
Lugdunum, du forum au théâtre antique
Direction la colline de Fourvière pour plonger au cœur de Lugdunum, alias Lyon à l’époque gallo-romaine. Du forum aux bains publics, en passant par le théâtre et l’odéon, ne perdez pas une ruine du patrimoine antique !
Lugdunum, du forum au théâtre antique
43 avant J.-C. : Lugdunum, la colline de la lumière, est fondée par Lucius Munatius Plancus, général romain. Attiré par les deux cours d’eau et leur potentiel commercial, il décide néanmoins de construire le centre-ville de ce qui deviendra la Capitale des Gaules au sommet de la colline de Fourvière. Pourquoi ? Venez le découvrir avec votre guide spécialiste de l’Antiquité gallo-romaine, qui vous fera voyager, de vestiges en vestiges, 2000 ans en arrière.
Cette visite guidée vous mènera notamment sur le forum – place centrale de toute ville romaine qui se respecte, dans le théâtre et l’odéon – qui résonnent encore tous les étés au son du festival des Nuits de Fourvière, face aux thermes publics – cachés derrière un bâtiment bien plus récent ! ou encore devant ce qui subsiste des aqueducs.
Quel rapport entre le forum romain et la basilique qui trône aujourd’hui au sommet de la ville ? Où les Lyonnais de l’époque allaient-ils se détendre ? Comment l’eau était-elle acheminée tout là-haut ? Les esclaves pouvaient-ils s’asseoir sur les gradins du théâtre ? Autant de questions dont vous trouverez les réponses au détour d’un vestige, grâce à votre guide qui fera parler les pierres et revivre la ville antique enfouie sous vos pieds.
Ce sera également l’occasion de découvrir ce qui est advenu de Lugdunum à la fin de l’Empire romain… suspense !
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Adam
Depuis des études en histoire et l’obtention à Lyon du diplôme de guide conférencier, Adam cherche toujours à partager sa passion pour la ville, à travers son patrimoine gallo-romain, religieux, ses traboules, son architecture Renaissance, sa riche histoire. Empreint de différentes cultures urbaines depuis gone, Adam est ravi de présenter son amour pour le street art.
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Du cycle 1 aux personnes âgées, Adam s’adapte à son public en français, anglais ou espagnol.
« Guider c’est savoir s’adapter à chaque situation »,
«Guider c’est permettre de donner vie à une histoire, un monument, une image figée »
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Alexandre
J’ai fait mes premières armes de guide-conférencier dans des églises et coins reculés de ma Bretagne natale.
Je suis arrivé en 2015 à Lyon pour un séjour qui se voulait temporaire. Mais, après avoir franchi les portes des traboules, comment repartir ? J’arpente depuis les rues et l’histoire de cette ville fascinante.Lire la suite
J’ai le plaisir d’accompagner les visiteurs curieux sur les traces des Lyonnais célèbres ou anonymes. J’aime relier la grande Histoire et les multitudes d’anecdotes qui la jalonnent, explorer la vie quotidienne, comme les enjeux politiques et économiques qui ont agité la capitale des Gaules.
Le mieux étant encore de faire tout ça dans la bonne humeur, l’échange et les discussions passionnées que m’offre ce merveilleux métier ! -
Anaïs
Valoriser les lieux, les histoires (les petites et celle avec un grand H) est au cœur de mon activité ! C’est un métier taillé sur mesure pour la grande curieuse que je suis depuis toujours. De l’histoire de la cuisine lyonnaise aux secrets de la Basilique de Fourviere en passant par les innovations médicales nées au à l’Hôtel-Dieu, le terrain de jeu est infini ! Prets à arpenter la ville ? C’est parti !
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Claude
Lyonnais de naissance, mes études de géographie et d’histoire de l’art m’ont amené à travailler dans la cartographie numérique et la presse écrite, en passant par l’univers de la gastronomie. Passionné par l’architecture et l’urbanisme, je partage depuis 2016 mon enthousiasme pour la culture et l’histoire de Lyon. Je souhaite que mes visites soient autant de moments d’échanges, autant d’invitations à changer de regard sur la ville et ses habitants.

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« Une plongée dans l’histoire de Lyon, riche en informations et anecdotes. Notre guide (Maxime) a su s’adapter à un public d’étudiants et partager sa passion pour cette ville et son passé (toutes époques confondues). Le groupe était unanime, une belle expérience. Je recommande ! »
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Imaginons comment était Lugdunum
Le théâtre antique
Les sandales de Claudia crissent sur les gradins, autour d’elle la foule bavarde, dans les parfums d’herbes, de poussière, de fumets des tavernes voisines. Bientôt, le silence s’étend, émouvant. Les comédiens vêtus de toges colorées, portant masques au rictus malicieux ou au front marqué exprimant le désespoir, entrent sur l’immense scène, tout en bas, ceinte de colonnes et de statues. Claudia rit aux comédies de Plaute, frissonne devant les tragédies de Sénèque, admire les orateurs lors de leurs grands discours.
