreuses explications tout au long. Il y a une application pour votre téléphone, bien fichue : “Le Chat déambule”. Philippe Geluck y explique notamment le making-of de ces statues. C’est bien, c’est bon, ça adoucit, les promeneurs déambulent tranquillement et l’on rêve de cette tranquillité que savent s’offrir les chats, que sait nous offrir en cet automne Le Chat du multi-artiste Philippe Geluck, à la fois peintre, acteur, sculpteur, écrivain. Le Parc de la Tête d’Or est un trésor de couleurs, d’odeurs sylvestres, le lac brumeux un décor écossais. Cette balade automnale avec Le Chat, une douceur roborative.
Gilles Bertin
Informations pratiques
Exposition « Le chat déambule » du 3 octobre 25 au 1er mars 26
Entrée : par la Porte du Rhône
Accès : gratuit
Accessibilité PMR
Horaires : 6h30 à 20h30
Prolongez votre visite du Parc de la Tête d’or avec
Ses êtres protozaires sont émouvants, sur des aplats rouge, bleu, jaune, d’une intensité saisissante. Ils habitent ces semaines-ci les murs des Pentes de Croix-Rousse, exposés aux dégradations. Dans une osmose de culture de rue et d’art naïf, Goofy conjugue l’intimité de l’être et sa fragilité face aux coups du temps. Rencontre avec un artiste désarmé et désarmant.
Ses êtres protozaires sont émouvants, sur des aplats rouge, bleu, jaune, d’une intensité saisissante. Ils habitent ces semaines-ci les murs des Pentes de Croix-Rousse, exposés aux dégradations. Dans une osmose de culture de rue et d’art naïf, Goofy conjugue l’intimité de l’être et sa fragilité face aux coups du temps. Rencontre avec un artiste désarmé et désarmant.
« L’être humain prend des coups sans le vouloir », dit Goofy. C’est sur cette fragilité de l’être, tout au long du temps que l’artiste travaille actuellement, dans son atelier, montée de la Grande Côte, chaque jour, quand il n’est pas à son boulot alimentaire d’intérimaire. Dans son atelier ou bien sur les murs du quartier.
« Ça tourne autour des corps, de leur fragilité au cours du temps, à tout ce qui nous entoure. »
Goofy, à l’atelier, octobre 2025
Là, disposant de plus de temps que dans la rue, il utilise la peinture. Beaucoup d’acrylique. Et aussi le plâtre, pour sa sensibilité au fil du temps qui passe. Il le met directement sur ses œuvres, à la main. « C’est une bonne matière », commente-t-il, se parlant à lui-même autant qu’à moi qui l’interviewe. Et dans cette réflexion, on sent la satisfaction de celui qui a trouvé son mode d’expression.
Œuvre de Goofy avec plâtre, à l’atelier
Ces formes protozoaires, un peu naïves, lui sont tombées dessus, émergeant comme ça, dans sa tête. Leurs couleurs intenses, il ne les utilisait pas en atelier, préférant des fonds noirs. Pour la rue, pour attirer l’attention, il est passé à des couleurs intenses, qu’il a choisies classiques, quasi basiques, comme ce rouge sang, en rapport avec la souffrance.
Cependant, toujours dans le symbolisme, il leur ajoute une marque primaire, carré, triangle, rond. Comme un nom très simple, mais qui distingue chacun.
Goofy, montée de la Grande Côte, Lyon 1er, 29 septembre 2025
Goofy vient de la culture de rue
« Goofy » est le nom de la position sur le skate, pied droit devant, gauche derrière. La planche, il en a fait durant 17 ans ! Il a ridé dans cet univers de grafitis bombés, de tags, sur fonds de fresques. Cette culture de la rue, on la voit dans son travail, ce goût du trait simplifié et des aplats aux couleurs intenses. Sur les réseaux, il a ajouté « 2.9 », du 29 du Finistère dont il vient. Les films aussi l’ont aidé, l’ont formé, il a été projectionniste dans un cinéma à Meyzieu.
Il a mis du temps à devenir street artiste, à exposer et s’exposer sur les murs. Autodidacte, sans autres formations que celle de la rue et du cinéma — nous allons y revenir — il a travaillé des années, depuis l’enfance, seul, sans montrer ce qu’il faisait. Récemment, des amis lui ont dit, « Tu devrais commencer à montrer. » Jusque là, il créait seulement pour lui.
