Programme fête des lumières 2019 + parcours de visite

65 installations ! Du jeudi 5 au dimanche 8 décembre. Horaires :

  • Jeudi et dimanche : 19h à 23h
  • Vendredi et samedi : 20h à minuit

Venez jeudi ou dimanche, il y aura beaucoup moins d’affluence.

Article en cours de rédaction. Pour l’instant, sont décrites les animations :

  • place des Terreaux,
  • place Bellecour,
  • place Antonin Poncet,
  • Colline de Fourvière depuis les berges de Saône,
  • Cathédrale Saint-Jean

—— LETTRE D’INFORMATION Fête des lumières… pour ne rien rater du meilleur ——

Recevez notre programme complet avec notre itinéraire, puis vendredi 6 décembre nos coups de cœur 2019, inscrivez-vous ici :

Parcours de visite fête des lumières 2019

L’itinéraire que nous vous conseillons cette année.

Parc de la Tête d’Or, accrobranche

Des manequins humanoïdes résillés de lumière bondiront dans les arbres illuminés du Parc, tout en suivant un chemin de lumière tracé par les chemins obscurs jusqu’au milieu du lac. Gérard Manset chantait :

Mais où sont passées les lumières
Qui nous guidaient ?
Peut-être étions-nous trop fiers
Pour baisser la tête.

Animation Parc de la Tête d'Or, Regarde (c) Groupe F — Simulation d’artiste
Animation Parc de la Tête d’Or, Regarde (c) Groupe F — Simulation d’artiste

Place des Terreaux, le retour de Benoît Quero après le lifting de la place imaginée par Christian Drevet et de Daniel Buren

Fête des lumières 2019, place des Terreaux, simulation d'artiste
Une toute petite histoire de lumières (c) Spectaculaires, les Allumeurs d’Images — Fête des lumières 2019, place des Terreaux, simulation d’artiste

L’histoire de la restauration de l’œuvre de Buren

Cette fête des lumières 2019 sera la première grande sortie de la place des Terreaux retoilettée en princesse de pierre blanche et noire. Les travaux qui depuis plus d’un an avaient transformé la place en paysage lunaire seront terminés à temps, tout le monde l’espère. Rappelons que les négociations entre la municipalité et l’architecte Christian Drevet et l’artiste Daniel Buren (qui détiennent la propriété intellectuelle de l’œuvre que constitue l’aménagement de cette place, qui leur avait été commandée en 1994 par la même municipalité, sous Michel Noir) ont été un peu rudes. Daniel Buren déclarait en 2015 à FranceInfo que c’était :

une atteinte terrible au droit moral, parce que les gens continuent, sans doute à juste titre, à accoler mon nom à cette place et qu’est-ce qu’ils voient ? Quelque chose que je suis le premier à dénoncer depuis très longtemps, c’est-à-dire quelque chose qui n’a plus ni queue ni tête et qui ne ressemble à rien. Source : FranceInfo

Buren avait envisagé de poursuivre la ville si elle ne remettait pas en état cette place. Avec Drevet, il a légèrement réaménagé leur projet initial. Les 69 fontaines (comme le numéro de département du Rhône) dont le fonctionnement et l’entretien posaient problème ont été ramenées à 15. Et le dallage renforcé pour supporter le passage des véhicules autour et parfois dessus, comme durant les G7… Et la foule pendant les fêtes des lumières. Mais, toujours ni arbres, ni un brun d’herbe, fors de fumette.

Le retour 11 ans après son coffre à jouets de Benoît Quero

Or donc, après ce long bras de fer entre finances publiques et droit d’auteur, la place accueillera à nouveau la fête des lumières, qu’elle avait désertée depuis 2017. Et ce sera surtout le retour de Benoît Quero. Ce dont on se réjouit à Lyon Visite car nous avons encore de son animation de la place en 2008 des étoiles dans le cœur et la magie de notre enfance dans les yeux. Il avait transformé la place en immense coffre à jouets.

DR Spectaculaires Les allumeurs d’images – Animation 2008 de la place des Terreaux

Des voitures de pompiers, des fusées à la Tintin circulaient sous les impostes des longues façades minérales du Musée des Beaux-Arts et de l’Hôtel de Ville.

Cette année, Benoît Quéro se tourne à nouveau vers ce lieu du jeu, et ce n’est plus le coffre de l’enfance, mais celui de la création, si vous admettez cher lecteur que la création est un jeu. Fermez les yeux, imaginez un immense panne d’électricité. Vous auriez à nouveau accès à ce spectacle que l’on ne voit plus. La dérive des nuages au vent, la caresse de la lune sur les feuillages, le vol dans le ciel des sorcières, des balais, des assiettes, des coffres à jouets. Nous avons le droit de rêver, n’est-ce pas ! Une très jolie ironie de cette animation qui nous invite à imaginer la création sans électricité est qu’elle est sponsorisée par… EDF 🙂

La Place Bellecour végétalisée

Alors que les candidats aux prochaines municipales/métropolitaines se battent à coup de bacs à fleurs dans les voies de bus, François Fouilhé, inventeur du collectif TILT (notre coup de cœur n°3 en 2017 pour ses fleurs place Bellecour), et Christophe Martine, parapentiste créateur d’objets lumineux éoliens, se sont alliés pour végétaliser entièrement la place Bellecour.

