Visite guidée « Lyon et la Résistance »
Résistance
Presqu’Île

Visite guidée « Lyon et la Résistance »

Quelques personnes à plusieurs dizaines
1h30
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Comprendre en quoi Lyon est devenue la « Capitale de la Résistance » pendant la seconde guerre mondiale.

Les traces de l’Histoire

Pourquoi de Gaulle a-t-il qualifié Lyon de « Capitale de la Résistance » ? Des lieux de la Presqu’île relatent encore ce moment de l’histoire de la ville. À travers l’explication de la position stratégique de Lyon au centre de la Zone Libre, l’idée sera de montrer pourquoi Lyon devient le pôle central des réseaux (absence du gouvernement de Vichy, presse importante, main d’œuvre internationale, etc.).

Nous nous intéresserons au fonctionnement de ces réseaux et en présenterons les figures les plus importantes. les étapes clés de l’histoire locale et nationale sous la 2GM (zone libre puis occupée entièrement, conséquences, arrivée de la gestapo, pratiques et points d’ancrage de la milice + gestapo dans la ville).

Nous aborderons aussi les différentes façons de résister (résistance armée, civile, humanitaire), mais aussi de collaborer (illustration cours martiales de Vichy situées dans la prison Saint-Paul, en Presqu’île, bureau de la milice rue de la République,..). La vie quotidienne sous l’occupation aussi est intéressante à aborder. Comme la Libération de Lyon, les suites immédiates de la guerre (privations, épuration, reconstruction, politique de l’État…).

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Mémorial Jean Moulin, Caluire, près de Lyon
Maison du docteur Dugoujon à Caluire où Jean Moulin et ses camarades furent arrêtés le 21 juin 1943, devenue Mémorial Jean Moulin
La statue de Jean Moulin à Caluire près de Lyon
Statue de Jean Moulin devant le mémorial à son nom
Rafle Rue Sainte Catherine du 9 fevrier 1943, Lyon
Le 12 rue Sainte Catherine où eut lieu la rafle le 9 février 1943
Fort Montluc, prison sous la 2e guerre mondiale, devenu mémorial national
Un couloir de cellules du Fort Montluc, prison durant la 2e Guerre, devenue Mémorial national

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Tous nos guides sont des guides conférenciers diplômés. Ils disposent d’une assurance responsabilité civile.

  • Alexandre

    Alexandre

    J’ai fait mes premières armes de guide-conférencier dans des églises et coins reculés de ma Bretagne natale.
    Je suis arrivé en 2015 à Lyon pour un séjour qui se voulait temporaire. Mais, après avoir franchi les portes des traboules, comment repartir ? J’arpente depuis les rues et l’histoire de cette ville fascinante.

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    J’ai le plaisir d’accompagner les visiteurs curieux sur les traces des Lyonnais célèbres ou anonymes. J’aime relier la grande Histoire et les multitudes d’anecdotes qui la jalonnent, explorer la vie quotidienne, comme les enjeux politiques et économiques qui ont agité la capitale des Gaules.
    Le mieux étant encore de faire tout ça dans la bonne humeur, l’échange et les discussions passionnées que m’offre ce merveilleux métier !

  • Anaïs

    Anaïs

    Valoriser les lieux, les histoires (les petites et celle avec un grand H) est au cœur de mon activité ! C’est un métier taillé sur mesure pour la grande curieuse que je suis depuis toujours. De l’histoire de la cuisine lyonnaise aux secrets de la Basilique de Fourviere en passant par les innovations médicales nées au à l’Hôtel-Dieu, le terrain de jeu est infini ! Prets à arpenter la ville ? C’est parti !

  • Maud

    Maud

    Profondément attachée à ma ville, j’exerce en tant que guide-conférencière. Lyonnaise de cœur et de naissance, je suis guide-conférencière avec un goût prononcé pour ma ville : son architecture, ses histoires… et souvent ce qu’il y a dans l’assiette !  J’aime explorer la ville sous tous ses angles, des traboules discrètes aux grandes avenues, avec toujours l’envie de transmettre et de surprendre. Avec curiosité et bonne humeur,  je m’adapte aux envies de chacun, pour parler patrimoine, histoire de l’art, architecture, pour que chaque visite soit un moment de partage.

  • Mégane

    Mégane

    Née au cœur des Coteaux du Lyonnais, mon amour pour ma région, ses terroirs généreux et Lyon, sa capitale vibrante, est profondément ancré en moi. Guide-conférencière depuis 2016, j’ai la joie de partager mon enthousiasme en vous emmenant explorer Lyon : de ses ruelles historiques et ses célèbres traboules à ses monuments incontournables.

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    Férue d’histoire locale, mon parcours universitaire inclut une spécialité sur le XIXe siècle et ainsi qu’un travail de recherche sur la place des femmes en politique et dans l’histoire du syndicalisme. Ensemble, nous explorerons les révoltes des Canuts, la Résistance lyonnaise durant la Seconde Guerre mondiale ou encore les combats menés par les femmes. Au delà, toutes les époques historiques m’intéressent :  de l’époque gallo romaine au 21e siècle, Lyon couvre mille histoires que j’aime passionnément partager avec les visiteurs de Lyon ou du monde entier.