Là, dans la rue, sur les murs, exposées à la pluie, aux déchirures, ses œuvres elles aussi deviennent fragiles, rejoignant cette fragilité qu’il explore. Le street art est ainsi partie de sa démarche.
« Ce côté fragile du street… d’ici une semaine, ça peut être dégradé. Si c’est abimé, c’est voulu. J’en tire parti »
Le street art est pour lui autant salle d’expo, murs gris et rues pas très jolies à embellir, lieu de résistance pour des « petits » messages où « on met de son cœur ». Il offre aussi de pouvoir choisir ses lieux d’accrochage. Goofy trouve de petits endroits qu’il considère comme des sortes d’extensions à son atelier : il est un artiste de rue.
Dans cette rue, où il y a du passage, où les gens prennent le temps de découvrir, il discute avec eux, ils se prennent en photo. Échanger lui est important. Un jour, alors qu’il travaille une œuvre près d’une école, des gamins à la récré le regardant faire l’interrogent. Cela aussi est peut-être bien le street art.
Montée de l’amphithéâtre, Lyon 1er, 29 septembre 2025
Goofy n’a pas encore d’exposition. Pour voir son travail, il y a @goofy2.9 sur Instagram et ses collages sur les pentes de Croix-Rousse.
Propos recueillis par Gilles Bertin
Goofy, montée de la Grande Côte, 29 septembre 2025
Les « EarthCaches » du jeu d’aventure et d’enquête « Geocaching » invitent ses joueurs depuis 2004 à découvrir les merveilles géologiques terrestres. Lyon compte 14 de ces « earthcaches ». On sort et on les découvre ?
Avis aux amateurs de géologie et aux amateurs de Geocaching, ce prochain week-end des 11-12 octobre a lieu la journée mondiale des « Earthcaches ».
Les « EarthCaches » du jeu d’aventure et d’enquête « Geocaching » invitent ses joueurs depuis 2004 à découvrir les merveilles géologiques terrestres. Cette année 2025, l’accent est mis sur les formations glaciaires et leur impact sur les paysages et la biodiversité locale.
Du vendredi 10 au lundi 13 octobre 14h, l’ensemble des caches (non-premium) sera accessible gratuitement via l’application mobile Geocaching. Ces caches vous conduisent vers des sites géologiques remarquables. Pour valider votre visite, il suffit d’observer le terrain, de répondre au questionnaire proposé dans la description et de transmettre vos réponses au créateur de la cache.
Le géocaching est un jeu d’enquête pour tout le monde, gratuit, en extérieur, à la ville comme à la campagne. Il nécessite seulement des chaussures et un téléphone. Un Kway quand il pleut. Parfois un stylo. On peut en même profiter pour faire son jogging.
Et l’EarthCache ?… C’est une balade qui devient une enquête géologique
Une EarthCache, c’est une sorte de chasse au trésor sans coffre. Pas de boîte cachée sous une pierre, mais un site naturel à observer avec curiosité : une roche sculptée par le temps, une formation qui raconte des millions d’années, un paysage qui garde les secrets de la Terre. L’idée ? Se poser, regarder vraiment, et comprendre ce qui s’est joué ici, parfois en répondant à quelques questions ou en réalisant de petites missions sur place.
Pourquoi ça cartonne en famille ?
Parce qu’on apprend sans en avoir l’air. Les enfants deviennent géologues d’un jour, déchiffrent les strates comme des pages d’un livre géant, comprennent pourquoi cette falaise est striée ou comment ce canyon s’est creusé. Et les parents redécouvrent qu’on peut s’émerveiller devant un caillou.
Aucun équipement nécessaire, juste ses yeux, éventuellement un carnet pour griffonner ses découvertes. Tout le monde peut participer, des plus petits aux grands-parents.
C’est l’occasion de sortir des sentiers battus de sa région et de tomber sur des coins de nature ou de ville que l’on n’aurait jamais débusqués autrement. On débat ensemble : « Tu penses que c’est du granite ou du calcaire ? », « Regarde, on dirait des vagues figées ! ». La géologie devient prétexte à partager, à échanger, à s’étonner ensemble de cette belle planète où nous vivons.
