Balade à Confluence entre Rhône et Saône : architecture et urbanisme
ConfluencePresqu’Île

Balade à Confluence entre Rhône et Saône : architecture et urbanisme

5 km
3h
Très facile
Musée Confluences, Lyon
Musée Confluences
Cube vert, Confluence, Lyon
Cube vert
Pavillon 52, Confluence, Lyon
Pavillon 52
Sucrière, Confluence, Lyon
La Sucrière
Tour Ycone, Jean Nouvel, Confluence, Lyon
Tour Ycone, J. Nouvel
La mascotte génate ONLYLYON à Confluence, Lyon
La mascotte géante ONLYLYON

Nous vous proposons une visite en autonomie, à pied ou à vélo, combinant :

  • une balade le long de la Saône et du Rhône en passant par la pointe ;
  • une visite culturelle du Musée des Confluences.

Nota : Les visites guidées de nos guides conférenciers suivent un itinéraire différent, en approfondissant certaines thématiques autour de l’urbanisme, de l’architecture. Voir notre visite guidée Lyon-Confluence.

Visitez Confluence avec un guide passionné

Nous proposons des visites guidées privées de Confluence.

Itinéraire détaillé

Le parcours étape par étape

  • Accès :

    • tramway T1 station Musée des Confluences

    ou si balade en sens inverse

    • tramway T1 station Hôtel de Région-Montrochet
    • ou, plus sympa, navette fluviale Navigône

    Le cristal du Musée des Confluences (avec un « s »)

    Le bâtiment d’abord, en forme d’un cristal échappé du four à cristaux d’un labo de physique ou de géologie en face, à l’ENS Sciences installée à Gerland. Bâtiment imaginé par l’architecte autrichien Wolf Dieter Prix en 2014. En parlant de prix, sa construction coûta 4 fois le montant initial. Mais le bougre s’est rattrapé depuis en enquillant les records de fréquentation. Plus de 700.000 visiteurs en 2024.

    Ce musée est un musée des sciences et des sociétés. Sa vocation : donner les clés à tous pour comprendre notre monde, notamment à travers les savoirs de la science et le fonctionnement de nos sociétés. Il est organisé autour de 3 thèmes :

    • Que faisons-nous ? L’histoire du passé au futur.
    • D’où venons-nous ? Les origines de l’homme et de notre planète, la vie, la mort.
    • Qui sommes-nous ? L’être humain dans le monde, l’environnement.

    Une fourmi de dix-huit mètres
    Avec un chapeau sur la tête
    Ça n’existe pas, ça n’existe pas

    Et pourquoi… pourquoi pas ?

    Dans l’esprit du célèbre poème de Robert Desnos, on trouve au Musée Confluences une girafe de 2 mètres de haut « taxidermiée », un double phaéton Berliet C2 22 HP, l’accélérateur de particules Cockcroft & Walton, un camarasaurus de 14 mètres de long.

    En tout, une petite dizaine de collections, entre les permanentes et les expositions en cours, nombreuses et passionnantes. Vous trouverez leur liste à jour dans nos liens associés.

  • Accès : 45.72838640821762, 4.818530867322381

    Là où les eaux se mêlent

    Émotion devant ce lieu poétique, symbolique, géographique de rencontre des eaux. On se croirait presque devant l’océan pour peu qu’une mouette se pose sur un des ducs d’Albe prolongeant la pointe.

    J’aime les cours d’eau et la musique qu’ils font.
    Et les ruisseaux, dans les prairies et les clairières, avant qu’ils ne deviennent rivières.
    Je les aime peut-être surtout pour leur discrétion. J’oubliais presque de parler de la source!
    Qu’y a-t-il de plus merveilleux qu’une source?
    Mais tout mon amour va aussi aux torrents.
    Et les endroits où ils se jettent dans les rivières.
    Les bouches ouvertes des fleuves quand ils rejoignent la mer.
    Là où les eaux se mêlent.