Le théâtre romain de Lyon fut construit au début du Ier siècle de notre ère, sur les pentes de la colline de Fourvière, tirant parti du relief naturel pour installer les gradins. Sa cavea, composée de plusieurs étages de gradins en pierre, pouvait accueillir 5 000 spectateurs à sa construction et jusqu’à 10 000 sous Hadrien, au IIe siècle. Les spectacles réunissaient toute la population : citoyens (10 % de la population) et non citoyens (affranchis, esclaves, étrangers), leur accès était gratuit. La scène était encadrée par une scaenae frons monumentale, ou façade de scène, richement décorée, qui servait à la fois de décor et d’élément architectural. Les entrées et portiques permettaient une circulation fluide du public, tandis que des passages voûtés et des murs de soutènement assuraient la stabilité de l’ensemble. Avec ses dimensions impressionnantes et son orientation soigneusement étudiée, le théâtre reflétait le pouvoir et le raffinement de la ville dans l’empire, comme aujourd’hui son opéra en France et dans le monde.
L’odéon
À quelques pas, le petit théâtre de l’odéon accueillait 3000 personnes pour des spectacles musicaux, des récitals de poésie ou des réunions publiques. Sa cavea, plus intime, et sa scène à l’architecture raffinée permettaient une acoustique exceptionnelle, ajustée pour les voix et les instruments. Construit après le théâtre, à la fin du premier siècle, il reflète le goût des élites d’alors pour l’art et la culture.
Seules les cités de l’empire qui avaient intégré les traditions helléniques en possédaient. Les odéons étaient rares dans la partie occidentale de l’Empire romain. En Gaule, seules Vienne, Valence et Lyon en possédaient un. Celui de Vienne, près du grand théâtre utilisé aujourd’hui pour le festival de jazz est partiellement conservé. Des traces probables de celui de Valence ont été récemment découvertes.
L’odéon de Lyon, bien que partiellement en ruines est dans un assez bon état, il est parfois utilisé durant le festival des Nuits de Fourvière. La tradition y est de jeter sur la scène les coussins publicitaires distribués au début du spectacle lorsque celui-ci a été bon.
Les aqueducs et le système de distribution d’eau romain, un sommet de la civilisation
Il y a 2000 ans, une grande partie de Lugdunum avait l’eau courant.. La lyon d’alors était un bijou de l’ingénierie hydraulique romaine. Pour alimenter la ville, qui comptait alors entre 30 et 50000 habitants, en eau potable, les Romains avaient construit un réseau sophistiqué d’aqueducs, dont le célèbre aqueduc du Gier, l’un des quatre qui desservaient la ville, long de 75 km. Ce chef-d’œuvre, encore partiellement visible aujourd’hui, acheminait l’eau depuis les montagnes du Pilat jusqu’au cœur de la cité, avec une pente calculée au millimètre près pour garantir un écoulement constant par simple gravité.
Les Romains excellaient aussi dans la gestion des ressources : citernes, bassins de décantation et fontaines publiques rythmaient la vie quotidienne. À Lyon, les vestiges du sanctuaire fédéral des Trois Gaules et les thermes de la rue des Farges témoignent de leur savoir-faire, tout comme les réservoirs de la Sarra ou les canalisations en plomb retrouvées sous Fourvière. Leur système, alliant pragmatisme et innovation, permettait de distribuer l’eau aux thermes, aux maisons patriciennes et aux fontaines, tout en évacuant les eaux usées via un réseau d’égouts voûtés.
Cette maîtrise de l’eau, sidérante avec les moyens d’alors, vitale pour une ville de 50 000 habitants, illustre le génie romain : allier utilité, durabilité et esthétique à cette échelle. Seule, auparavant, en matière d’eau urbaine, la civilisation de l’Indus avait atteint cette sophistication. Après l’effondrement de l’Empire romain, il faudra attendre des siècles avant de retrouver l’eau courante en ville et cette maîtrise de la captation du transport et de la distribution.

Le musée Lugdunum
Jouxtant le théâtre romain, le « Musée Lugdunum – Musée et Théâtres romains de Lyon » est le musée gallo-romain de la ville. Il présente une riche collection d’objets issus des fouilles archéologiques de Lugdunum, capitale des Gaules sous l’Empire romain. Le musée retrace l’histoire de Lyon depuis sa fondation en 43 av. J.-C. jusqu’au déclin de l’Empire romain, à travers des mosaïques, des statues, des inscriptions, des objets du quotidien et des éléments architecturaux.
Ce bâtiment moderne, conçu par l’architecte Bernard Zehrfuss, s’intègre dans un site antique exceptionnel : il offre depuis ses salles une vue exceptionnelle sur le théâtre romain lui-même. Les visiteurs peuvent y découvrir des collections permanentes, des expositions temporaires, ainsi que des vestiges, comme le mur de 70 mètres de long de la cité romaine conservé in situ.
Le musée propose aussi des ateliers pour enfants et des événements tout au long de l’année. Sa terrasse offre une vue stupéfiante sur le théâtre.
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