Randonner en apprenant des trucs, c’est amusant.
Coordonnées et contenu géologique des 14 Earthcache gratuits de Lyon
Earthcache GC6Z2RV autour du choin, passerelle Saint Vincent, Lyon
En ce début octobre 2025, il existe dans Lyon 14 géocaches gratuits de type EarthCache :
et 9 autres ici en étant connecté avec un profil : lien
Les earthcaches de Lyon
Le smiley est l’earthcache trouvée par Traboule_le_magot, le géocacheur Lyon Visite.
Comment jouer à Geocaching et Earthcache ?
Si vous n’avez jamais joué à Geocaching, il vous faut télécharger l’application sur votre téléphone et vous créer un profil. On vous explique ça et le principe du jeu sur notre page Geocaching.
Cliquez ensuite sur « Carte ». Les earthcaches y apparaissent avec ce picto :
La lecture du descriptif est indispensable
Le contenu informatif vous guide vers les bonnes réponses demandées. Lisez les questions, examinez le lieu, consignez vos constatations (idéalement sur votre smartphone pour juste avoir les coller ensuite) et photographiez les éléments pertinents. Vous pouvez envoyer vos réponses sur le terrain ou depuis chez vous, plus tard.
Quelle est la procédure pour répondre ?
Dans l’interface, vous avez un bouton pour envoyer les réponses à la personne qui a conçu cette earthcache. Il validera vos réponses en vous accordant le bénéfice de cette cache. Sinon, en cas de petites erreurs, on parie qu’il ou sera bienveillant.
Vous aimez les cachettes, l’aventure, vous balader en plein air, enquêter, résoudre des énigmes ? Vous appréciez les activités ludiques pour tous les âges, praticables en solo ou à plusieurs. En découvrant des lieux singuliers ? En exerçant votre sagacité ? Sans dépenser d’argent ? Autrement dit vous balader en ville et à la campagne en vous amusant ? Mettez-vous au géocaching !
Une cache, ici, en photo, au Parc de la Tête d’Or, à Lyon, du côté d’une des roseraies… On ne spoile pas plus son emplacement ! Elle y a été placée le 6 septembre 2025 par Lord Hazel qui en a posé 4 autres dans le coin. En 4 semaines, elle a été trouvée par une trentaine de joueurs. C’est une grande cache, très astucieuse, dans un tuyau en PVC de plombier, que Hazel a camouflé de jaune et de vert pour la fondre avec l’environnement. À l’intérieur, une astucieuse tige de bois permet d’extraire le contenu.
Une cache au Parc de la Tête d’Or
Le Géocaching, enfant du GPS et du téléphone portable
Le géocaching est né en 2001 de l’ouverture du GPS aux civils. Jusqu’alors sa résolution de quelques mètres était réservée aux militaires. Deux jours après ce bond de précision du GPS, le 3 mai 2001, Dave Ullmer dissimule une boîte dans une forêt et dépose ses coordonnées GPS sur un forum. Quelques mois plus tard, il crée le site web geocaching.com. Aujourd’hui il y a 3,4 millions de ces boîtes cachées dans le monde.
Au début, les joueurs utilisaient les appareils de GPS pour la randonnée, comme les Carmin où il fallait entrer les coordonnées GPS. Très vite, dès que les smartphones ont possédé une puce GPS, le jeu a entièrement basculé sur téléphone. Il a alors quitté le monde geek et est devenu pratiqué par un large public.
En 2024, il y a eu 1 846 540 joueurs dans le monde. La France y est le 5e pays où le jeu est le plus pratiqué.
Du moldus au joueur accro
Il n’y a pas de communauté constituée, comme dans les RPG, les jeux de rôle, et les jeux multijoueurs en ligne. Plutôt une belle fraternité, au hasard des explorations, on croise d’autres joueurs, des passants vous saluent, comme un jour sous un tunnel de la coulée verte à Paris, d’un « Belle trouvaille ! ». Et surtout un petit sentiment d’initiation ! Les non joueurs, voire les pandores, peuvent être suspicieux lorsqu’ils voient un joueur émerger d’un buisson d’un square, passer la main sous l’assise d’un banc ou bien tourner une demi-heure en-dessous du portrait de Bertrand Tavernier, fresque des Lyonnais, recherchant vainement la cache GC1FX1G… une cache difficile pour les débutants.