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Pour aller plus loin

Lyon et la Résistance pendant la 2e Guerre mondiale

Le Lyon de Jean Moulin

On sait l’importance de Lyon pour Jean Moulin pendant la Seconde Guerre mondiale dans sa mission d’organisation de la lutte contre l’occupant allemand. Arrivé début janvier 1942, il est chargé par le général de Gaulle d’unifier les mouvements de résistance dans la zone sud. Lyon, alors la plus grande ville française non occupée, offre un cadre idéal pour ses activités clandestines : de nombreuses imprimeries en activité, l’absence de concierges dans les immeubles qui facilite les rencontres secrètes et la dissimulation. On évoque souvent aussi comme éléments facilitant la clandestinité les passages secrets entre les immeubles lyonnais, les fameuses traboules ainsi que son brouillard épais, exagérant ou romantisant leur importance.
Jean Moulin y crée des organisations clés comme le Bureau d’Information et de Presse (BIP) et le Comité Général des Études (CGE).

Jean Moulin a habité à plusieurs adresses à Lyon pour échapper à la Gestapo. À l’été 1942, il réside notamment au 72, rue de la Charité (Lyon 2e), chez Madame Martin. Il aura aussi plusieurs postes de commandement, comme au 1 de la Place des Capucins, dans les Pentes de la Croix-Rousse ou dans l’un des bureaux de France D’abord à l’angle des rues Victor-Hugo et Sala, dans le 2e. Ces bureaux, ces logements, lui permettaient de maintenir une clandestinité stricte, essentielle pour organiser la Résistance. Il utilisait des pseudonymes (Joseph Mercier, Max, Rex) et se faisait passer pour un marchand d’art. La rue de la Charité, située dans un quartier central, offrait un accès facile aux réseaux de résistance et aux lieux de réunion, tout en restant discrète grâce à l’anonymat des immeubles lyonnais de l’époque.

Malgré les précautions (fausses identités, changements fréquents de logement), Jean Moulin est arrêté avec 7 autres hommes le 21 juin 1943 à la maison du docteur Dugoujon à Caluire, lors d’une réunion de l’Armée Secrète, suite à une trahison ou une imprudence dans son réseau. Torturé par Klaus Barbie, il meurt le 8 juillet 1943, des suites des tortures, lors de son transfert vers l’Allemagne. Lyon, devenue symbole de la Résistance, lui rend hommage, notamment autour de la maison du docteur Dugoujon, lieu de son arrestation, devenue mémorial en son nom.

Mémorial Jean Moulin, Caluire, près de Lyon
Maison du docteur Dugoujon à Caluire où Jean Moulin et ses camarades furent arrêtés le 21 juin 1943.

Du café « Le Moulin à vent » au Veilleur de pierre : 27 juillet 1944, une journée tragique

Aux tables du café-restaurant « Le Moulin à vent », cette fin d’après-midi du mercredi 26 juillet 1944, des officiers allemands boivent Beaujolais, vins de Bourgogne ou bières. Ils sortent de leur journée au siège de la Gestapo juste à côté, au 32 place Bellecour, où dans celui de la Milice, rue de la République, dans les locaux du journal Le Progrès. Un mélange de nazis et de collabos, qui ont peu de raison de trinquer ce jour-là, l’opération Cobra menée par les Alliés vient de démarrer dans le Contentin après l’établissement d’une tête de pont alliée en Normandie. À 19h30, fermeture du café comme le prévoit le couvre-feu. Les garçons, le patron s’en vont, laissant la salle vide. Du moins, le croient-ils. S’ils avaient tendu l’oreille, ils auraient peut-être perçu un léger tic-tac inhabituel, en plus de celui de la grande horloge au fond de la salle. Celui du mécanisme horloger d’une bombe.

Elle explose dans la nuit.

Le lendemain, jeudi 27 juillet 1944, un camion entre dans la prison Montluc. Les gardes allemands y font monter 5 hommes tirés des geôles :

  • Albert Chambonnet, né le 4 octobre 1903 à Bessèges, chef régional des Forces françaises de l’intérieur (FFI) ;
  • Gilbert Dru, né le 2 mars 1920 à Viols-le-Fort, responsable de la Jeunesse étudiante chrétienne ;
  • Léon Pfeffer, né le 12 octobre 1922 à Nancy, militant communiste et membre du bataillon Carmagnole (FTP-MOI) ;
  • René Bernard, né le 3 octobre 1904 à Malakoff, militant communiste ;
  • Francis Chirat, né le 7 août 1916 à Villeurbanne, membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne.

Le camion franchit le Rhône, entre sur l’immense place de Bellecour, s’arrête devant les décombres du café « Le Moulin à vent ». Les soldats font descendre les 5 hommes, les aligne devant le café. Les passants sur l’immense place s’attardent-ils ou bien s’éclipsent-ils le plus discrètement possible ? Baissent-ils la tête ? Un peloton de Gestapistes est formé devant les cinq.

Vient l’ordre de faire feu.

Ils tombent.

Ils n’avaient aucun lien avec l’attentat, leur exécution doit servir d’exemple et de mise en garde à la population lyonnaise, la terroriser. La statue du « Veilleur de pierre », mémorial érigé à l’emplacement de leur supplice, rend hommage à leur sacrifice, avec leur nom et cette citation dans la pierre :

« Passant, va dire au monde qu’ils sont morts pour la liberté ».

Le Veilleur de pierre - Place Bellecour - mémorial de la Résistance - Lyon
Le Veilleur de pierre, place Bellecour

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