    Raymond Carver, poème Là où les eaux se mêlent,
    dans Poésie, éd. de L’Olivier, 2015, EAN : 9782823600261

    Si l’on se retourne vers le nord, on a à gauche le pont ferroviaire de la voie Lyon Saint-Étienne. La basilique de Fourvière bien sagement sur sa colline. Le pont Raymond Barre avec son élégante arche à droite. Et au centre le diamant pas fini de tailler du musée des Confluences.

    Et au sol une inclusion multicolore du street-artiste Ememem.

  • Accès : descendre l’un des escaliers vers le fleuve

    Promenons-nous sur les berges du Rhône

    Promenade extrêmement agréable depuis le musée jusqu’à la pointe. On appréciera particulièrement la vue par dessous du nouveau pont Raymond Barre (ancien maire de Lyon, premier ministre et meilleur économiste de France, dixit VGE) dévolu aux «déplacements doux» (en langue de bois politique, tout déplacement n’utilisant pas un moteur à essence) qui forme avec le pont voisin, le pont Pasteur, un V. Puis, plus loin, sa forme particulière d’animal faisant le gros dos.

    Quelques péniches d’habitation le long de cette berge rectiligne très minérale. En face, les bâtiments modernes de Tony Garnier puis le lycée international de Lyon.

    La structure ONLYLON

    Reléguée ici, seule, au sud du musée, oubliée après avoir été à la mode, sans doute triste, la structure métallique du demi palindrome ONLYLYON. Oui LY-ON et ON-LY destinée à sa création en 2010 à promouvoir Lyon. La structure a voyagé dans un tas d’endroit, place Bellecour, Parc de la Tête d’Or… avant de jeter l’ancre ici en 2015. Puis, en 2025, elle a été relookée avec l’aide du street-artiste lyonnais Kalouf.

    Spot à photos

    ONLYLYON évidemment, mais aussi de jolies vues avec le musée en 1er plan, le Rhône et, tout au fond, la silhouette de Notre-Dame de Fourvière.

  • Berges de Saône

    On reprend la route à gauche, c’est-à-dire à l’ouest, par l’étroite promenade qui longe la Saône, fréquentée uniquement par quelques jogueurs et pêcheurs.

    Viaduc ferroviaire de la Quarantaine

    Sur ce pont en fer à la magnifique architecture circulent de nombreux trains vers ou depuis Saint-Étienne. Son histoire a été difficile. Construit en 1852, il s’écroule en 1854… coupant la navigation sur la Saône durant 2 ans. Le pont est reconstruit en 1856 et sera enfin remplacé par le viaduc métallique que vous voyez en 1932. Les 1er et 2 septembre, les allemands le dynamitent. Mais, cette fois-ci, il tient le coup et, peu endommagé, pourra être réparé et remis en service, à l’époque avec une voie ferrée et une voie pour les automobiles et les piétons. Il est électrifié en 1954. Aujourd’hui, il est un élément structurant du paysage et, notez-le, il traverse la Saône en biais, comme de l’autre côté le pont Raymond Barre traverse le Rhône.

  • La formule — de l’écrivain Gilles Bertin Montcharmont — décrit assez bien l’aspect ludique, créatif, post moderne de ce quartier, qui se veut une sorte de vitrine du futur du point de vue archi, voire même du point de vue écolo, ce qui est plus hardi. Des bâtiments innovants dispersés par les urbanistes dans cette partie de Confluence appelée « Ilot P »… « P » pour énergie positive (certains produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment). En particulier le cube vert qui abrite la télé européenne d’info continue Euronews et le cube orange, des plus mitraillés par les photographes, avec son étonnant puits de lumière en façade.