Les joueurs confirmés appellent les non joueurs des « moldus », comme dans Harry Potter. Des personnes dont il faut parfois attendre le départ pour fouiller sous le banc où elles sont assises.
Il y a aussi un langage propre au géocaching, à coup de log ou de MPLC (Merci Pour La Cache). Voir glossaire en fin de ce post.
Comment ça marche le géocaching ?
C’est un jeu en solo, famille, avec des amis. Il suffit d’un téléphone, de chaussures et d’un stylo.
Il consiste donc à trouver des cachettes en ville comme à la campagne. Dans ces cachettes, un boîte étanche qui contient un journal de passage des joueurs.
Les chaussures, parce que l’on marche dans les rues, les parcs, les forêts à la recherche de ces cachettes.
Le téléphone sert à localiser la cachette avec son GPS et à s’en approcher à quelques mètres. Grâce à l’application GeoCaching que l’on a téléchargée, voir ci-dessous. Ensuite, c’est la jugeote, la sagacité et l’astuce de chacun qui sont en œuvre pour trouver la boîte. Certaines sont grandes, beaucoup petites, voire minuscules.
Une petite cache dans une boîte de cachous et une encore plus minuscule
Le stylo est nécessaire, peu de boîtes en contiennent un pour signer le journal de passage.
Signer le journal de passage et valider sur l’application
On laisse une preuve de son passage en écrivant son nom de joueur dans le journal — appelé le « log » — présent dans la boîte. Pour les minuscules, c’est une bandelette roulée ou en accordéon.
Et on la valide sur l’application GeoCaching avec le bouton « Trouvé ».
Un journal de passage, ou « log »
L’application GeoCaching
Elle est téléchargeable sur téléphones et tablettes Androïd et Apple.
Geocaching est jouable gratuitement sans abonnement, avec l’accès aux coordonnées des caches les plus faciles. En vert sur la carte. Des centaines sur la région de Lyon et des dizaines sur la ville elle-même.
Nous vous conseillons d’utiliser cette version gratuite pour commencer et appréhender le jeu. Elle est très suffisante. Elle permet de s’amuser des mois et des mois, voire des années, à l’endroit où l’on vit, comme dans les endroits où l’on est en vacances, week-ends… voire déplacements professionnels.
La version payante pour les aficionados, moyennant un abonnement d’une trentaine d’euros permet d’accéder à toutes les autres caches, plus difficiles ou plus discrètes. Elle offre aussi des possibilités supplémentaires.
Le géocaching à Lyon et autour
Sur Lyon, Villeurbanne et alentour, dans un rayon de 5 km autour, en octobre 2025, il y a 1 994 caches.
Pour en avoir le détail, vous devez avoir un compte sur le site geocaching.com
Traboule_le_magot, profil géocaching de Lyon Visite
Utilisez ce QR code pour consulter notre profil
Glossaire du géocaching
Sigles courants :
MFLC ou MPC : Merci Pour la Cache
NTP : Ne Trouve pas la Cache (cela arrive). DNF, en anglais.
PTP : Premier à Trouver (c’est un must). FTF, en anglais.
GZ : Ground Zero, l’emplacement GPS exact de la cache donné par le cacheur
GC : préfixe des codes de caches. Exemple : GC1FX1G
Termes courants :
Cache : Le contenant ou l’objet à trouver.
Log : Journal où en enregistre la visite d’une cache, qu’il soit papier dans la cache ou en ligne dans l’application.
Spoiler : info dévoilant l’emplacement ou la solution
Objet voyageur : Objet à déplacer de cache en cache. Par exemple Geocoin, Travel Bug.
Cache mystère : Cache dont les coordonnées exactes ne sont pas données et dont pour les obtenir il faut résoudre une énigme.
Cache multi : Cache en plusieurs étapes, dont chacune donne les coordonnées de la suivante.
EarthCache : Cache éducative sur un site géologique.
Cache hybride : Cache combinant géocaching et letterboxing (utilisation d’indices et d’un tampon).