Prairie éphémère, place Bellecour, (c) TILT et Porté par le vent — Simulation d'artiste
Prairie éphémère, place Bellecour, (c) TILT et Porté par le vent — Simulation d’artiste

500 grandes herbes lumineuses de 4 mètres de haut couvriront la terre battue du quasi carré de la plus grande place piétonnière d’Europe (plus grande que la Place Rouge). Ces herbes remuent et sont parcourues par nous, les spectateurs (qui nous sentiront au choix chétifs ou admiratifs de la grandeur de l’univers herbeux de François Fouilhé), et par quelques créatures volantes, Les Luminéoles, qui sont la spécialité de Christophe Martine qui pour leur envol a créé en 2002 la structure Porté par le vent.

À propos de grandes herbes, plus hautes que soi, connaissez-vous le lumineux roman de Hubert Mingarelli, auteur qui figure sur le
Mur peint des écrivains, quai de la Pêcherie (voir notre visite des murs peints) ?

Cette herbe poussait si vite que personne ne jugeait utile de couper une herbe qui aurait repoussé le lendemain. Elle commençait derrière les maisons et, me semblait-il, s’étendait aussi loin que la vue portait depuis le sommet du château d’eau. Mais je ne pouvais pas l’affirmer, car je n’étais jamais monté sur le château d’eau.

C’était une herbe mystérieuse.

Je pouvais marcher une heure sans rencontrer autre chose que ces herbes qui me dépassaient d’un demi mètre en hauteur, mais laissaient entrer la lumière du soleil, de sorte qu’il n’y avait rien d’effrayant à y marcher, même sur un kilomètre à l’intérieur.

Une rivière verte et silencieuse, Hubert Mingarelli, éd. du Seuil, 1999

Place Antonin Poncet

Sébastien Lefèvre installera sur cette place entre Rhône et Bellecour, dominée par la tour restant de l’ancien hôpital de la Charité, une sorte d’immense chapeau conique, tissé de cordes lumineuses, dont les éclairages obéiront à des rythmes lyriques composés par Yes Sœur, un duo électro composé de Grégoire Simon et Alexandre Bouvier. Nous tous spectateurs déambuleront dessous.

Pavillon, (c) Sébastien Lefèvre, place Antonin Poncet — Simulation d'artiste
Pavillon, (c) Sébastien Lefèvre, place Antonin Poncet — Simulation d’artiste

Fourvière depuis les berges, Le Vieil homme et la Mère

De bons géants lumineux cueilleront des nuages passant au-dessus de la colline à genoux pour les pleuvoir sur une pauvre fleur mourant de soif, comme une marguerite en pleine canicule place des Terreaux. Encore un thème écolo, comme place Bellecour, la fête des lumières 2019, une fête greenwashée.

Le vieil homme de toujours, en breton Cotzen, surnom de Philippe Cotten, avait déjà mis en lumière le vaste panorama de la colline de Fourvière vu depuis la rive gauche de Saône en 2016 où il faisait partie de nos coups de cœur. Cette année 2019, il se remet à la fois à l’écriture, aux manettes et au financement puisqu’il est à la fois auteur, producteur et metteur en scène.

Colline de Fourvière depuis les berges de Saône, Les cueilleurs de nuages (c) CozTen — Simulation d'artiste
Colline de Fourvière depuis les berges de Saône, Les cueilleurs de nuages (c) CozTen — Simulation d’artiste

Son animation couvrira le nombreux patrimoine concentré autour de Marie, la Mère de Lyon qui en a tant compté après elle, de la mère Guy à la mère Brigousse et la mère Brazier qui forma le jeune Bocuse. Des berges de Saône, idéalement du pont Bonaparte à la passerelle du Palais de Justice (passerelle fermée en la circonstance), vous pourrez contempler cet incroyable panorama lumineux : chevets de la basilique de Fourvière et de la cathédrale Saint-Jean, 24 colonnes du Palais de Justice, jardin du Rosaire, Antiquaille.

Cathédrale Saint-Jean

L’un des plus fabuleux spectacles de quasiment chaque fête des lumières est ici, sur la façade marmoréenne de la cathédrale Saint-Jean. Je n’ai pas souvent l’occasion de placer cet adjectif, alors j’en profite (marmoréen : qui a la nature, l’aspect du marbre).

Genesis (c) Théoriz Studio, cathédrale Saint-Jean — Simulation d'artiste
Genesis (c) Théoriz Studio, cathédrale Saint-Jean — Simulation d’artiste

L’animation imaginée par Theoriz Studio, basée sur lumière et musique, synthétisera carrément en quelques minutes chrono (vu l’affluence monstrueuse sur cette place, l’entrée est régulée et nécessite en général un bon quart d’heure d’attente) la genèse de l’univers et du nôtre, sur notre Terre. Cela a déjà été fait dans les années précédentes, normal vu la vocation méditative du lieu, mais on s’en fiche, peu importe le prétexte narratif, ce qui compte est la mise en scène. Et comme la barre est très haute (coups de cœur n°2 en 2017 et 2016 et 2011, n°1 en 2014 et 2009), le challenge comme on dit dans les team buildings est de taille pour Theoriz Studio.

Article en cours de rédaction, revenez le consulter ces prochains jours.

 

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