    Pavillon 8, siège de la société GL Events

    Architecte : Odile Decq

    Un porte à faux de 28 mètres, plus long encore que la fourmi de Robert Desnos, sous lequel peu s’aventurent, superstitieux, avec une pensée pour les employés de la société GL Events qui travaillent dedans, au-dessus de ce vide vertigineux. De couleur terne par rapport aux gros dés vert et orange qui suivent, cet immense bâtiment se fond pourtant presque dans le paysage. L’œil est plus attiré par l’élégante structure industrielle (oui, c’est contradictoire) du viaduc ferré sur la Saône.

    Autre originalité, beaucoup moins évidente à l’œil que le porte à faux, le pavillon 8 n’est pas à angle droit avec le quai, mais à 86°, pour casser un alignement trop parfait, comme l’Arche de la Défense légèrement décalée par rapport à la perspective des Champs-Élysées.

    Le « Cube vert », siège mondial d’Euronews

    Architectes : Dominique Jakob et Brendan MacFarlane

    2 énormes yeux, ni bouche ni nez, peau couleur pistache vif, mix de Converse et de Smarties, tavelée de ridules, l’immense cube vert qui abrite la chaîne d’informations continue Euronews étonne, détonne, et au final évoque un super copain sympa, toujours de bonne humeur. Ses 2 yeux en façade sont en réalité 2 coudes évidés dans le corps du bâtiment débouchant sur le toit, amenant de la lumière à l’intérieur. Conçu par les mêmes architectes que le cube orange, monsieur le cube vert se promène là depuis 2014, au bord de l’eau, sifflotant un air joyeux :

    Quand on s’promène au bord de l’eau,
    Comm’ tout est beau…
    Quel renouveau…

    Paroles de Julien Duvivier et Louis Poterat
    Musique de Maurice Yvan et Jean Sautreuil
    Interprétée par Jean Gabin

    Pavillon 52, des courbes flamandes

    Architecte : Ruddy Ricciotti, concepteur du Mucem, entre autres

    Halte aux lignes et aux angles droits des cubes, vivent les courbes flamandes ! Les innovations architecturales du Pavillon 52 sont essentiellement à l’intérieur. Pas de poutres, des plafonds bruts en ciment lissé. Béton fabriqué sur place, annoncé recyclable. Une étole de lames fines le ceint, rappelant les stores à la lyonnaise, le protégeant de la chaleur. Ces lames ne sont pas métalliques, mais en béton de 3 centimètres d’épaisseur. On en mangerait de ce carpaccio, non ? En haut de ses 3 étages, une terrasse, on dit désormais un « rooooooftop ». En bas, une esplanade sur laquelle les après-midis des week-ends des ados viennent danser et chorégraphier d’autres courbes. Juste à côté, une station Vélo’V bienvenue, voir nos informations pratiques.

    La Sucrière

    Origine architecturale : entrepôt construit en 1925 et 28, silos de 1970

    L’ancêtre. Presque seul bâtiment ancien de ces docks où il accueillit en 1928 L’ « Entrepôt réel des sucres indigènes » devenu ensuite « Le bon sucre » puis dans les années 70, « La générale sucrière ». Les 3 silos caractérisques au sud furent ajoutés pour décharger le sucre amené par des péniches.

    L’entrepôt abandonné en 1993, accède au statut dorénavant classique de friche industrielle, et deviendra le point de départ de la transformation de ce quartier industriel en quartier contemporain et spectaculaire, comme on peut s’en rendre compte dans ce parcours.

    Début des années 2000, La Sucrière devenu lieu d’expos accueillit La Biennale d’Art Contemporain.

    Le Pavillon des douanes

    Accès : 45 quai Rambaud

    Réhabilitation : Wilmotte et associés – Krijn de Koning

    Construit en 1930, un autre témoin « d’avant ». Sauf que ce bâtiment des douanes a été réhabilité avec un brin de déconstruction à l’extérieur. À l’angle gauche, un morceau de façade. Des balcons suspendus.