Le Grand Repas amène la gastronomie en circuits courts locaux dans nos assiettes de tous les jours ce jeudi 9 octobre 2025
Batavia avec vinaigrette à base d’agrumes Filet de Merlu avec sa sauce au jus de carotte / citron / anis Ou, végétarien, émincés de pois aux épices Accompagnement, torsades bio et local Bleu d’Auvergne Cake maison purée de coing
Ce menu nous est proposé par Christian Têtedoie, chef étoilé du resto éponyme sur le site de l’Antiquaille, au flanc de Fourvière, à Lyon et dans le Rhône pour la 5e édition du Grand Repas, ce jeudi 9 octobre.
Christian Têtedoie, chef étoilé, à Lyon, dans son restaurant de Fourvière pour le lancement de l’édition 2025 du Grand Repas
Le Grand Repas à Lyon
Ce grand repas national sera cuisiné et servi dans moults cantines et restos d’entreprises, d’hôpitaux, d’Ehpad de Lyon et du Rhône, comme Bohringer, Framatome, l’Ehpad Camille Claudel, le Restaurant interadministratif de Lyon. Ainsi que dans 88 départements, les 65 menus de 65 chefs toqués en tandem avec des cuistots de cantines.
Les lieux où sera donné Le Grand Repas à Lyon
Le Grand Repas : l’agricole local enchante la gastronomie
Le Grand Repas, initiative gastronomique et agricole, a été créée en 2021 par des chefs comme Thierry Marx et Guillaume Gomez, un minot parigo devenu chef de l’Élysée, pour « la sensibilisation, la valorisation et la transmission de notre patrimoine gastronomique ». Notamment par l’organisation d’un grand repas chaque année pour madame et monsieur Toutlemonde, reliant toute la grande chaîne de la gastronomie. Depuis les producteurs locaux jusqu’aux chefs et à nous, citoyens gourmands et mangeurs.
La bonne cuisine dont Lyon a la réputation commence en effet chez les producteurs locaux, à la ferme, dans les champs et les étables, les ateliers de transformation, les fromageries, tout un écosystème aussi fabuleux que silencieux, que nous croisons sur les marchés.
Quenelles de carpes des Dombes
À Chatillon-sur-Chalaronne à côté de Lyon, le chef Christophe Geoffroy proposera pour ce Grand Repas 2025 des quenelles de carpe. Miam !
Le chef Christophe Geoffroy de Chatlillon-sur-Chalaronne dans l’Ain au lancement du Grand Repas 2025 à Lyon
Les carpes proviennent de pissiculteurs regroupés dans l’association « Les poissons de la Dombe », laquelle vend 1000 tonnes annuelles de poisson d’étang. Hugo Danancher de l’association « Viande des pays de l’Ain », regroupement d’éleveurs producteurs de viande équitable se félicite de cette manifestation Le Grand Repas « On a rarement l’occasion de se rencontrer entre producteurs et restaurateurs. »
Des recettes à télécharger
Enfin, pour toutes celles et ceux qui ne mangent pas dans une cantine associée à ce bel événement gastronomique, le site web du Grand Repas propose de télécharger les recettes.
Recette végétarienne par Christian Têtedoie pour Le Grand Repas 2025 à Lyon
Des cookies sont utilisés sur ce site pour sa meilleure gestion, pour évaluer son utilisation par vous et pour personnaliser votre visite. En appuyant sur “D'accord”, vous acceptez l'utilisation de tous ces cookies.
Ce site web utilise des cookies pour personnaliser votre navigation sur le site et mieux connaître nos visiteuses et visiteurs. Parmi ces cookies, ceux qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement des fonctionnalités de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut avoir quelques effets sur votre navigation.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. These cookies ensure basic functionalities and security features of the website, anonymously.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checbox-analytics
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics".
cookielawinfo-checbox-functional
11 months
The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional".
cookielawinfo-checbox-others
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other.
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary".
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance".
viewed_cookie_policy
11 months
The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data.
Functional cookies help to perform certain functionalities like sharing the content of the website on social media platforms, collect feedbacks, and other third-party features.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Analytical cookies are used to understand how visitors interact with the website. These cookies help provide information on metrics the number of visitors, bounce rate, traffic source, etc.
Advertisement cookies are used to provide visitors with relevant ads and marketing campaigns. These cookies track visitors across websites and collect information to provide customized ads.