    Cube orange

    Architectes : Dominique Jakob et Brendan MacFarlane

    Le bâtiment emblématique de Confluence, construit en 2010. Couleur spectaculaire, de cette teinte rouge-orangé caractéristique du minium, un anticorrosion utilisé dans l’industrie pour protéger les métaux de la rouille. Ainsi, cet orange rappelle le passé industrieux de ce quartier de Lyon situé de l’autre côté des « voûtes » de la gare Perrache, coupant littéralement la presqu’île en deux. Au sud de Perrache s’étendaient usines et prisons.

    Si ce cube est parfois surnommé « mimolette » par les Lyonnais, égard à sa couleur, on pourrait surtout, et d’ailleurs on le fait, le surnommer le « taille-crayon ». Dans son angle nord-ouest, il est en effet percé d’un spectaculaire trou conique, entouré de balcons.

    Tour Ycone

    Architecte : Jean Nouvel

    Comme une cabane d’enfant faite de branches et de planches, cette haute tour est radicalement différente des autres performances d’architecte du site Conflu, pourtant toutes bien brindezingues ! On l’aperçoit depuis le bord de Saône, par exemple depuis le cube orange. Si son extérieur est en ossature bois, la coiffe qui abrite une piscine est. bien métallique.

  • On arrive à la Place Nautique par une fort belle promenade entre la Saône et des plans d’eau ressemblant à des mares dans lesquelles se reflète le centre commercial. Ces plans d’eau étant affichés comme un des éléments écolo du projet Confluence avec d’autres au nord du bassin.

    La passerelle aux cadenas

    La passerelle sur la « darse » (bras de Saône qui rentre à l’intérieur de la presqu’île) obéit à la tradition récente des cadenas d’amoureux.

    On y captera également de magnifiques vues sur ce quartier encore en construction et sur les bateaux en-dessous.

  • Accès : 59 rue Denuzière

    Le Monolithe

    Moins visible que les autres bâtiment alignés en front de Saône, le Monolithe est pourtant l’un des plus remarquables et emblématiques. Immense, 28.000m2, soit 4 terrains de foot, en bord de darse, le Monolithe est un assemblage de deux barres parallèles chevillées par trois immeubles autour d’une vaste cour. Il rassemble logements (153) et bureaux. Si grand que 5 architectes en ont conçu une partie : Winy Maas , Erick van Egeraat , Manuelle Gautrand , ECDM , Pierre Gautier.

    Place d’Erevan

    Un des rares coin vert dans le coin. On la traverse pour rejoindre notre dernière étape. Ou bien aller au Monolhite si l’on fait cette balade dans l’autre sens.

  • Accès : à gauche au sortir de la passerelle.

    Navigône, la navette fluviale de TCL, accoste ici, tous les jours à partir de 2026.

    En savoir + sur Navigône

    Navigône au départ de la darse de Confluences, Lyon
    Embarquement de Navigône à Confluences

    Voici un beau point final à notre balade.

    Bonne découverte de Confluence

Discussion

8 commentaires sur ce contenu

  1. Super cet itinéraire pour ne rien louper! J’ai pris des notes pour y aller dans deux jours. En voiture depuis l’Ain, où vous conseillez-vous de nous garer? Merci.

  2. Combien de temps faut il prévoir pour faire le tour de Confluence ?

    1. Lyon-visite.info

      @Lilou : environ 1h1/2.

  3. De retour de Lyon à l instant, merci à vous pour vos commentaires précis sur les sites essentiels à voir à la Confluence. Une balade pleine de surprises aidée sans nul doute par la précision de vos commentaires. Sans ces derniers nous serions passées à côté de plein de belles choses….

    1. Lyon-visite.info

      Merci madame Thomas.

  4. Dubost

    Excellentes vos suggestions de visite de la ville.
    Merci de les continuer.

    1. Lyon-visite.info

      @Dubost : merci de votre commentaire, nous préparons un nouveau tour : ce sera en presqu’île, autour u grand hötel-dieu.

  5. excellent endroit que j ai visité au mois de mai 2016.quartier trés moderne et romantique.

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